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    Mort d'un Algérien après son interpellation par la police, la France condamnée par la justice européenne

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M/synthèse agences

    L’affaire « Ali Ziri », qui a fait beaucoup de vagues en France depuis 2009, année de sa mort suspecte après son interpellation par des policiers et son transfert au commissariat, vient de connaître son épilogue au niveau de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDEH), loin de la justice française qui, elle, après trois ans d'enquête sur la mort d'Ali Ziri avait décidé de ne pas poursuivre les policiers impliqués dans l'interpellation, expliquant n'avoir établi "aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès". Contrairement à ce verdict rendu par un juge français, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné jeudi 21 juin la France pour "négligence" dans le décès d'Ali Ziri, un Algérien de 69 ans mort en 2009 à la suite d'une interpellation policière. Elle va devoir verser "30 000 euros pour dommage moral et 7 500 euros pour frais et dépens" à Annissa Semache, fille d'Ali Ziri, qui avait saisi en juin 2016 la CEDH. La victime avait été interpellée le soir du 9 juin 2009 avec un ami à bord d'un véhicule conduit par ce dernier. Fortement alcoolisés, ils avaient été transportés au commissariat d'Argenteuil (Val-d'Oise) et placés en garde à vue.Tombé dans le coma lors de sa garde à vue, Ali Ziri était mort deux jours plus tard à l'hôpital d'Argenteuil. Alors qu'une première autopsie avait imputé son décès à des problèmes cardiaques et à l'alcoolémie, une contre-expertise avait révélé la présence de plus de vingt hématomes, dont certains larges de 17 cm. La CEDH a jugé que "l'immobilisation forcée de M. Ziri par la technique dite du 'pliage' [technique d'interpellation consistant à maintenir une personne la tête appuyée sur les genoux], alors qu'il se trouvait dans un véhicule de police à destination du commissariat, était justifiée et strictement proportionnée au but poursuivi". "Elle considère en revanche que la situation de M. Ziri au commissariat d'Argenteuil a été traitée avec négligence par les autorités et retient que les autorités n'ont pas fait ce que l'on pouvait raisonnablement attendre d'elles pour prévenir le risque de décès auquel il était exposé", poursuit l'institution. Pour rappel, pour rappel un collectif « Vérité et Justice pour Ali Ziri » a été créé pour suivre cette affaire et exiger que toute la lumière soit faite au sujet de ce ces violences policières qui ont provoqué la mort d’Ali Ziri. Satisfaction, donc, au sein des proches de la victime, notamment sa fille qui a remué ciel et terre pour la mort de son père ne reste pas impunie.   

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