Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    Algérie : jusqu’où ira l’armée pour gagner le mouvement populaire ?

    Saïd Bouteflika en résidence surveillée, Ali Haddad en prison, de nombreux autres richissimes hommes d’affaires interdits de quitter le territoire national et la justice algérienne aurait lancé des mandats internationaux pour arrêter d’ex. hauts responsables symboles du régime de Bouteflika, qui se trouvent hors d'Algérie, dont les deux ex.SG du FLN, Amar Saadani et Djamel Ould Abbes, ainsi que l’ex. ministre de l’industrie, Abdesselem Bouchouareb. C’est que rapporte le site « The Independant Arabic », qui relève que les poursuites judiciaires engagées contre les symboles de la corruption constitue la carte la plus importante entre les mains du commandement de l’état-major de l’armée pour gagner le mouvement populaire, qui réclame justement la tête de ces personnes qui se sont enrichis en tirant de la manne financière publique avec la complicité du système politique et des forces anticonstitutionnelles, comme les a clairement nommés le chef d’état-major de l’ANP, Gaïd Salah, dans son dernier discours au ton virulent et qui a précipité la démission de l’ex. président Bouteflika. Se fiant à des sources fiables, The Independent Arab souligne encore que l’un des frères de l’ex. président, Saïd Bouteflika, n'a pas été emprisonné mais placé en résidence surveillée dans un centre de l'État situé dans la banlieue d'El Biar, sur les hauteurs d’Alger. Alors que le second frère de l’ex. président, Nacer Bouteflika, bénéficie toujours d’une liberté relative dans ses mouvements, puisqu’il a été vu ce jeudi 4 avril en activité dans poste de SG du ministère de la formation professionnelle. Quant à l’ex. président, Abdelaziz Bouteflika, « The Independant Arabic » affirme qu’il va partir au courant de ce mois vers le Qatar, où il devait poursuivre son traitement médical au niveau de l’hôpital américain de Doha, préférant ainsi éviter la Suisse où il risque d’être poursuivi en justice. En tout cas, ajoute « The Independant arabic », en se basant sur des sources proches de l'état-major général, celui-ci "ne souhaite pas engager dans l’immédiat des poursuites judiciaires à l'encontre des frères du président, afin de ne pas donner l'impression qu'ils agissent dans une logique de représailles, mais l'accusation les atteindra inévitablement après que le pouvoir judiciaire eut poursuivi nombre de leurs proches collaborateurs, hommes d'affaires et anciens fonctionnaires". L’armée, qui a, par la voix de son chef d’état major, clairement montré son camp, en se rangeant au côté du mouvement populaire, devrait dans cet ordre d’idées, sans trop faire dans le sentiment, satisfaire les exigences immédiates du mouvement populaire en « dégageant » les trois « B », Bedoui, Belaïz et Bensalah. Ainsi que d’autres revendications qui vont descendre vers les structures de base, les wilayas et les daïras, ou comme on les nomme les petits Bouteflika tapis dans l’Algérie profonde et qu’il faudrait également faire déguerpir de leurs postes.    

     

    Connexion ou Créer un compte