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    Migrants : l’Europe sort avec un accord aux contours indéfinis

    La crise de gouvernance a été évitée au sommet de l’Union Européenne (28 et 29 juin), mais les dirigeants n’ont pas pu adapter leur politique sur toutes les questions complexes de l’immigration. À 4 heures 40 du matin vendredi, au bout de neuf heures d'une discussion tendue, les chefs d'État et de gouvernement finissent par conclure leurs propositions pour l'accueil des migrants et des réfugiés. Des propositions qui seront difficiles à mettre en œuvre. On s’est bien mis d’accord sur le principe de la création des centres de contrôlés, mais pas sur l’emplacement de ces centres. Et pour l'embarras, c’est qu'aucun État européen ne s'est porté volontaire pour ouvrir un des centres, à l'exception de la Grèce. Ainsi que les pays de la rive sud de la Méditerranée, qui refusent d’ouvrir des centres contrôlés sur leurs territoires, à l’image de l’Algérie. Quel traitement aux immigrants clandestins parqués pour des semaines ou des mois dans les centres contrôlés (à créer)? Pour les migrants économiques, ce sera le retour dans le pays d'origine, au sud du Sahara le plus souvent, à condition que celui-ci accepte de les reprendre. Pour les élus du droit d'asile, c'est une répartition à travers le Vieux Continent qui suivra, en vertu du «principe de solidarité européenne», selon les conclusions des chefs d'État et de gouvernement. Une solidarité absente quand il s’agit d’accueillir les migrants, car les gouvernements eux-mêmes subissent la pression de leurs électeurs qui sont de plus en plus nombreux à refuser l’accueil des migrants. Même Angela Merkel, la championne européenne de l’accueil des migrants est restée bien silencieuse lors de ce sommet européen, selon les médias qui couvraient l’évènement. Sale temps qui attend les migrants.   

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