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    Algérie : Les appareils du système, le FLN et le RND, tentent désespérément de faire peau neuve

    Les deux partis de la majorité parlementaire, et qui tiennent également en rênes la majorité des assemblées locales, en l’occurrence le FLN et le RND, semblent subir l’onde de choc du « hirak » en faisant le dos rond. Les deux partis, plutôt les deux appareils du système politique répudié par les algériens,   tentent de se recycler à travers un changement au niveau de leurs directions pour éviter d’être emporté par la razzia du mouvement populaire. Mieux vaut sacrifier quelques hommes que de risquer une disparition du paysage politique dont les contours sont tracés par les manifestants chaque vendredi depuis un certain 22 février. Ainsi, le FLN semble avoir trouvé la parade avec le retour d’un ancien SG ressuscité, Djamel Ould Abbas, qui a convoqué  le Comité central (C.C) pour le mardi 23 avril. La wilaya d’Alger s’est empressée d’octroyer l’autorisation pour la tenue de la session du CC à Djamel Ould Abbès en sa qualité de « secrétaire général du parti », effaçant du coup Mouad Bouchareb, installé à la tête de l’instance de coordination du Front de libération nationale et projeté à la tête de l’APN dans de sombres conditions. L’élection d’un nouveau secrétaire général, à l’ordre du jour de cette réunion, devrait donner une virginité au FLN, selon l’esprit de cette énième grossière manœuvre du système qui ne va duper personne. Un système qui tente de sauver les meubles depuis le début des manifestations qui ont juré la chute de tous ses symboles. Chez l’autre parti-appareil cloné sur le même topo du FLN, en l’occurrence le RND, la situation n’est pas différente, puisque tout est fait pour faire éloigner l’impopulaire ex. Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Le boulot est confié à son ex. homme de confiance, qui avait le titre de porte parole du parti, Seddik Chihab. Ce dernier, soutenu par des cadres du parti, à l’image de Belkacem Mellah, farouche opposant d’Ouyahia de longue date. Ouyahia tente de résister, mais jusqu’à quand ? Pas pour longtemps, d’autant que la justice s’en même en le convoquant (tribunal Sidi M’hamed) pour l’entendre dans des affaires en lien avec la dilapidation de deniers publics et trafic d’influence pour bénéficier de certains avantages. Le FLN et le RND tentent désespérément de faire peau neuve pour éviter le naufrage. Et, c’est peut être l’une des raisons qui pousse le système à résister encore, juste le temps de mettre en ordre les meubles de ses appareils.            

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