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    Merkel accepte, finalement, l’invitation de Bouteflika : A quel prix ?

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Pour effacer l’épisode du report de la visite du 20 février 2017, annulé par la partie algérienne au dernier moment à cause d’un  malaise de santé du président Bouteflika, la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Mme Angela Merkel, effectuera, le lundi 17 septembre 2018, une visite officielle en Algérie. Elle répond ainsi à l’invitation insistante du président de la République Abdelaziz Bouteflika, laquelle invitation était à chaque fois remise sur tapis par la présidence, comme pour s’excuser au sujet du report de dernière minute de la visite du 20 février. Cette visite, selon un communiqué de la présidence, qui s’inscrit dans le cadre de la concertation bilatérale de haut niveau, « vient renforcer les relations d’amitié et de coopération qui existent entre l’Algérie et la République fédérale d’Allemagne, et qui connaissent un développement appréciable dans tous les domaines, illustrées notamment par les nombreuses visites échangées entre les hauts responsables de part et d’autre ». Tant il est vrai, faut-il le souligner, les visites des responsables allemands n’ont marqué aucune halte. C’est le pragmatisme allemand qui le veut, puisque loin du « formalisme » algérien, les allemands veulent du concret, des affaires rentables pour les deux pays. L’Algérie reste l’un des principaux clients de l’Allemagne, où vit une forte communauté algérienne, en toute légalité et en qualité de harragas. D’ailleurs, cette question de l’immigration clandestine devrait figurer en bonne place dans les discussions entre les deux parties, l’Allemagne n’ayant jamais caché sa volonté d’expulser les algériens, les maghrébins en général, vers leurs pays d’origines, sollicitant dans ce sens la collaboration des autorités algériennes. D’autres dossiers économiques lourds seront traités à l’occasion de cette visite (n’oublions pas que l’Allemagne devait construire une usine d’armement en Algérie), notamment dans le domaine de l’industrie, puisque dans le créneau des hydrocarbures la coopération entre les deux pays est totalement absente. Et, bien évidemment, attendons pour voir les retombées politiques de cette visite « hautement politique », et qui devrait afficher aux yeux de l’opinion nationale et internationale que le président Bouteflika est toujours en fonction et, surtout, qu’il se porte bien. Cela justifierait quelque part un autre mandat pour l’un et des contrats pour l’autre.   

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