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    Algérie – France, fini le temps des demies vérités

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T

    Pour y aller, il faut mettre les gaz. La France qui a reconnu le crime d’Etat contre Maurice Audin, a remué la mémoire et fait remonter au présent 2100 martyrs, eux également, tout comme Maurice Audin, "portés disparus" durant la guerre de libération, mais qui n’ont pas obtenu la même reconnaissance. Cela deviendra immanquablement une exigence officielle que de reconnaitre le crime d’Etat commis contre ces martyrs. Car ces 2100 martyrs, qui ont été recensés par le ministère des Moudjagidines, « n’ont jamais plus donné de signe de vie une fois conduits dans les centres de détentions ou de tortures sous l’autorité de ces derniers", souligne ce samedi 29 septembre, à Médéa, le ministre des moudjahidines, Tayeb Zitouni, assurant que son département "accorde un intérêt particulier" à ce dossier. "Le recensement effectué par les service du ministère des moudjahidines, avec le concours des structures spécialisées qui lui sont rattachées, nous à permis de dresser une liste de 2100 martyrs dont on ne connait aucun lieu d’enterrement et que nous considérons aujourd’hui comme des personnes portés disparues faute de sépultures ou d’identification exactes de leur lieux d’enterrement", a affirmé le ministre en marge de la célébration du 58è anniversaire de la mort du chahid Ahmed Hadj Hamdi, fusillé le 29 septembre 1960 à Médéa. M. Zitouni a indiqué que "beaucoup de chefs militaires, djounouds et fidaïs arrêtés par les différentes forces de sécurité coloniales ou par l’armée. Il a cité parmi "les disparus", les martyrs Djilali Bounaama, Si-Mhamed Bougara, Larbi Tebessi, dont les circonstances de mort et leurs lieux de sépultures restent inconnues à ce jour, estimant que l’armée coloniale "porte la responsabilité" de ces disparitions. Le ministre a tenu à souligner que le "dossier" des disparus durant la guerre de libération "bénéficie du même intérêt accordé à celui relatif à la récupération des cranes des chouhadas, détenus en France". Il a affirmé, dans ce contexte, que l’équipe en charge de la récupération des "cranes des martyrs" a achevé la procédure "préliminaire" couronné par une première visite en France au mois d’août dernier, et qu’une seconde visite est programmée pour les jours à venir afin de "faire avancer ce dossier", a-t-il conclu. Tout en soutenant que les crimes coloniaux n'ont pas cessé à l'indépendance, mais ont continué de faire des victimes bien plus tard, estimant que "toutes les personnes mortes à cause des bombes semées le long de nos frontières et celles qui ont perdu une partie de leur corps sont des victimes du colonialisme".

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