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    Messahel « se corrige » envers le Maroc : en matière de trafic de drogue "on sait qui fait quoi »

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M

    Ce que ne sait pas ou ne dit pas M. Messahel, c’est que le hachich marocain fait vivre des centaines de milliers de jeunes dealers algériens. « Plus que ce que emploi les plus grandes entreprises du pays », ironisent à ce propos des jeunes. C’est une équation impitoyable, à laquelle les deux voisins n’échappent pas, l’un (le Maroc) produit et exporte le cannabis en grande quantité, le second (l’Algérie) accuse réception de la drogue et la vend au détail sur son sol, alors qu’une partie est exportée vers l’Europe via la Tunisie et la Libye, car l’Algérie qui était un pays de transit pour la drogue est devenu ces dernières années un pays consommateur. Des centaines de milliers de jeunes chômeurs se sont devenus consommateurs et/ou dealers, vivant avec et de ce que rapporte commerce ignoble n tout cas la guerre des mots et la guerre de la drogue n’arrangent pas les statuts des deux voisins. Ce vendredi 26 janvier, donc, M. Messahel est encore revenu sur le sujet qui semble lui tenir à cœur, à lui et à M. Ouyahia, qui a déclaré être en faveur la peine de mort contre les trafiquants de drogue, et qui a exprimé son opinion en soutenant une première fois le ministre algérien des affaires étrangères lorsqu’il a soutenu savoir que la Royal Air Maroc transporte autre chose que des voyageurs et que la Maroc fait dans le blanchiment d’argent en investissant les revenus des ventes de la drogue dans des pays africains. Seulement, pour le grand bien des relations entre les deux pays qui se trouve dans un même sac, M. Messahel a mis un peu de retenu dans ses déclarations…

     Il ne se passe pas un jour sans que les services de sécurité ne fassent état de dizaines d’arrestations de dealers de drogue et de psychotropes, cette nouvelle calamité qui se propage dans les milieux juvéniles d’une façon alarmante. Les psychotropes ne viennent pas spécialement de la frontière Ouest mais voyagent dans les bagages de voyageurs nationaux et étrangers, ou détournés des stocks destinés aux malades. La drogue et les produits pharmaceutiques en général constituent des filières très fructueuses pour les jeunes désœuvrés algériens. Le chômage étant le plus élevé au sein de la catégorie des jeunes, atteignant officiellement 26 %, on peut dès lors imaginer le nombre de jeunes employés dans ce commerce de poisons. Au moins 20 % tombent dans les filets de la drogue, consommation et commercialisation. Sans travail, c’est soit la harga, soit la drogue, le choix entre ces deux voies périlleuses et mince et rares sont ceux qui y échappent grâce surtout au soutien de la famille. D’ailleurs, selon des jeunes, l’argent récoltés par la vente de la drogue sert la plupart du temps à payer les frais de la harga, parce que si on reste trop longtemps dans ce métier de dealer on est mûre pour la prison à tout moment. « Il y a beaucoup d’argent à récolter dans ce milieu, avouent des dealers, mais le métier est très dur et on n’échappe que par miracle aux services de sécurité. Faisant remarquer que tous les dealers sont des repris de justice, ils sont pris dans les filets des services de sécurité, les juges les placent en prison, et quand ils ressortent après avoir purgé, ils vont où ? La majorité reprend le même métier de dealer, peut être avec de plus grandes ambitions de travailler les grosses quantités. » En tout cas la guerre des mots et la guerre de la drogue n’arrangent pas les statuts des deux voisins. Ce vendredi 26 janvier, donc, M. Messahel est encore revenu sur le sujet qui semble lui tenir à cœur, à lui et à M. Ouyahia, qui a déclaré être en faveur la peine de mort contre les trafiquants de drogue, et qui a exprimé son opinion en soutenant une première fois le ministre algérien des affaires étrangères lorsqu’il a soutenu savoir que la Royal Air Maroc transporte autre chose que des voyageurs et que la Maroc fait dans le blanchiment d’argent en investissant les revenus des ventes de la drogue dans des pays africains. Seulement, pour le grand bien des relations entre les deux pays qui se trouve dans un même sac, M. Messahel a mis un peu de retenu dans ses déclarations. Dans un entretien à RFI, diffusé à partir d'Addis-Abeba et capté à Paris, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué, à une question sur une "coupure" du dialogue entre l'Algérie et le Maroc dans la lutte contre le trafic de drogue, que le dialogue (entre les deux pays) "s’inscrit dans le cadre de la volonté politique des uns et des autres", faisant remarquer que l’Algérie "n’est pas un pays producteur de hachich, de drogue ou autre chose". "Nous faisons en sorte que chacun essaie, par les moyens qu’il a, de lutter contre ce phénomène pour la stabilité de la région. Donc il va falloir que chacun fasse l’effort de son côté, sans qu’il n’y ait de grandes polémiques. On sait qui fait quoi et on sait qui est derrière quoi. Donc, ça, tout le monde le sait", a-t-il expliqué, faisant référence aux rapports des Nations unies "qui sont très, très clairs sur les trafics dans le monde". Il a affirmé que c’est un phénomène mondial qui doit être pris en charge dans le cadre des Nations unies, "pour faire face à ce genre de fléau".

    Le ministre des Affaires étrangères a rappelé, dans ce contexte, que lors de la conférence à Alger du Forum global de lutte contre le terrorisme, coprésidé par l'Algérie et le Canada, l’accent était mis sur le lien qu’il y a entre le crime organisé et la lutte antiterroriste. "Aujourd’hui, le problème se pose qu’au niveau du Sahel il n’y a pas d’autre source que les grands trafics. Donc il y a la drogue, il y a le trafic humain", a-t-il insisté, préconisant une coordination des efforts "dans le cadre des mécanismes au sein de l’Union africaine et de l’organisation sous-régionale à laquelle nous appartenons pour lutter contre ce phénomène". Concernant la lutte contre la corruption en Afrique, le ministre a indiqué que les enjeux pour ce continent se présentent en termes de "comment l’Afrique peut récupérer son argent qui est placé un peu partout ?", l’évasion fiscale et le transfert illicite de capitaux", estimant que "ça se compte en milliards de dollars". "Et je crois qu’on va aller peut-être au-delà, pour que les législations, au niveau de chaque pays, soient en adéquation avec cette volonté de lutter contre le phénomène de la corruption", a-t-il estimé, insistant sur l'adaptation des cadres juridiques de chaque pays "avec ses droits, pour qu’on puisse réellement combattre ce phénomène".

     

     

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