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    Libérez les salaires pour sauver le dinar

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Rania Z.

    D’après des banquiers et des économistes, avoir aujourd’hui 10 dinars dans la poche c’est comme si on a un (1) dinar. Un billet de 1000 de dinars n’est qu’une pièce de 100 dinars. Le dinar est écrasé. Pour mieux comprendre la dévaluation du dinar, il n’y a pas mieux que de faire la comparaison avec l’Euro. Commençant par le marché de change officielle, appliqué par la Banque d’Algérie. Selon le cours officiel de la Banque d’Algérie, en ce mois de décembre, l’Euro s’échange contre 135,95 dinars à l’achat. Sur le marché noir, au même mois de décembre, l’Euro s’échange contre 206 dinars. Il y a une année, au mois de décembre 2016, l’Euro s’échangeait contre 116,84. Soit en une année, le dinar a perdu officiellement près de 25 dinars. La chute du dinar ne va pas, bien sûr, s’arrêter à ce stade, car on affirme que le cours officiel va vers un Euro contre 150 dinars. C’est ce qui est planifié pour les prochains mois, confient des parties très proches du monde de la finance. Le marché noir de la devise va automatiquement flamber. L’Etat, qui a augmenté tous les prix des produits de larges consommations, excepté la blague du prix de la baguette de pain maintenu fixe à 10 dinars et le sachet de lait (presque de l’eau) à 25 dinars, est dans l’obligation de libérer les salaires…          

     Le dinar est devenu moins qu’un demi-dinar. Et, le salaire est devenu un demi-salaire. Bientôt, au rythme de la dévaluation à laquelle il est exposé ce dinar, il finira par égaler le vieux centime. Les autorités algériennes ne le reconnaissent pas, ne veulent pas le reconnaitre, ni ne donne le pourcentage de la dévaluation mais, selon les transactions commerciales, tout le monde ressent que la monnaie étalon, le dinar, a perdu beaucoup, énormément, de sa valeur. D’après des banquiers et des économistes, la pièce de 100 dinars constitue aujourd’hui la valeur réelle du dinar. Et, ces mêmes spécialistes estiment que les autorités devraient abandonner toutes les pièces de 1 dinar, 20 et 50 dinars, et prendre les 100 dinars comme monnaie étalon, c’est le dinar réel. Mais, les autorités ne veulent pas y aller, ni reconnaître que le dinar est dévalué, car cela impliquerait une hausse des salaires, qui provoquerait une inflation terrible. On arriverait à acheter un kilo de pomme de terre avec un sachet plein de billets de banque ! L’algérien paie la faiblesse de l’économie de son pays. Quand l’Etat fait face à une crise financière, non seulement il procède à la dévaluation du dinar, qui, par ricochet rabaisse les salaires sans qu’on ne touche aux chiffres du ‘‘net à payer’’ habituellement porté sur les fiches de paie des travailleurs, mais on va encore appauvrir le citoyen en l’accablant de taxes et de hausses des prix. Maintenant, quand on sort 1000 dinars de sa poche, le billet s’évapore, et le mot est faible pour décrire la faiblesse du billet rouge, qui atteint son niveau de détresse. Le pouvoir d’achat est, ainsi, écrasé. La faiblesse du dinar disloque la classe moyenne. Pour mieux comprendre la dévaluation du dinar, il n’y a pas mieux que de faire la comparaison avec l’Euro. Commençant par le marché de change officielle, appliqué par la Banque d’Algérie en matière de commerce extérieur. Selon le cours officiel de la Banque d’Algérie, en ce mois de décembre, l’Euro s’échange contre 135, 95 dinars à l’achat. Sur le marché noir, au même mois de décembre, l’Euro s’échange contre 206 dinars. Il y a une année, au mois de décembre 2016, l’Euro s’échangeait contre 116,84. Soit en une année, le dinar a perdu officiellement près de 25 dinars. La chute du dinar ne va pas, bien sûr, s’arrêter à ce stade, car on affirme que le cours officiel va vers un Euro contre 150 dinars. C’est ce qui est planifié pour les prochains mois, confient des parties très proches du monde de la finance. Le marché noir de la devise va automatiquement flamber. L’Etat, qui a augmenté tous les prix des produits de larges consommations, excepté la blague du prix de la baguette de pain maintenu fixe à 10 dinars et le sachet de lait (presque de l’eau) à 25 dinars, est dans l’obligation de libérer les salaires pour recréer un équilibre sociale, qui restera toujours fragile dans un environnement économique faible.           

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