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    Changement de discours et de méthode à 180°

    Les subsahariens sont les bienvenus en Algérie

     

                                                                                   Critiqué ces derniers temps par des Organisations non gouvernementales (ONG) pour le traitement inhumain réservé aux réfugiés et aux migrants subsahariens, l’Algérie semble changer de stratégie dans ce domaine pour faire taire ses détracteurs. Face à l’envahissement sans précédent des rues algériennes ces dernières semaines par des vagues de migrants subsahariens, l’Algérie ne songe plus à les ramasser dans les rues pour les rapatrier vers leurs pays d’origines, comme on a l’habitude de la faire. Maintenant le discours des autorités a changé de 180°. Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a souligné, lundi 19 juin à partir de Tipasa, l’accueil cordial de l’Algérie aux réfugiés de différentes nationalités africaines ainsi que leur prise en charge dans le respect des droits humains et des chartes internationales dans le domaine. A une question relative justement au grand nombre de migrants africains en Algérie, le ministre a répliqué que l’Algérie considère ces réfugiés, venant de pays en butte à des conditions difficiles, comme étant des invités qu’il faut prendre en charge au plan médical, social et psychologique, individuellement et en groupes. Considérant que certains pays d’Afrique vivent dans des conditions difficiles et que cela est à l’origine de la hausse du nombre des réfugiés, non sans faire part de la préoccupation du Gouvernement algérien et son suivi minutieux de cette situation, notamment concernant les enfants et les femmes. S’agissant de l’évacuation de ces migrants vers leur pays d’origine, il a signalé la réalisation auparavant d’opérations ayant permis le retour de ressortissants nigériens vers leur pays, faisant état de la poursuite des procédures en coordination avec les pays d’origine concernés, dans le respect des droits humains, révélant dans ce sens que son ministère s’attelle à la préparation d’un fichier national pour recenser le nombre de migrants africains, de même que leur situation. Il a signalé, en outre, la possibilité de leur emploi dans des chantiers de construction, entre autres, considérant que l’Algérie a un besoin de main-d’œuvre dans certains domaines. Effectivement, des entrepreneurs dans le secteur du bâtiment emploient des migrants sur leurs chantiers, et cela semble plutôt bien marcher, comblant le déficit en main d’œuvre qui bloque l’avancement des travaux.  

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