Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    Critiques de l’UE contre l’Algérie : le gouvernement envoi ses soldats au front

    Le gouvernement se cacherait-il derrière des organisations syndicales pour se débiner face aux accusations des institutions de l’Union européenne, qui portent un regard très critique sur la « fermeture » du commerce extérieur et la remise en question des relations de coopération entre les deux parties ? Tout porte à le croire, car au lieu de faire face et de répondre ouvertement aux « critiques des responsables d’institutions européennes » sur les mesures engagées par l’Algérie, le gouvernement Ouyahia n’a pas trouvé mieux que de laisser réagir le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE) et le patron de l'UGTA. Une semaine, donc, après l’attaque de la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, qui a estimé le mardi 10 avril que « l’Algérie ne respectait pas ses accords commerciaux avec l’Union européenne, ce qui in fine revenait à favoriser les intérêts de la Chine…Beaucoup de choses qu’ils font, ne sont pas en conformité avec nos accords de libre-échange », le FCE et l’UGTA ont exprimé le mardi 17 avril, à travers un communiqué commun, leur "préoccupation" suite aux déclarations de responsables d’institutions de l’Union européenne pour faire face au déséquilibre de sa balance des paiements et au déficit budgétaire qui menaçaient sa souveraineté financière et économique. Dans ce sillage, les deux syndicalistes ne manquent pas de faire la comparaison avec d’autres pays qui, eux, n’ont pas provoqué de réactions de cette nature alors même que la montée la montée des protectionnismes dans ces pays dits développés et industrialisés et plus criardes que les mesures appliquées en Algérie. Oubliant, peut être, que les pays forts peuvent se permettre toutes les décisions qu’ils veulent sans craindre la riposte des autres pays, alors que des pays faibles, économiquement, doivent s’attendre à une riposte qui ferait mal à leurs économies. En tout cas, on voit bien à travers la sortie du FCE et de l’UGTA que c’est la panique au sein des autorités algériennes, qui ont peur que l’UE prenne des mesures de riposte qui peuvent ne pas se limiter à la seule chose économique, pour déborder sur le volet politique, comme par exemple des tentatives d’influer sur le choix du prochain président de la République.   

    Connexion ou Créer un compte