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    Bouteflika : le message absurde aux manifestants contre sa candidature à 5e mandat

    Hospitalisé aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) en Suisse depuis plus de 10 jours, avec un diagnostic affirmant qu’il se trouve dans un état de santé "sous menace vitale permanente", selon le quotidien La Tribune de Genève, le président Abdelaziz Bouteflika,  a fait une sortie médiatique des plus insolite, voire absurde. Par le biais d’un message lu en son nom par la ministre des télécommunications, Imane Houda Feraoun, à l’occasion de la célébration du 8 mars, le président Bouteflika a salué le caractère pacifique des marches populaires enregistrées ces derniers jours à travers différentes régions du pays, ainsi que la maturité des citoyens, notamment les jeunes. N’est-ce pas bizarre de saluer une action qui vous dit de dégager ?! C’est ce que transmettent les termes de ce message, prenant grand soin de ne jamais dire que les manifestants sont sortis dans la rue pour dire « NON » à un 5e mandat à Bouteflika. "Nous avons enregistré, il y a quelques jours, la sortie de nombre de nos concitoyens et concitoyennes, à travers les différentes régions du pays, afin d'exprimer pacifiquement leurs opinions, et nous nous félicitons de cette maturité de nos concitoyens, y compris de nos jeunes, et du fait que le pluralisme démocratique, pour lequel nous avons tant milité, soit désormais une réalité palpable", dira-t-il à travers ce message sur un ton de grande fierté. Les gens sont sortis dans la rue pour dire « NON » à un 5e mandat pour Bouteflika dans des moments où, dans d’autres circonstances d’amour et de respect pour leur président, il aurait convenable de dire que Dieu le guérisse de sa malade. Mais, la preuve est là, sans aucune pitié, le peuple veut en finir avec le pouvoir de Bouteflika. Et, ce dernier, n’a pas à saluer une action qui lui signifie de dégager, à tort de croire à sa débilité ou de prendre les manifestants pour des débiles. Selon La Tribune de Genève, « le président algérien est atteint d'aphasie, soit de perte partielle du langage. Il semble réceptif à ce qu'on lui dit, mais on le comprend à peine. Il faut pratiquement lire sur ses lèvres. Son imposante équipe médicale - quatre médecins algériens, dont un cardiologue, un anesthésiste et un interniste - lui sert d’interprète avec le monde extérieur et parle souvent à sa place. » On serait tenté de croire que ceux qui lui servent d’interprètes ont dû mal interpréter les mots placés dans ce message.

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