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    Selon ‘African Crisis Group’, le Hirak pourrait contribuer au changement de l’Afrique

    Le directeur général d'African Crisis Group, Sekou Koureyssi Condé, qui a participé aux débats organisé mardi 11 juin par le ‘Le Monde Afrique’, a expliqué l'impact du mouvement populaire algérien sur l'Afrique en estimant qu'il est porteur de "beaucoup d'espoirs". "Nous suivons le Hirak avec beaucoup d'intérêt et nous souhaitons que ce qui va aboutir va contribuer aux changements de l'Afrique", a-t-il dit, soulignant que la normalisation en Algérie "va permettre une meilleure lecture de la part des pays africains". Une nouvelle Algérie se dessine après le Hirak, qui ne laisse pas indifférents les centres d’analystes de tous les continents. Ainsi, « l'avenir de l'Algérie » a été mardi 11juin, à Paris, le principal axe des débats organisés par Le Monde Afrique autour duquel les participants ont apporté, chacun de son côté, des éclairages sur la situation en Algérie, en livrant des analyses sur la nouvelle société qui prend corps dans l'énergie de la mobilisation populaire, qui s’articule autour des jeunes, des moins jeunes et des femmes. La rédactrice-en chef du journal Maryline Baumard a souligné que cette rencontre se veut un moment d'échanges et de croisement d'idées pour plus de visibilité sur ce qui se passe en Algérie, depuis le 22 février, et sur le devenir de ce pays à fortes potentialités. Bien sûr, il y avait des algériens qui ont exprime leur point de vue sur la situation en Algérie, qui reste leurs points de vue personnel, à l’enseigne de M ; Abdelkrim Boudra, membre du groupe de réflexion Nabni, qui a recommandé aux participants et l'assistance de se libérer des "prismes" identitaires, culturels, idéologiques ou religieux, soutenant que la jeunesse, qui manifeste dans les rues d'Algérie tous les vendredis, a déjà tranché ces questions-là avec le slogan "khaoua, khaoua" (tous frères). Ainsi que le président du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), Abdelouhab Fersaoui, qui a abondé dans le même sens en considérant que la jeunesse "veut prendre son avenir en main". "Depuis le 22 février, les slogans ont reflété le degré de la maturité politique des manifestants algériens qui veulent être acteurs et non pas des sujets", a-t-il dit, soulignant cette "envie de reprendre la politique" par eux-mêmes. Pour lui, le mouvement a permis à cette jeunesse algérienne, accusée par le passé d'être "apolitique", de s'organiser et de s'affirmer afin de contribuer dans l'émergence d'une nouvelle génération d'élite politique, ou encore le membre du bureau du Mouvement démocratique social (MDS), Redouane Khaled, qui a expliqué pour sa part que l'engagement de la jeunesse est venu couronner un parcours, une lutte de plusieurs années déjà, "qui va emmener les Algériens à avancer et d'aller vers une société plus politisée". Il a estimé que la réhabilitation de la dynamique politique en Algérie va permettre de remettre en cause beaucoup de choses et de lancer les débats dans une société à majorité jeune. De son côté, Karima Dirèche, historienne qui dirigé l'ouvrage collectif "L'Algérie au présent, entre résistance et changements", a préféré livrer son analyse de l'angle de l'histoire récente en soutenant que les séquences des violences politiques depuis les années 1980 ont constitué chez les Algériens un refoulé qui a été à l'origine des manifestations. Le combat de la femme algérienne et sa déterminante participation dans le Hirak n'a pas été en reste des débats puisque Feriel Lalami, sociologue et spécialiste de l'histoire du féminisme en Algérie, a évoqué la présence des femmes dans les rues d'Algérie, espace généralement occupé par les hommes, relevant que c'est une des particularités de ce mouvement populaire.

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