Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    La dissolution du Cnapeste en ligne de mire de Mourad Zemali

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Rania Z.
    • Affichages : 3

    Le ministre du Travail qui n’est pas compétent dans le dossier de la grève des enseignants fait encore parler de lui après une deuxième intrusion sur la scène qui n’est pas la sienne, si ce n’est par le lien de l’agrément du syndicat dont l’octroi relève de ses compétences, ainsi que son retrait…

     C’est la 2e fois que le ministère du Travail s’ingère dans la grève du Cnapeste. Une première fois, après deux semaines de grève des enseignants, entamée le 30 janvier 2018, en invitant les responsables de ce syndicat au siège du ministère du travail, où M. Zemali leur a clairement signifié que la grève déclarée illégale par décision de justice met hors-la-loi le Cnapeste. Les lignes rouges ont été dépassées, leur a-t-il signifié. Et une 2e fois , ce dimanche 18 février, après trois semaines de grève, lorsque le ministère du Travail a saisi par correspondance, cette fois-ci, le Cnapeste pour préciser que le ministère de l’Education a le droit de procéder à des licenciements dans le cas où les grévistes ne mettent pas fin à leur mouvement de contestation. Dans sa correspondance, le ministère du Travail souligne également que le Cnapeste endosse la responsabilité de ces décisions de licenciement. Ces deux mouvements du ministère du Travail laissent entrevoir un troisième pas, attendu, et à travers lequel le ministère du Travail va retirer l’agrément au syndicat du Cnapeste. La dissolution du Cnapeste est presque inévitable s’il ne décide pas de suspendre sa grève, chose qu’il n’est pas prêt de réaliser au vu de ses positions intransigeantes. Peut être que la procédure passera par la justice, tout comme il est également possible que le retrait de l’agrément soit opéré directement par le ministère sans passer par la procédure judiciaire. Il n’y a pas d’autres explications à ces ingérences du ministère du travail dans un conflit qui ne le concerne pas, relevant du ministère de l’Education Nationale. le ministère du Travail n’a compétence que sur ce point de l’agrément qu’il octroie aux syndicats, dont le retrait reste ainsi de ses prérogatives. Interrogé au sujet d’un probable retrait de l’agrément du syndicat Cnapeste, le porte parole, M. Messaoud Boudiba, nous dira qu’il exclu cette éventualité. Le ministre du Travail nous a seulement parlé de la décision de justice qui déclare la grève illégale, et qu’on doit respecter la décision. M. Zemali a presque tout dit sur ce point, et il a invité les syndicalistes chez lui juste pour avoir l’argument de les avoir avertit préalablement, lorsqu’il engagera la procédure de retrait de l’agrément. Le même ministre dont le Cnapeste a demandé la médiation dans le conflit qui l’oppose à la ministre de l’Education, n’a pas répondu à leur sollicitation, comme nous l’a révélé M. Boudiba, mais il s’empresse de mettre au pied du mur le Syndicat lorsqu’il est question de défendre les décisions de licenciements de la ministre de l’Education. Le Cnapeste met toute la responsabilité du pourrissement de la situation sur le dos de la ministre de l’Education, selon les déclarations de M. Boudiba. Le dialogue étant impossible entre la ministre de l’Education et les responsables du Cnapeste (Mme Benghebrit discute avec tous les syndicats sauf avec le Cnapeste, dont elle évite de prononcer le nom lors de ses interventions au sujet de la grève). Il ya lieu de noter que cette intervention du ministère du Travail intervient au lendemain du discours du Premier ministre, qui a laissé entendre que « le train du chaos doit s’arrêter ». La main de fer est retirée du gant de velours. Reste à attendre qu’elle sera la réaction des enseignants grévistes. Le traitement des conflits hors des voies de dialogue ne peut mener que vers le chaos.          

    ENTV / Station régionale de Constantine : décors de la honte et de menaces de maladies mortelles !

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M.
    • Affichages : 606

    C’est incroyable, horrible, ce qui se passe derrière l’écran de la Station régionale de Constantine ENTV. La vidéo jointe montre une infime partie des conditions catastrophique dans lesquelles exercent les travailleurs tous statuts confondus. On parle de huit cas de décès de travailleurs par le cancer. Quatre autres cas de diabétiques qui ont été atteints de cécité. Et le personnel en activité vit dans l’inquiétude, le stress et le dégoût. C’est ce qui ressort d’un PV du syndicat de l’ENTV/ Station régionale de Constantine. Un véritable film d’horreur qui se joue dans la pénombre des couloirs défoncés, de murs qu’on soupçonne construits avec des matières cancérigènes et de rats qui circulent en terrain conquis. Le personnel vit dans la peur d’une explosion du poste d’électricité, entreposé dans le sous-sol de cette Station de la télévision publique, qui ne produit plus rien depuis des années, selon le constat porté sur le PV du syndicat. Un PV qui parle également d’une Station devenue sans identité, paralysée et dans l’incapacité de mener à bien ses missions par manque de moyens humains et matériels, une Station livrée à la mauvaise gestion d’un directeur régional qui se fait valoir, non pas à travers ses compétences mais en criant sur les toits qu’il est là depuis 18 ans grâce au soutien de hautes personnalités, il est aussi souligné dans ce PV l’instabilité et injustice en matière de répartition des missions. Une Station déséquilibrée sur les plans organique et professionnel, relève encore le PV du syndicat, qui souligne l’impérative nécessité de procéder à des recrutements pour combler les nombreux postes vacants à travers différents service et la prise en considération de critères des compétences dans le choix des responsables. La Station régionale de Constantine / ENTV s’est enfoncée ces dernières années dans une grave crise, caractérisée par une gestion déplorable, dont l’utilisation du matériel et du personnel dans des projets ‘‘extra’’ ENTV. Dans ce contexte, des travailleurs affirment que de nombreuses irrégularités sur le plan de la gestion, très graves, tellement inadmissibles qu’on n’a pas trouvé moyen de les régulariser au niveau de la Direction générale de l’ENTV. La situation requiert un traitement de choc, pour ne pas dire un « plan Marshall » afin de sauver les meubles, ou ce qui en reste encore au niveau de l’ENTV / Station régionale de Constantine.               

    Affaire de l’enlèvement du bébé Keith Kaoua : trois accusés condamnés à la perpétuité, deux sages-femmes relaxées

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Rania Z
    • Affichages : 169

    Les trois accusés principaux dans l’affaire de l’enlèvement du bébé Laith Kaoua, à l’âge de 9 jours, au moment où il se trouvait hospitalisé à la maternité du CHU Constantine, au mois de mai 2014, et qui ont comparu jeudi 1er février devant le tribunal criminel de Constantine sous les charges d’ « association de malfaiteurs, rapt d’un mineur, faux et usage de faux, corruption et complicité », ont été condamnés à la perpétuité, très tard dans la soirée du jeudi 1er février, le verdict ayant été prononcé aux environs de 23 heures par le tribunal criminel de Constantine, alors que les deux sages femmes qui comparaissaient dans la même affaire ont bénéficié de la relaxe. Le représentant du ministère public avait bizarrement dans son réquisitoire réclamé des peines moindres, 20 ans de prison ferme contre deux accusés, 15 ans contre un troisième et 3 ans d’emprisonnement contre les deux sages femmes. L’affaire de l’enlèvement du bébé Laith Kaoua a provoqué l’émoi de la population algérienne un certain mois de mai 2013, une affaire qui fut surmédiatisé, suscitant une immense vague de solidarité manifesté envers les parents du bébé disparu par la population des quatre coins du pays. Le bébé sera retrouvé au bout de quinze jours de supplice pour ses parents au niveau de la localité de Tamalous, wilaya de Skikda, chez une dame fonctionnaire de l’OPGI. Cette dernière est décédée des suites d’un malaise cardiaque près de trois ans après son incarcération et ne figurait pas, de ce fait, parmi les accusés qui comparaissaient devant le tribunal criminel, le jeudi dernier. Selon l’arrêt de renvoi, c’est le mari de cette dame, accusé principal dans cette affaire, ex. émigré qui a été expulsé de la France, qui avait enlevé le bébé à 5 heures du matin pour l’offrir à sa femme, stérile…

       de son état, avec la complicité d’autres personnes, dont un intermédiaire et un agent du CHUC, soit les deux autres accusés qui ont été condamnés à la perpétuité. L’accusé principal devait leur 60 millions en contrepartie du bébé et 30 autres millions pour les certificats d’accouchement et l’arrêt de travail falsifiés pour sa femme, car il voulait faire croire que le bébé est le fruit de son couple. D’après le déroulement du procès et les déclarations de l’accusé principal, ce dernier cherchait à adopter un bébé et un intermédiaire le mettra en contact avec un agent du CHUC pour lui trouver ce qu’il cherche, moyennant de l’argent, bien sûr. L’agent du CHUC lui annoncera qu’il lui a trouvé un bébé sur mesure, car la maman qui vient d’accoucher est une étudiante et elle voulait, elle-même, se débarrasser de son enfant, selon les dires de l’accusé de l’accusé principal. Ce dernier tentera, ainsi, de se disculper de l’accusation du rapt d’un bébé. « Je ne cherchais qu’à faire du bien en adoptant ce bébé », insistera-t-il à répéter. Notons, que l’accusé principal voulait l’inscrire en tant que son fils sur son livret de famille, en mettant en scène un accouchement de sa femme, avec tous les documents nécessaires falsifiés, dont un arrêt de travail de maternité pour sa femme. Mais, la concernée avait subi une ablation de l’utérus et ne pouvait pas avoir d’enfant. C’est l’une de ses amies qui n’a pas cru ses oreilles en entendant le bébé pousser des cris chez son amie, pourtant cette dernière était stérile et ne pouvait avoir d’enfants. Ces soupçons la poussèrent à dénoncer son amie au les services de sécurité compétents, surtout lorsqu’elle a fait un lien possible avec la disparition du bébé Leith Kaoua. Les tests ADN ont confirmé qu’il s’agit bien de Keith Kaoua, dès lors l’enquête avait pris une tournure accélérée avec l’arrestation des personnes impliquées les unes après les autres. Plus d’une centaine de témoins ont été appelés à la barre lors du procès. Les avocats de la défense ont plaidé les circonstances atténuantes pour leurs mandants, mais au bout de la délibération le juge prononcera la peine maximale contre les trois principaux accusés, la perpétuité, et la relaxe pour les deux sages femmes. Les trois accusés principaux auront à payer, chacun d’entre eux, 100 millions de centimes de dédommagement à la partie civile. Les accusés condamnés ont dix jours pour interjeter appel devant le tribunal criminel, selon les derniers amendements du Code procédures pénales qui ont introduit la création de nombreux mécanismes juridique dont le tribunal criminel d’appel au niveau de chaque Cour, qui statuera à nouveau sur les faits et le fond de l’affaire. 

    Les ventes des biens immobiliers s'effondrent, les prix gardent encore la côte

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M.
    • Affichages : 138

    Pour combien de temps, encore cette côte sera-t-elle gardée ? La question est pertinente, surtout quand on apprend la baisse de 35% des ventes des biens immobiliers qui a été enregistrée ces derniers mois dans les grandes villes algériennes, selon les affirmations des professionnels du secteur. Une situation jamais vécue et qui inquiète au plus haut point ceux qui possèdent des biens immobiliers et qui veulent les vendre, ainsi que les agences immobilières et les notaires qui voient leurs chiffres d’affaires chuter d’une manière drastique. « On passe une semaine sans voir aucun client pointer du nez », nous dira Lyes, un gérant d’une agence immobilière dans une grande ville à l’Est du pays, qui a plus de 30 ans dans le métier. « C’est tellement la dèche que, parfois, je me mets à espérer que quelqu’un vienne juste pour me demander le prix d’un appartement, mais rien,  personne ne frappe à la porte, et je passe encore une journée tout seul avec une offre assez garni sans acheteur », a-t-il fait constater. Les plaques « A VENDRE » ou  « A LOUER » sont accrochées partout dans nos villes, il suffit de lever la tête pour le voir sur les balcons et les fenêtres…

       La tendance est à la proposition des ventes de l’immobilier par les particuliers, des propriétaires de biens immobiliers demandent nos services pour la vente ou la location, mais on concrétise rarement, très rarement, la vente de ces produits. Même pour les locations il n’y a pas grand monde qui se bouscule. Là également, les gens mettent ou proposent leurs biens en location sans trouver preneur. L’immobilier reflète fidèlement la situation politique, sociale et économique du pays, et d’après ce nous sommes en train de vivre dans ce domaine, il est clair que l’Algérie traverse une grave crise, sur tous ces plans. D’une part, il y a le manque de stabilité politique qui pousse les gens à vendre et, bien sûr, partir ailleurs. Parce que l’argent de la vente est souvent changé en euros, la monnaie refuge, qui enregistre justement ses taux les plus hauts ces dernières semaines, avec 1 euro atteignant plus de 207 dinars. C’est ce qui marche le mieux de nos jours, l’euro et l’or. Un refuge sûr pour ceux qui veulent mettre à l’abri leur argent. « Il y a quelques années, c’était tout à fait le contraire, l’immobilier atteignait un boom jamais vu, tout ce que mettait sur le marché s’achetait, et rapidement », rappelle notre gérant de l’agence immobilière. C’était le temps de l’aisance, ajoute-t-il, l’argent coulait à flots partout et de partout, l’Algérie présentait un visage des plus stables dans la région, mais aujourd’hui les choses ont beaucoup changé. Il y a, certes, ces réalisations et distributions de centaines de milliers de logements à travers le pays, qui ont atténué la crise du logement, et qui ont influé sur le marche de l’immobilier en Algérie, mais il y a aussi une réalité qui montre que personne ne se sent à l’aise dans sa peau, la crise économique, le malaise social, et l’incertitude politique pèsent lourdement sur l’avenir du pays. Notant que les prix de l’immobilier n’ont pas enregistré une chute significative, les prix ne se sont pas effondrés avec la chute spectaculaire des transactions, mais cela ne tarderait pas à arriver à ce rythme du marché, estiment les spécialistes du marché de l’immobilier. Les logements restent très chers, notamment dans les centres urbains, dépassant facilement les 3 milliards pour un F3, un peu moins dans les cités périphériques mais gardant toujours le même niveau d’il y a une année ou deux. Tout autant la location, qui reste très cher dans les endroits résidentielles, allant jusqu’à 2,5 millions de centimes, voire plus, pour un F3. Mais si le marché de l’immobilier reste dans cet état de stagnation, les prix vont suivre et s’effondrer selon la logique de la loi de l’offre et la demande.   

     

    Grève du CNAPESTE: la guerre des chiffres !

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Rania Z.
    • Affichages : 140

    La grève du Cnapeste prend des allures de guerre des chiffres. Le taux de participation à la grève est différemment apprécié par la tutelle et le syndicat. Pas à quelques points près mais avec des différences très vastes, qui laissent perplexes les observateurs. Quand le Cnapeste annonce des taux de suivi de la grève très « satisfaisant » à travers les établissements scolaires du pays, soit entre 70 et 90 % dans le secondaire où il est très implanté, et entre 30 et 60 % dans le primaire, les directions de l’Education à travers les mêmes wilayas affirment que le taux des grévistes ne dépasse guère 5,11 %. Il est clair que l’un des deux avance de faux chiffres, peut être les deux à la fois ne disent pas la vérité à propos de cette adhésion des enseignants à la grève…

     Chaque partie donne les chiffres qui lui conviennent. La tutelle tente de réduire l’influence du Cnapeste et ce dernier tente de rassurer ses troupes. Sur le terrain, il est également très difficile de vérifier le taux de participation à la grève. Il y a des établissements scolaires presque paralysés et d’autres qui ne sont pas trop perturbés,  enregistrant seulement quelques grévistes parmi les enseignants. Mais, le problème avec ces grèves dans le secteur de l’Education, c’est que quelques classes, cinq six ou sept, tenues par des enseignants grévistes, en arrêt de cours, influent négativement sur tous les autres élèves même s’ils continuent à suivre régulièrement leurs cours avec des enseignants non grévistes, notamment pour le cas des élèves de classes d’examen. Lors du BAC et du BEM, les épreuves sont les mêmes pour tous les élèves, et comment fera-t-on pour les élèves qui n’ont pas terminé le programme scolaire à cause de la grève ? Quel est leur faute puisqu’ils sont pris en otages dans ce conflit entre la tutelle et le syndicat ? Bien sûr, il faut s’attendre après la fin de la grève, dans une semaine, deux ou trois, même un mois ou deux, après un arrangement trouvé entre les parties en conflit, une reprise des classes avec récupération des cours perdus, en d’autres mots le recours aux cours accélérés et aux cours particuliers. Parce que les enseignants, presque tous les enseignants grévistes continuent à travailler en parallèle en donnant des cours particuliers. Les enseignants font la grève uniquement dans les lycées publics, en privé ils continueront d’enseigner dans des locaux, des appartements et des villas transformés en écoles parallèles. Rappelant que la rencontre entre les représentants du ministère de l'Education nationale et le CNAPESTE a pris fin dimanche à Alger sans qu'aucun accord ne soit trouvé autour des revendications du CNAPESTE qui portent essentiellement sur le plein respect de la teneur des conventions signées entre le ministère de l'Education nationale et le syndicat, notamment en ce qui concerne la régularisation de la situation des personnels occupant des postes en voie de disparition, la médecine du travail, l'actualisation de la prime de zone pour les travailleurs du sud, le logement, les promotions et la retraite anticipée. Notons également qu’une décision de justice a déclaré la grève du Cnapeste « illégale », une décision qui n’a pas été respectée par les grévistes. Tout comme celle rendue dans l’affaire des médecins résidents, dont la grève a été également déclarée illégale, mais qui n’a pas été respecté par les grévistes. Il faut relever qu’il s’agit de décisions de justice qui ont été notifiées aux grévistes par voie de presse, et cela est illégal car la décision de justice pour prendre effet doit être notifié aux concernés par huissier de justice.   

    Connexion ou Créer un compte