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    Selon Mokhtar Saïd Mediouni, ex-colonel de l'Armée de l'air algérienne : le « Hirak », aujourd’hui, est manipulé

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    • Écrit par Ayoub C.
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    Réputé par sa franchise, voire comme un spécialiste des questions sécuritaires qui n’a pas la langue dans sa poche, Mokhtar Saïd Mediouni, ex-colonel de l'Armée de l'air algérienne, reconnaît, dans un entretien accordé à l’agence de presse Sputnik,  que ce que connaît l’Algérie depuis février dernier est un «mouvement populaire extraordinaire», qui a libéré plusieurs secteurs allant de celui de la justice à celui des médias. Toutefois, il rappelle l’existence de ce qu’il qualifie de «manipulations alliées». Quand le journaliste de Sputnik lui demande de confirmer que son idée est que le Hirak est infiltré, il ira plus loin en affirmant que «le « Hirak » est non seulement infiltré, il est manipulé. Ce n’est plus le mouvement qui s’est soulevé le 22 février parce que vous voyez  très bien, même vous à l’étranger, que les revendications, elles, montent crescendo. […]Ce mouvement, tel qu’il est aujourd’hui, n’est plus le mouvement du 22 février, c’est un mouvement qui est noyauté par des mouvements qui sont connus. Ce qu’on est en train de voir aujourd’hui tous les vendredis, ce n’est pas innocent». Et de souligner qu’il existe des complots contre l’Algérie et que ce qu’il se passe aujourd’hui, ce sont les résultats de ces projets visant le pays, et que c’est avec de l’argent détourné que sont alimentées les protestations.  «Quand on voit tous ces activistes, pseudo-activistes sur les réseaux sociaux, qui sont installés à Londres, qui sont installés à Paris, qui sont installés dans des capitales européennes, qui appellent au meurtre des Algériens, moi, je pense –moi, je l’ai dit plusieurs fois dans des interviews, dans mes interventions– qu’il y a une contre-révolution». Mokhtar Saïd Mediouni explique que cette contre-révolution est visible à travers ce qu’il se passe sur les réseaux sociaux, où on assiste à des accusations, diffamations et même appel à attenter à la vie de personnes. «Donc, aujourd’hui, ce Hirak n’est plus le Hirak du 22. Mais, chez la majorité du peuple –si vous le permettez– il y a une tendance qui va vers les élections». Concernant la récente résolution du Parlement européen, qui a notamment invité Alger «à assurer et à garantir le droit à la liberté d’expression, d'association et de réunion pacifique et à la liberté des médias», M. Mokhtar Saïd Mediouni relève que «c’est le Hirak qui est devenu antidémocratique. […] Logiquement, le Parlement européen, qui se dit démocrate et terre des droits de l’Homme, aurait pu intervenir dans ce sens-là, entre les gens du Hirak, qui sont à l’intérieur du Hirak et qui empêchent le cours de la démocratie». Il rappelle dans ce sens les cas où des daïra et des APC qui ont été murés, et cela, estime-t-il, «ce n’est même pas de l’antidémocratisme, c’est du fascisme, parce que même dans une commune de 50 habitants, s’il y en a 49 qui ne votent pas, ils n’ont pas le droit de murer la mairie parce qu’il y a un qui a voulu voter». L’ancien colonel s’adresse aux Européens, y compris aux Français: «Vous allez en Afrique, vous détruisez des pays, vous assassinez des Présidents élus, vous mettez le chaos et quand les Africains arrivent et meurent par milliers dans la mer Méditerranée, vous les bloquez et vous les placez comme des animaux dans les camps. Est-ce que c’est cela les droits de l’Homme?». Ayant gros sur le cœur au sujet des droits de l’homme, un sujet qui semble cher aux occidentaux, l’ex. coilonel note qu’il y a nécessité de revoir le concept des droits de l’Homme: «Je parlerai des droits de l’Homme le jour où les droits de l’Homme seront un principe où il n’y a pas de couleur, où il n’y a pas de religion, où il n’y a pas de situation géographique parce que si vous êtes Africain, vous n’avez pas le droit d’être un homme. Si vous êtes de couleur, vous n’avez pas le droit d’être un homme et si vous êtes musulman ou d’une autre religion, vous n’avez pas les mêmes droits que les autres Européens». Abordant la situation dans la région, il attire l’attention sur les conséquences de ce qui s’est passé en Libye en 2011. «La destruction de l’État libyen, la mise dans le désert libyen de cette quantité d’armement extraordinaire a fait apparaître des groupes terroristes tels que Boko Haram, AQMI, l’État Islamique  aujourd’hui», pointe-t-il, estimant que «la déstabilisation de l’Afrique actuellement, elle fait le jeu des Européens parce qu’ils continuent à prendre en toute impunité les richesses de ces pays». Il prend également l’exemple de la crise au Mali et estime que la résolution du conflit par un biais diplomatique ne servait pas les intérêts de pays occidentaux, donc ont vu le jour le G5 Sahel et la force Barkhane. Selon lui, la lutte antiterroriste devrait être globale et il faut soutenir l’Afrique en lui rendant «les richesses qui lui ont été volées». «Créer de la richesse en Afrique, créer de l’industrie en Afrique, […] sédentariser les Africains. L’Africain, ce n’est pas un suicidaire, il n’a pas envie de traverser les mers. L’Africain, s’il avait trouvé un avenir, s’il avait un brin d’espoir en Afrique, il ne quitterait pas son continent parce que l’Afrique, elle est riche», conclut-il.

    Nekkaz en prison pour « atteinte à l’unité nationale »

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    • Écrit par Ayoub C.
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    En parallèle au procès historique de membres de la Issaba (gang), Ouyahia et consorts, ouvert ce mercredi 4 décembre au tribunal de Sidi M’hamed, un autre homme politique et homme d’affaires, qui n’a rien à voir avec la Issaba, qui a même combattu ses membres, en l’occurrence Rachid Nekkaz, a été placé en détention préventive par le magistrat instructeur du tribunal de Dar El Beida (Alger), pour "atteinte à l’unité nationale" et "incitation à attroupement armé". Nekkaz a été interpellé par des éléments de la sûreté nationale à Alger au début de l'après-midi du mercredi 4 décembre. Selon des sources judiciaires, Nekkaz a été arrêté à cause d’une vidéo postée, ces derniers jours, sur les réseaux sociaux dans laquelle il avait lancé des appels au meurtre contre les députés qui voteraient en faveur de la récente révision de la loi sur les hydrocarbures. Rachid Nekkaz a déclaré à travers cette vidéo qu’il compte déposer « une plainte collective » au tribunal d’Alger (Ruisseau), contre le chef d’État-Major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, pour non-respect de l’article 55 de la constitution algérienne. Lequel article indique que : « tout citoyen jouissant de ses droits civils et politiques a le droit de choisir librement le lieu de sa résidence et de circuler sur le territoire national. Le droit d’entrée et de sortie du territoire national lui est garanti ».

    Rached Ghannouchi, président du Parlement tunisien

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    • Écrit par Mouloud M
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    Le parlement tunisien a élu mercredi 13 novembre, le candidat d’Ennahda, Rached Ghannouchi, à la majorité (123 voix en sa faveur sur 217). Les Tunisiens attendaient avec beaucoup de curiosité, après l’élection du président de la République Tunisienne, Kais Saïed, l’identité du nouveau président du parlement, que se disputaient quatre députés de différents partis politiques. Et, c’est la carte des alliances et des équilibres politiques dans le pays qui, finalement, a consacré l’issue du vote en faveur du représentant du parti Ennahda. Les chances du chef du parti Ennahda, Rached Ghannouchi, ont basculé de son côté après les négociations de dernière heure, qui ont abouti à un consensus inattendu entre le parti Ennahda, qui détient 52 sièges, et le parti « Cœur de Tunisie » (38 sièges), rejoint par l’Alliance El Karama (21 sièges) et le bloc El Islah El Watani (16 sièges) pour élire Ghannouchi à la tête du Parlement, et Samira Chaouachi du parti cœur de Tunisie en tant que première vice-présidente.

    Rohingyas : enfin, la Cour Pénale Internationale (CPI) engage une enquête

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    • Écrit par Ayoub C.
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    Suite à une demande présentée le 4 juillet 2019 par le Procureur d'ouvrir une enquête concernant des crimes relevant de la compétence de la CPI qui auraient été commis contre le peuple rohingya du Myanmar, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale « CPI » a autorisé, le 14 novembre 2019, le Procureur à procéder à une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la CPI qui auraient été commis dans la situation en République populaire du Bangladesh/République de l'Union du Myanmar (« la situation au Bangladesh/Myanmar »). La Chambre a également reçu les vues de centaines de milliers de victimes présumées, ou en leur nom, à ce sujet. Selon le Greffe de la CPI, les victimes insistent à l’unanimité pour demander une enquête de la Cour et bon nombre des victimes présumées consultées « croient que seules la justice et la responsabilité peuvent garantir la fin du cercle perçu de violence et d’abus ». La Chambre, qui a reconnu toutes les personnes et organisations qui ont aidé, guidé et conseillé les victimes présumées tout au long de ce processus, a conclu que la Cour pouvait exercer sa compétence concernant des crimes lorsqu'une partie des comportements criminels seraient commis sur le territoire d'un État partie. Bien que le Myanmar ne soit pas un État partie, le Bangladesh a ratifié le Statut de Rome de la CPI en 2010. Après avoir examiné, donc, les informations disponibles, la Chambre a accepté qu'il existait une base raisonnable de croire que des actes de violence généralisés et / ou systématiques pourraient être qualifiés de crimes contre l'humanité de déportation à la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh et de persécution pour des motifs d’ordre ethnique et / ou religieux contre la population Rohingya. La Chambre a estimé ne pas avoir besoin de déterminer si d’autres crimes relevant de la compétence de la Cour avaient pu être commis, bien que ces crimes présumés puissent faire partie de la future enquête du Procureur. Notant l’ampleur des crimes allégués et le nombre de victimes présumées, la Chambre a estimé que la situation atteignait clairement le seuil de gravité nécessaire pour l’ouverture d’une enquête de la Cour. Selon les documents fournis, entre 600 000 et un million de Rohingyas auraient été déplacés de force du Myanmar vers le Bangladesh voisin à la suite d’actes de coercition allégués. Notant le point de vue des victimes, la Chambre était d'accord avec le Procureur qu’il n’existait aucune raison sérieuse de croire qu’une enquête sur la situation ne serait pas dans l’intérêt de la justice. En conséquence, la Chambre préliminaire III a autorisé l'ouverture de l'enquête pour tout crime, y compris les crimes futurs, tant que : a) il relève de la compétence de la Cour ; b) il serait commis au moins en partie sur le territoire du Bangladesh ou le territoire de tout autre État partie ou État acceptant la compétence de la CPI ; c) il est suffisamment lié à cette situation ; et d) il aurait été commis après la date de l'entrée en vigueur du Statut de Rome pour le Bangladesh ou un autre État partie concerné. Pour les prochaines étapes, le Bureau du Procureur recueillera les éléments de preuve nécessaires auprès de diverses sources fiables, de façon indépendante, impartiale et objective. L'enquête pourra durer aussi longtemps que nécessaire pour obtenir ces preuves. Si elle recueillait des preuves suffisantes pour établir que certaines personnes en particulier ont engagé leur responsabilité pénale, le Procureur demanderait aux juges de la Chambre préliminaire III de délivrer à leur encontre soit des citations à comparaître soit des mandats d'arrêt. La responsabilité de faire exécuter les mandats d'arrêt délivrés par une Chambre de la CPI incombe aux États. Les États parties au Statut de Rome ont l'obligation juridique de coopérer pleinement avec la CPI. D'autres États peuvent être invités à coopérer avec la CPI et peuvent décider de le faire de façon volontaire.

    Tribunal de Bab El Oued: acquittement pour 5 prévenus arrêtés pour "atteinte à l'unité nationale"

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    • Écrit par Ayoub C.
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    En parfait décalage avec le verdict rendu le mardi 12 novembre par le tribunal de Sidi M’hamed, condamnant 21 accusés à une année de prison ferme, dont six avec sursis assortie d'une amende de 30.000 Da et six mois de prison ferme assortie d'une amende de 20.000 Da à l'encontre de six autres jeunes pour "atteinte à l'unité nationale", le tribunal de Bab El Oued (Cour d'Alger) a acquitté, ce mercredi 13 novembre, cinq jeunes arrêtés lors des marches populaires pour le même grief, soit l’ « atteinte à l'unité nationale ».  Le juge a prononcé, aux premières heures de la journée du mercredi 13 novembre, un verdict acquittant cinq jeunes placés en détention provisoire pour "port d'emblème autre que l'emblème national" lors des marches populaires. Qu’en sera-t-il pour les 20 autres jeunes poursuivis pour les mêmes charges, dont l’autre audience a été programmée pour le lundi 18 avril ?!

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