Logo

Hirak : les autorités ont-elles sifflé la fin de la partie ?

Toléré avant la crise sanitaire, les autorités semblent réserver un accueil musclé  au hirak dans son acte II, ou comme veulent le qualifier ceux qui prônent le retour aux marches. En ce vendredi 19 juin, plusieurs tentatives de marches à travers le pays ont été empêchées par les forces de l’ordre public. Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a fait état de manifestations  et tentatives de rassemblements à Bejaïa, Tizi Ouzou, Bouira et Annaba, ainsi que d’autres villes où les tentatives d’organiser des marches, sans réussir à faire le plein des participants, comme à Oran, Tlemcen, Annaba, Constantine et Bordj Bou Arreridj, ont été empêchées par la police. Des interpellations ont été signalées par les manifestants, alors qu’a Béjaïa la police a dû user de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. RAS à Alger, où la rue est restée relativement calme. Cet accueil musclé réservé aux hirakistes augure-t-il d’un coup de sifflet des autorités qui met la fin de la partie ? C’est possible. Le Hirak n’a plus sa raison politique d’être. Le pays va vers un changement total, notamment avec l’amendement de la Constitution, où doit normalement se concentrer l’effort de l’opposition avec des propositions fortes et argumentées visant les articles soumises à débat, aspirant à un Etat de droit, à une justice forte et indépendante, aux libertés individuelles et collectives, et non exploiter la masse dans la rue, qui menace de graves dérapages en ces moments difficiles sur tous les plans, estiment des avis largement partagés au sein de l’opinion. D’une part, le pays n’est pas à l’abri d’une flambée des cas de Covid-19, des figures du hirak eux-mêmes ont appelé à la patience avant de renouer avec les marches à cause de la menace Covid-19, et d’autre part la situation économique, et celle sécuritaire à nos frontières, exigent des algériens plus de calme et de raffermissement du front interne. « Il n’y a que ceux qui se foutent de l’avenir du pays qui revendiquent un retour à la rue », estiment de nombreux algériens, qui ont, pourtant, activement participé au hirak du 22 février, décrété Journée nationale de la fraternité et de la cohésion peuple-armée pour la démocratie, qui a entraîné la chute du système Bouteflika. « Non, aujourd’hui, il s’agit de préserver le pays des dangers qui le guettent », soutiennent-ils. Ajoutant que même si on n’est pas d’accord avec la politique du gouvernement, il faut militer pour le changement dans un cadre d’opposition politique légale, c’est la seule option qui peut donner preuve de l’amour de la patrie. Il est nécessaire, voir primordial, pour que les algériens comprennent et soient au courant que le hirak est vu par les ennemis de l’Algérie comme une arme pour affaiblir le pays et le rendre plus facile à détruire. Il n’y a qu’à suivre les réactions de certains ennemis jurés de l’Algérie, qui se réjouissent à l’idée de voir le hirak reprendre ses manifs, pour s’en rendre compte.          

Site développé par © ARIS WEB DZ | Création site web algérie