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    Algérie : économie chaotique et brouillard au sommet de la pyramide

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.

    Les 3 « P » de la Charte PPP (Partenariat Public – Privé) ont volé en éclats. Une politique économique hasardeuse ne peut mener que vers des situations chaotiques. Les exemples sont si nombreux qu’on viendrait à noircir plusieurs feuilles sans arriver au bout de la liste, mais prenons par la fin, avec cette sortie du ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, qui vient rappeler qu’aucune entreprise publique n’ouvrira son capital sans l’aval du président de la République ou du gouvernement. Depuis quand un président de la République ou le gouvernement tiennent-ils des rôles de la bourse ? On devait prendre son avis au président de la République avant de signer la Charte des 3 « P », pourquoi on ne l’a pas fait ? Voilà où l’on est en droit de nous inquiéter. Qu’est-ce qu’on essaie encore de passer sans l’aval du président, puisque au vu du cachet officiel qui a caractérisé en apparence la tripartite ‘‘Ouyahia’’, on ne peut jamais croire que le président n’est pas mis au courant de ce qui se trame sous les tables. En tout cas, ce retournement de situation, qui vient après un premier incident provoqué par Djamel Ould Abbes, avec sa tripartite « parallèle », laisse entrevoir toute le brouillard qui enveloppe le haut de la pyramide…   

      En déplacement à Relizane, M. Yousfi  a tenu à tranquilliser l’opinion publique, surtout des cercles influents qui ont senti une odeur malsaine dans cette histoire, en soulignant "qu'aucune entreprise publique ne peut ouvrir son capital sans l’aval du président de la République ou du gouvernement". Ajoutant dans ce sens, "nous n’avons ouvert le capital d’aucune entreprise publique auparavant sans la consultation du président de la République ou du gouvernement", affirmant que « la décision finale revient au chef de l'Etat ». Trop de précisions nuisent à la clarté du décor. Il y a eu une tripartite entre le Premier Ministre, les organisations patronales et l’UGTA, à l’issue de laquelle il a été procédé la signature entre ces trois parties d’une Charte des trois « P », en l’occurrence la Charte de Partenariat Public Privé (PPP). Une Charte applaudie par tout le monde après sa signature. Quelques jours plus tard, le SG du FLN, Djamel Ould Abbes, tient une tripartite parallèle avec les mêmes partenaires, les organisations patronales, particulièrement le FCE de Ali Haddad et l’UGTA de Sidi-Saïd, pour mettre les points sur les « i », et rappeler que les entreprises publiques stratégiques ne sont pas concernées par l’ouverture du capital dans le cadre de ce partenariat Public – Privé. Sans définir ces entreprises publiques stratégiques. Seules les petites et moyennes entreprises (PME) peuvent ouvrir leur capital au privé. Mais, on ne dit toujours pas quel est le fou qui achèterait des actions dans une entreprise qui ne rapporte rien, ou pas grand-chose ? L’état ne veut plus gérer les PME. C’est bien, économiquement parlant. Mais, sur le plan de la réalité, les choses ne sont pas aussi simples. On attaque un dossier lourd avec beaucoup de légèreté, comme pour brader le secteur public à des prédateurs. Le SG de l’UGTA dira « on n’est pas des bradeurs du secteur », son ami le patron du FCE dira « nous ne sommes pas des prédateurs ». Bien sûr, ils ont beau le crier sur tous les toits, personne ne les prend au sérieux, personne ne les croit. Preuve en est, l’intervention du président de la République qui a remis les pendules en annulant (presque) la Charte des trois « P » (Partenariat- Public -Privé). On devait prendre son avis avant de signer la Charte des « P », pourquoi on ne l’a pas fait ? Voilà où l’on est en droit de nous inquiéter. Qu’est-ce qu’on essaie encore de passer sans l’aval du président, puisque au vu du cachet officiel qui caractérisé en apparence la tripartite ‘‘Ouyahia’’, on ne peut jamais croire que le président n’est pas mis au courant de ce qui se trame sous les tables. En tout cas, ce retournement de situation, qui vient après un premier incident provoqué par Djamel Ould Abbes, laisse entrevoir toute le brouillard qui enveloppe le haut de la pyramide.   

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