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    Affaire de l’enlèvement du bébé Keith Kaoua : trois accusés condamnés à la perpétuité, deux sages-femmes relaxées

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Rania Z

    Les trois accusés principaux dans l’affaire de l’enlèvement du bébé Laith Kaoua, à l’âge de 9 jours, au moment où il se trouvait hospitalisé à la maternité du CHU Constantine, au mois de mai 2014, et qui ont comparu jeudi 1er février devant le tribunal criminel de Constantine sous les charges d’ « association de malfaiteurs, rapt d’un mineur, faux et usage de faux, corruption et complicité », ont été condamnés à la perpétuité, très tard dans la soirée du jeudi 1er février, le verdict ayant été prononcé aux environs de 23 heures par le tribunal criminel de Constantine, alors que les deux sages femmes qui comparaissaient dans la même affaire ont bénéficié de la relaxe. Le représentant du ministère public avait bizarrement dans son réquisitoire réclamé des peines moindres, 20 ans de prison ferme contre deux accusés, 15 ans contre un troisième et 3 ans d’emprisonnement contre les deux sages femmes. L’affaire de l’enlèvement du bébé Laith Kaoua a provoqué l’émoi de la population algérienne un certain mois de mai 2013, une affaire qui fut surmédiatisé, suscitant une immense vague de solidarité manifesté envers les parents du bébé disparu par la population des quatre coins du pays. Le bébé sera retrouvé au bout de quinze jours de supplice pour ses parents au niveau de la localité de Tamalous, wilaya de Skikda, chez une dame fonctionnaire de l’OPGI. Cette dernière est décédée des suites d’un malaise cardiaque près de trois ans après son incarcération et ne figurait pas, de ce fait, parmi les accusés qui comparaissaient devant le tribunal criminel, le jeudi dernier. Selon l’arrêt de renvoi, c’est le mari de cette dame, accusé principal dans cette affaire, ex. émigré qui a été expulsé de la France, qui avait enlevé le bébé à 5 heures du matin pour l’offrir à sa femme, stérile…

       de son état, avec la complicité d’autres personnes, dont un intermédiaire et un agent du CHUC, soit les deux autres accusés qui ont été condamnés à la perpétuité. L’accusé principal devait leur 60 millions en contrepartie du bébé et 30 autres millions pour les certificats d’accouchement et l’arrêt de travail falsifiés pour sa femme, car il voulait faire croire que le bébé est le fruit de son couple. D’après le déroulement du procès et les déclarations de l’accusé principal, ce dernier cherchait à adopter un bébé et un intermédiaire le mettra en contact avec un agent du CHUC pour lui trouver ce qu’il cherche, moyennant de l’argent, bien sûr. L’agent du CHUC lui annoncera qu’il lui a trouvé un bébé sur mesure, car la maman qui vient d’accoucher est une étudiante et elle voulait, elle-même, se débarrasser de son enfant, selon les dires de l’accusé de l’accusé principal. Ce dernier tentera, ainsi, de se disculper de l’accusation du rapt d’un bébé. « Je ne cherchais qu’à faire du bien en adoptant ce bébé », insistera-t-il à répéter. Notons, que l’accusé principal voulait l’inscrire en tant que son fils sur son livret de famille, en mettant en scène un accouchement de sa femme, avec tous les documents nécessaires falsifiés, dont un arrêt de travail de maternité pour sa femme. Mais, la concernée avait subi une ablation de l’utérus et ne pouvait pas avoir d’enfant. C’est l’une de ses amies qui n’a pas cru ses oreilles en entendant le bébé pousser des cris chez son amie, pourtant cette dernière était stérile et ne pouvait avoir d’enfants. Ces soupçons la poussèrent à dénoncer son amie au les services de sécurité compétents, surtout lorsqu’elle a fait un lien possible avec la disparition du bébé Leith Kaoua. Les tests ADN ont confirmé qu’il s’agit bien de Keith Kaoua, dès lors l’enquête avait pris une tournure accélérée avec l’arrestation des personnes impliquées les unes après les autres. Plus d’une centaine de témoins ont été appelés à la barre lors du procès. Les avocats de la défense ont plaidé les circonstances atténuantes pour leurs mandants, mais au bout de la délibération le juge prononcera la peine maximale contre les trois principaux accusés, la perpétuité, et la relaxe pour les deux sages femmes. Les trois accusés principaux auront à payer, chacun d’entre eux, 100 millions de centimes de dédommagement à la partie civile. Les accusés condamnés ont dix jours pour interjeter appel devant le tribunal criminel, selon les derniers amendements du Code procédures pénales qui ont introduit la création de nombreux mécanismes juridique dont le tribunal criminel d’appel au niveau de chaque Cour, qui statuera à nouveau sur les faits et le fond de l’affaire. 

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