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    Des femmes accouchent dans les escaliers…les hôpitaux de la catastrophe

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Rania Z.

    La situation dans les hôpitaux est alarmante. Des malades et leurs proches qui ont eu ces derniers jours le malheur de se rapprocher des établissements publics de santé ont été choqués par l’état d’abandon des lieux, où plus personne n’est en mesure d’apporter aide et assistance aux malades. C’est la débandade générale, témoignent des citoyens, qui parlent de « porcheries » plutôt que d’hôpitaux. On ne dirait pas qu’il s’agit d’hôpitaux pour soigner des êtres humains, la saleté a pris le dessus partout, et partout on ne trouverait pas quelqu’un avec une blouse blanche qui puisse consulter le malade et lui prescrire un remède. Et, c’est au niveau des maternités que les choses sont insupportables, inimaginables. Des femmes accouchent dans les escaliers sans aucune prise en charge médicale, d’autres mettent au monde leurs bébés dans les véhicules qui les ont évacuées vers la maternité, alors que les mieux aisées financièrement s’éclipsent vers des cliniques privées pour accoucher dans un lieu relativement humain. La grève des médecins résidents a chamboulé toute le processus de prise en charge des malades. Et, l’on s’attend au pire à partir du 1er mai, lorsque les grévistes n’assureront plus de gardes, comme cela a été annoncé par les concernés. Difficile de s’élever à la hauteur des aspirations des grévistes, qui ont débrayé depuis 5 mois, boycotté les examens des spécialités, et qui disent qu’ils ne cherchent qu’à améliorer la santé. En attendant de l’améliorer, elle fout le camp la santé ou le peu qui en reste dans ce pays qu’on veut livrer à l’anarchie. La grève c’est un droit, la santé aussi est un droit des citoyens. Le médecin ne peut pas faire grève, moralement parlant. Il ne peut pas laisser une femme accoucher dans les escaliers ou dans la voiture, ni laisser mourir un autre patient qui souffre d’une hémorragie. Il interviendrait même s’il n’est pas en service un véritable médecin. Bien sûr, il y a également d’un autre point de vue que les autorités doivent prendre en charge les préoccupations des médecins et ne jamais les abandonner à leur sort. Les choses devraient en principe rouler à cette vitesse tranquille si les deux parties avaient le souci de soigner les blessures. Les algériens prient Dieu, en toute circonstance, de les préserver des maladies, mais là, leurs prières c’est de leur éviter d’aller dans un hôpital. Cet hôpital qui fait plus peur que la maladie.        

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