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    Bouteflika « el Marroki » makanch ouhda Khamissa, le slogan qui froisse l’amour-propre des frères marocains

    On a parlé des inquiétudes nourris dans les pays du sud de ‘Europe, la France particulièrement, à cause des manifestations qui secouent l’Algérie depuis le 22 février, alors que nos voisins à l’Est et à l’Ouest sont directement confrontés aux effets de cette révolution citoyenne qui peut balayer toute la région. Les Tunisiens reste très discret face aux évènements qui se précipitent en Algérie à la veille d’une élection présidentielle bien particulière, notamment à travers une expression populaire presque totalement apolitique concernant un sujet hautement politique, en l’occurrence une élection présidentielle. Les manifestations en Algérie rappellent aux tunisiens la révolution de l’année 2011, qui a entraîné la chute de Benali. A Tunis, on voit même trop de véhicules immatriculés en Algérie, chose qui présage d’une explosion qui pousserait certains au repli vers la Tunisie. Sinon, les tunisiens qui considèrent que tout ce qui touche l’Algérie concerne la Tunisie, souhaitent tout le bien aux algériens, une réussite là où leur révolution a échoué. Du côté marocain, ce n’est pas sans un certain antagonisme qu’on voit la rue se révolter contre un 5 e mandat à Bouteflika. D’ailleurs, les marocains sont indirectement imbriqué dans les manifestations en Algérie, notamment à travers le slogan chanté un peu partout par les manifestants, Bouteflika « el Marokki » makanch ouhda Khamissa (Bouteflika le marocain, il n’y a pas de 5e mandat), en lien avec la naissance de Bouteflika à Oudjda. Les marocains, en général, restent admiratifs devant le civisme qui caractérise les manifestations pacifiques. Sauf qu’il y a également d’autres sentiments non exprimés expressément par les officiels, notamment les médias, qui gardent un ton précautionneux à l’égard des manifestations en Algérie. Le Maroc suit, bien évidemment, avec grand intérêt ce qui se passe en Algérie, cela ne peut pas en être autrement, tant il existe de profondes divergences entre les gouvernants algériens hués par les foules et les autorités marocaines. La frontière fermée, le soutien au Front Polisario et bien d’autres dossiers qu’on espère traiter avec de nouvelles figures politiques en Algérie, sans l’influence des militaires, surtout. Au Maroc, on s’inquiète car on craint une contagion qui se propagerait dans le Royaume Chérifien, l’autre pays épargné par le printemps arabe. La Lybie, quant à elle, malgré le fait que quelques internautes aient émis le souhait de venir en renfort combattre en Algérie, reste empêtrée dans ses problèmes, jusqu’au cou. Vues de Tripoli, les manifestations en Algérie c’est du gâteau.    

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