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    Les médecins résidents sollicitent l’intervention de Bouteflika

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T

    Les médecins résidents ont battu le pavé, ce mercredi 28 février, à Constantine. Ils étaient près de 17 000 médecins résidents, parmi lesquels on peut compter des médecins généralistes, des dentistes, des pharmaciens et des citoyens, venus tous les soutenir dans leur position contre la dégradation du système de Santé algérien. « Y en a marre », criaient les manifestants lors de cette marche pacifique qui s’est déroulée sans heurts, sauf que les manifestants ont été bloqués au centre ville par les services de sécurité qui leur ont interdit de pénétrer au cœur du centre ville. Les médecins résidents se sont résignés à rebrousser chemin au niveau de l’avenue Aouati Mostepha, au centre ville même de Constantine, et rejoindre le Centre hospitalo-universitaire de Constantine, d’où la marche s’est ébranlée. Lors de leur marche, les représentants du collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) ont sollicité l’intervention du président de la République pour régler leurs problème, leurs revendications qui se résume comme suit : révision du statut du médecin résident, abrogation du service civil, bénéficier de la dispense du service militaire après 30 ans comme tous les algériens (seuls les médecins et les insoumis ne bénéficient pas de cette dispense !) et autres exigences techniques en matière de matériel de travail, de formation à améliorer et autres. L’intervention du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a bien permis de régler la grève du Cnapeste, déclarée le 30 janvier dernier, alors que les médecins résidents sont en grève depuis 4 mois sans que quelqu’un réponde à leur doléances ! Les jeunes médecins en formation ne veulent rien pour eux, au fond, car tout ce qu’ils demandent c’est l’amélioration du système de santé algérien, qui reste géré d’une manière archaïque en 2018. Les médecins résident ne refusent pas d’aller travailler au Sud du pays, tiennent-ils à répondre à Ouyahia, ils veulent seulement qu’on mette à leur disposition le matériel de travail nécessaire pour les gens du Sud ne viennent pas se faire soigner au Nord avec ou sans leur présence dans ce décor désertique dans les hôpitaux, répondent-ils à Ouyahia, qui a dit à partir de Biskra qu’ils veulent une « désertification » de la santé au Sud du pays en refusant de s’y rendre dans le cadre du service civil. Non, ces jeunes sont sincère, car ils pouvaient se taire et partir à la fin de leur formation à l’étranger, où ils seraient très bien accueillis, et nous laisser dans notre misère. Tout l’a compris et les citoyens le montrent bien en leur balançant des bouteilles d’eau à partir des balcons, lors de leur marche dans un climat assez chaud et humide en ce jour de mercredi 28 février. Nous maintiendront la grève jusqu’à la satisfaction de nos revendications, nous n’avons pas peur de l’année blanche, crient-il.    

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