Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    8e vendredi de manifestation en Algérie: la « Silmia » face à l’intolérance du système

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.

    Interpellations ciblées, gaz lacrymogènes, canons à eau, canon à sons… En Algérie, pour la première fois depuis le début de la contestation, la police a tenté ces derniers jours, précédent le rendez-vous du 8e vendredi, 12 avril, d’user de moyens musclés pour disperser les foules. Cela augure d’un changement de ton de la part des autorités, restées jusque-là dans un état de parfaite correction dans le traitement et la gestion du mouvement populaire. Les autorités algériennes, l’état major de l’ANP notamment, seule institution debout et forte dans le pays tiennent à imposer leur feuille de route, menant vers l’élection présidentielle du 4 juillet prochain. Le chef d’état major de l’ANP, Gaid Salah, l’a clairement exprimé dans son dernier discours, exhortant le peuple à la patience et mettant en garde contre toute déstabilisation du pays. Mais, le « Hirak » ou mouvement populaire ne l’entend pas de cette oreille, chose clairement exprimée depuis l’installation du président d’état, Abdelkader Bensalah, et compte aller jusqu’au bout de sa logique pour réaliser ses objectifs, soit faire déguerpir les figures du système et aller vers un état de droit et une transition démocratique avec un nouveau personnel intègre, compétent et représentatif. Un bras de fer se profile, ainsi, à l’horizon entre les manifestants et le gouvernement. En tout état de cause, en prévision des manifestations de 8e vendredi, des appels à garder son caractère « silmia » (pacifique) à la manifestation, ne pas répondre aux provocations te maintenir la pression pour aller vers le changement voulu.

    Connexion ou Créer un compte