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    Hausse du prix du baril de pétrole : le malheur des uns fait le bonheur des autres

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T

    Lorsque la chute vertigineuse des prix du baril de pétrole, qui ont frôlé les 20 dollars le baril, provoquant de graves crises économiques dans les pays dont les économies sont pratiquement basées sur les exportations des hydrocarbures, personnes ne s’est inquiété outre mesure pour ces pays enfoncés dans des problèmes qui menaçaient jusqu’à leur existence. La roue a vraisemblablement tourné car, maintenant, l’irrésistible hausse du prix du baril de pétrole provoque des angoisses au sein des pays consommateurs de l’or noir. C’est carrément le désarroi qui gagne ces pays ces derniers jours avec un baril de Brent de la mer du Nord désormais au-dessus des 85 dollars. Trump, le président américain avait ordonné aux pays producteurs de pétrole (OPEP), lors de la dernière Assemblée générale de l’ONU, de tout faire pour baisser le prix du baril de pétrole. Not good, not good (pas bon), disait-il au sujet du prix jugé élevé du pétrole, juste avant la rencontre des pays OPEP et hors-OPEP à Alger. Aujourd’hui, encore, mardi 9 octobre, c’est l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui vient lancer un appel à l'OPEP et aux autres grands producteurs de pétrole pour stimuler la production, avertissant que les prix élevés causent des dommages à l'économie mondiale. "Nous devrions tous prendre conscience que la situation est risquée, les marchés du pétrole vont entrer dans la zone rouge ", a déclaré le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, dans une interview accordée à l'agence de presse Bloomberg. "L'énergie chère est de retour à un mauvais moment, alors que l'économie mondiale est en perte de vitesse. Nous avons vraiment besoin de davantage de pétrole", plaide-t-il, alors que tout plaide pour une hausse continue du prix du baril de pétrole. Les investisseurs s'inquiètent de l'impact des sanctions américaines contre l'Iran (sixième exportateur de brut mondial, avec environ 5% de la production), mais aussi de problèmes d'approvisionnement au Vénézuela, qui pourraient entraîner une pénurie. Il y également ces craintes des observateurs qui leur font croire que l'Arabie saoudite, le plus grand membre de l'Opep, ne soit pas assez réactive dans sa production pour faire face à un éventuel déficit, ainsi que d’autres facteurs, comme les conséquences de la tempête Michael, qui a conduit à la fermeture des champs de pétrole dans le golfe du Mexique.

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