Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    Ils gèrent au « noir » des unités de production de robes syriennes ‘‘made in Algéria’’

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T.
    • Affichages : 228

    Ces réfugiés syriens, style ‘‘maffieux’’, qui réussissent en Algérie

                                                                                                           Cela peut paraître invraisemblable mais le constat est réel, connu par tous les habitants : des réfugiés syriens installés en Algérie, à la nouvelle ville Ali Mendjeli, dans la périphérie de Constantine, versent dans un trafic de grande ampleur dans le domaine de la couture. Travail au noir, infraction à la législation du travail, unité de production informelle, défaut de registre de commerce…les délits à l’encontre de ces réfugiés syriens, qui activent au vu et au su de tout le monde, sont innombrables. Pourtant, ces réfugiés syriens semblent agir en terre conquise et les affaires sont très florissantes pour eux, contrairement à d’autres, leurs compatriotes, qui ne trouvent pas de quoi manger. Eh oui, les syriens ne sont pas tous des mendiants, il y en a ceux qui ont investi dans la filière de la pâtisserie traditionnelle et même ceux qui font tourner des milliards avec la complicité des algériens, bien sûr. Les unités de production de robes syriennes ‘‘made in Algéria’’ tournent à fond les machines. Des équipes se relaient 24 heures sur 24, un véritable travail de fourmis, pour produire ces robes syriennes avec des mains bien algériennes. Le soir, des camions se garent devant les locaux des bâtisses utilisées comme unités de production de robes ou ‘Jeba’ dans le style syrien, des ouvriers s’affairent au chargement de la marchandise, puis les moteurs sont mis en marche et direction Alger, la Capitale, où des relais s’occupent de la distribution des quotas de robes à travers les commerces du prêt-à-porter féminin au niveau de la région algéroise, et plus loin encore. La ‘Jeba’ syrienne est vendu sous emballage en gros à raison de 800 dinars la pièce, sans les frais de transport On peut même consulter des offres de vente sur le site Ouedkniss. Bien sûr, la région de Constantine et tout l’Est du pays sont également inondés de robes syriennes. Tout un investissement sans aucun bénéfice ni pour l’Etat, car tout le travail se fait au noir, ni pour les couturières et autres ouvrières et ouvriers algériens exploités d’une manière inhumaine, 12 heures par jour, sans déclarations sociales et sans contrepartie salariale digne. « Il existe des ouvrières payées à 200 dinars par jour, d’autres à 250, 300 et 450 dinars pour les plus chanceuses, celles qui font un travail minutieux de broderie », témoignent des travailleurs. Certains dénoncent de graves dépassements dans ces usines qui fonctionnent au noir, parfois au sous sol des bâtisses aux rideaux baissés. Car rien n’indique qu’il existe tout une usine dans les environs de ces bâtisses, situées dans la zone d’activité commerciale de la nouvelle ville Ali Mendjeli et les constructions évolutives, attribuées il y a quelques années  aux demandeurs de logements sociaux et qui ont depuis changé de main pour se transformer en villas, voire en mastodontes de 4 et 5 étages avec des locaux au rez-de-chaussée et des sous sols en dessous. De quelle couverture bénéficie ces syriens qui ont pu installer leurs affaires commerciales sans être inquiétés ni par l’inspection de travail, ni par l’administration fiscale, ni par les services de sécurité ? Un grand point d’interrogation qui reste suspendu, ouvrant la porte à toutes les présomptions. Récemment, un travailleur algérien s’est bagarré avec le patron syrien, on est arrivé à des affrontements violents, avec des armes blanches, il y a eu intervention de la police, puis rien, aucune suite !? D’après certains témoignages, ces syriens avaient des relations avec des algériens avant que la Syrie ne soit entraînée dans l’enfer de la guerre civile. Ces algériens se rendaient régulièrement en Syrie, d’où ils ramenaient les robes, de l’or et bien d’autres marchandises, et après la déstabilisation de la Syrie, c’est tout à fait logique que les syriens trouvent des guides sûrs en Algérie, qui vont continuer à exploiter la filière de la couture syrienne sans avoir à se déplacer. Les algériens ont réussi à délocaliser les usines de production de robes syriennes de Damas à Constantine, et cela aurait été d’une grande prouesse économique si cette délocalisation, très pratique dans le cadre de la libéralisation de l’économie mondiale, s’est déroulée dans cadre de clarté et de légalité.               

    Soutien franc et total aux PME / PMI pour sortir de la dépendance des hydrocarbures

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par azed
    • Affichages : 214

    Le pari difficile du gouvernement Tebboune qui va bâtir des stratégies sur des ruines   

    La diversification de l’économie algérienne est une recommandation phare du Fonds monétaire international (FMI), dont les experts n’ont cessé ces deux dernières années de le rappeler lors de leurs déplacements à Alger pour faire le point sur la situation économique, et elle demeure dans ce contexte un défi majeur pour le gouvernement Tebboune. Reste à savoir comment procéder pour arriver à cette finalité de la diversification de l’économie nationale qui reste dépendante des hydrocarbures et des fluctuations des prix du baril de pétrole ? Avant Tebboune, Sellal a longtemps disserté autour de cette volonté des autorités du pays d’aller vers une diversification de l’économie, hélas sans voir aucun résultat palpable sur le terrain. Tebboune sait, donc, à quoi il s’attend, un terrain est miné par des mentalités habituées au système rentier, « ragda wa t’mangi » comme on le dit dans le langage populaire. Mais, on a déjà une idée dans ce sens sur l’angle d’attaque de Tebboune. Ce dernier a clairement annoncé lors de la présentation du plan d’action du gouvernement devant les députés, le choix d’axer sa stratégie sur le développement de la PME / PMI, facteur clé de la croissance et l’emploi, comme le soulignent les économistes. C’est léger et les résultats peuvent être rapidement palpables, car la PME étant une entreprise de production de biens et/ou de services, employant une (1) à deux cent cinquante (250) personnes, dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas quatre (4) milliards de dinars algériens ou dont le total du bilan annuel n’excède pas un (1) milliard de dinars algériens, constitue une voie sûre pour sortir très vite de la dépendance des hydrocarbures et quitter la zone rouge. La PME / PMI peut s’avérer un choix de salut pour l’économie nationale, d’autres pays ont adopté avec succès cette voie (99 % des entreprises françaises sont des PME / PMI). A l’exemple des iraniens, aussi, qui ont réussi à développer ce secteur à merveille.

    D’ailleurs, l’Algérie compte beaucoup sur l’expérience iranienne pour se tirer d’affaire

    Pas plus tard que le mercredi 19 juillet, le ministre de l'Industrie et des mines, Mahdjoub Bedda, a rencontré l'ambassadeur iranien, Reda Amiri, avec qui il a évoqué, justement, les perspectives de partenariat économique ainsi que le projet du constructeur iranien Saipa en Algérie. Et le ministre de l’Industrie n’a pas manqué de présenter à son hôte les grandes lignes du plan d’action du gouvernement, qui s’articule, notamment, autour de la promotion de l'investissement, la valorisation des richesses du pays et le développement des PME. Pour sa part, l’ambassadeur d’Iran a salué la volonté de l’Algérie à promouvoir la coopération économique avec l'Iran et a réitéré l’engagement de son pays "à accompagner l’Algérie dans sa stratégie de diversification de l’économie nationale et de sortie de la dépendance des hydrocarbures surtout que l’économie iranienne est passée par cette phase transitoire". Il a également réitéré la volonté des entreprises iraniennes à accompagner les entreprises algériennes dans la cadre du partenariat dans les domaines qui intéressent les deux pays notamment l’industrie automobile, l’industrie pharmaceutique et l’agro-industrie. La sous-traitance et le partenariat dans les domaines en question, notamment la mécanique avec en vue l’usine de montage de véhicule Saipa, offrent de grandes perspectives de développement pour la PME / PMI. D’ailleurs, le nouveau cahier des charges en préparation pour les constructeurs automobiles inclue la création de PME /PMI dans le domaine de la mécanique.

    Le soutien à cette politique de  l’Association des Constructeurs et des Concessionnaires Automobiles en Algérie (AC2A)

    C’est ce qui a été convenu également avec l’ambassadeur d’Italie, Pasquale Ferrara, reçu lui aussi le mercredi 19 juillet, et qui a exprimé la volonté du constructeur italien Fiat Chrysler de s’installer en Algérie à travers un projet de montage automobile. Le ministre a ainsi saisi cette occasion pour aborder avec l’ambassadeur d’Italie les autres possibilités de partenariat dans les différents domaines, en mettant l’accent, justement, sur les priorités de son secteur, notamment le développement des PME/PMI et du tissu de sous-traitance pour accompagner la politique du gouvernement en matière d’industrie mécanique. Et l’ambassadeur italien avait dans ce sens cadre souligné la volonté de son pays de développer les relations bilatérales en invitant les opérateurs économiques italiens à venir s’installer en Algérie, selon les termes d’un communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines. Dans ce même contexte, on constate le soutien à cette politique de  l’Association des Constructeurs et des Concessionnaires Automobiles en Algérie (AC2A), qui a estimé par la voix de son président Sefiane HASNAOUI, que le développement industriel de la pièce de rechange et des composants automobiles était une « étape prioritaire » dans le développement de l’industrie automobile. « Cette industrie fortement structurelle offre par ailleurs des opportunités d’exportation solides pour notre Pays. L’implication des PME-PMI est une approche nécessaire, pour s’assurer du succès durable de notre industrie », a récemment déclaré M. Hasnaoui, dans un communiqué daté du 3 juillet derenier, rejoignant ainsi les déclarations du Premier ministre et le Ministre de l’Industrie. Ce dernier avait, lors de la clôture de la session de printemps de l’APN, dimanche 02 juillet, appelé les potentiels investisseurs dans le domaine de la construction automobile à prendre en ligne de compte essentiellement deux paramètres importants en vue de booster cette filière, notamment l’implication des PME-PMI algériennes notamment dans la sous-traitance. Mais, la volonté politique et les bonnes intentions n’ont jamais été, à elles seules, des gages de réussite. Les échecs passés sur ce registre doivent pousser les autorités concernées à prendre toute leurs précautions pour ne pas rater ce virage. La promotion de PME / PMI est toujours accompagnée par un dispositif de soutien  financier, et certains faux investisseurs, des bandits et des criminels, viennent souvent tirer profit de la manne financière, détourner l’argent mis par l’Etat à disposition des investisseurs pour le développement de leurs entreprises, et disparaître sans laisser derrière eux aucun trace de PME / PMI. On se doit de rappeler les expériences qui ont coûté très chères à l’Etat et qui n’ont rien apporté sur ce plan, dont le cas de l'ANDPME, ou l’Agence Nationale de Développement de la PME, qui a été créée par décret exécutif N° 05 165 du 03 mai 2005, chargée de la mise en œuvre du programme  National de mise à niveau, et qui semble s’être évaporée avec ses missions et surtout un pactole de 38 600 milliards de centimes, un budget dégagé pour la soi-disant mise à niveau de pas moins de 20 000 PME algériennes.

    Une nouvelle Agence a été créée, douze ans après la création de l’ANDPME, qui n’a présenté ni bilan d’activité, ni bilan financier à propos des 38 600 milliards qu’elle devait gérer pour mettre à niveau les PME algériennes.

    Si on a atteint 50 % seulement du but on décernerait une médaille pour l’ANDPME. Si on pouvait la trouver cette ANDPME, car une nouvelle Agence a été créée, douze ans après la création de l’ANDPME, qui n’a présenté ni bilan d’activité, ni bilan financier à propos des 38 600 milliards qu’elle devait gérer pour mettre à niveau les PME algériennes. La nouvelle Agence a été créée par la Loi n° 17-02 du 10 janvier 2017 portant loi d’orientation sur le développement de la petite et moyenne entreprise (PME). Selon la loi en question, l’agence assure la mise en Œuvre de la politique de développement des PME en matière d’émergence, de croissance et de pérennisation, y compris l’amélioration de la qualité, la promotion de l’innovation et le renforcement des compétences et des capacités managériales des PME, alors que le financement des actions d’aide et de soutien à la PME, prévues par la même loi, ainsi que les dépenses de fonctionnement de l’Agence s’effectuent à travers le compte d’affectation spéciale n° 302-124 intitulé  « Fonds national de mise à niveau des PME, d’appui à l’investissement et de promotion de la compétitivité industrielle ». Il est également prévu la création d’un organisme consultatif dénommé « Conseil national  de  concertation  pour  le  développement  de  la PME », constitué d’organisations et d’associations professionnelles spécialistes et représentatives des PME, ainsi que des représentants des secteurs et institutions concernés par la création et le développement des PME. Tout un système législatif et financier, enveloppé d’une volonté politique, est en place pour booster la PME / PMI, la roue dus développement sur laquelle mise le gouvernement pour imprégner le décollage économique. Autant dire la réussite ou la crevaison, économiquement parlant.  

    Des responsables de groupes publics désignés comme spéculateurs, écartés de leurs postes

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T.
    • Affichages : 212

    Baisse "sensible" du prix du sac de ciment après la neutralisation de hauts responsables                               

                                                M. Mahdjoub Bedda, le ministre de l’Industrie et des Mines, successeur de l’homme d’affaire (ou affairiste) Bouchouareb, n’arrête pas de faire parler de lui. En bon termes, bien sûr, et on espère seulement que cela ne reste pas au stade de la consommation médiatique, selon des échos auprès des citoyens et des professionnels des médias. Après la dénonciation fracassante du montage de véhicules, qu’il a qualifié d’ « importation déguisée », et un nouveau cahier des charges est en préparation, l’ancien étant bourré de failles sciemment glissées par ses concepteurs de l’ancienne équipe ministérielle, le voilà sur un autre front, pour lever le voile sur les dysfonctionnements qui frappent son secteur. M. Bedda a sans détours désigné des responsables de groupes publics comme responsables de la spéculation sur le marché du ciment et la hausse qui touche ce produit sensible. Preuve en est, a souligné le ministre, dès la mise à la retraite des responsables véreux, on a enregistré une baisse du prix du sac de ciment, vendu actuellement entre 500 et 700 Dinars, contre une moyenne de 1.000 Dinars auparavant, dans une période (été) plutôt connue par des flambées de prix des matériaux de construction. Pour le ministre, les responsables mis à la retraite étaient derrière la spéculation qui a provoqué la flambée des prix du ciment. Cela est d’autant vrai que le marché a retrouvé sa stabilité avec des prix raisonnables dès qu’on a écarté les responsables en question des circuits de commande. Il reste que les responsables spéculateurs partent à la retraite avec une pension assez intéressante, certainement, et un compte bancaire bien rempli, car gagner 300 dinars sur un sac de ciment de 25 kg, cela donnerait des chiffres énormes, à faire tourner la tête, lorsqu’on sait que les achats de ce produit se font en centaines de tonnes ! On se demande comment peuvent-ils échapper aux poursuites judiciaires en pareil cas, et c’est le ministre qui accuse SVP ?! Enfin, peut être que la justice suit son cours sans que cela ne soit médiatisé, des sources généralement bien informées ont bien fait circuler il y a quelques jours que l’ex. ministre du secteur, en l’occurrence Bouchouareb, a été interdit de quitter le territoire national. En tout cas, le ciment ne fera plus l’objet de spéculation, et mieux encore, en matière de transparence, le groupe GICA a décidé, sous l’égide du ministère de l’Industrie et des Mines, de mettre en place une charte des clients qui régira la relation entre les entreprises de ciment et leurs partenaires, et ce, dans le but de "lutter efficacement contre la spéculation et d’améliorer l’approvisionnement en ciment des entreprises de réalisation et des distributeurs agréés", indique un communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines. Pour rappel, le Groupe GICA compte augmenter sa production à 20 millions de tonnes/an de ciment à l’horizon 2019-2020 grâce aux projets d’extension de trois cimenteries et au lancement de deux nouvelles usines. Il s'agit des projets d’extension des cimenteries de Chlef, d'Ain El Kbira et de Zahana, et du lancement de deux nouvelles cimenteries à Sigus (Oum El Bouaghi) et à Béchar. 

    Les Douanes frappent un grand coup au Port d'Annaba et dévoilent un vaste trafic d’un importateur

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par agences
    • Affichages : 261

    Saisie de caméras de télésurveillance infrarouge, des accessoires autos, des produits cosmétiques, des jouets volants, des bijoux de fantaisie…  

     

                                                                                                     Les éléments de l’inspection principale de contrôle douanier aux opérations commerciales du port d’Annaba ont saisi, dimanche dernier, une grande quantité de marchandises prohibées et sensibles suite à l’ouverture d’un conteneur dont l'importateur a faussement déclaré qu'il contenait 965 colis de granulés, a appris mardi l'APS auprès de la Direction générale des Douanes (DGD). Parmi ces marchandises saisies figurent 613 caméras de télésurveillance infrarouge, 5 unités d'enregistreurs DVR, 47 unités d'interphones,  4.860 unités d'accessoires autos, 31 unités de filtre huile et essence pour hors-bord, 145 pompettes pour hors-bord, 48 lampes pour hors-bord, 226 flacons de produits de nettoyage de véhicules, 10.000 briquets, 154 flacons de produits vétérinaires et 2 machines à coudre professionnelles. Ce même conteneur contenait aussi des produits cosmétiques non déclarés, à savoir 17.208 flacons de parfum, 34.800 de déodorants, 3.132 boîtes de masque de visage, 419 jouets volants, 500 kg de henné, 2.520 articles de mercerie, 800 produits colorants pour cheveux, 468 tubes de rouge à lèvre et des bijoux fantaisie. La valeur de la marchandise sur le marché intérieur est estimée à près de 1,5 milliard de centimes, d’où une amende supérieure à 2,8 milliards. Un dossier contentieux a été élaboré pour ester en justice l'importateur en question devant les instances judiciaires compétentes.

    Travaux de stabilisation du pont Salah Bey (Pont géant), à Constantine

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par azed
    • Affichages : 292

    Le bureau d’études libanais  ne veut pas des travailleurs algériens

     

                                                                                                                     Il y a comme ça des remarques qui froisse notre amour propre nationaliste mais il faut, parfois, avoir le courage de reconnaître la vérité même si elle n’est pas toujours bonne à dire ou à entendre. En visite d’inspection et de travail, le 8 juillet, dans la wilaya de Constantine, M. Abdelghani Zaalane, ministre des Travaux Publics et du Transport, qui a donné le coup d’envoi officiel du chantier de creusement d’une galerie souterraine destinée à drainer et évacuer les eaux de pluie localisées coulant sous le pont géant Salah Bey, et qui menace la stabilité de cet ouvrage structurant ayant à peine une année d’existence, n’a pas accepté le délai de réalisation du projet avancé par le bureau d’étude libanais. Malgré les problèmes techniques que le bureau d’étude a pris soin de souligner, dont la qualité rocheuse du sol et l’insuffisance des moyens humains et matériels, le ministre a jugé que trois ans c’est trop long pour réaliser ce projet, doté d’une enveloppe financière  de 270 milliards de centimes. « 36 mois, c’est long », avait répliqué M. Zaalane, qui voulait qu’on aille vitre en besogne durant cette période de faible pluviométrie. Ainsi, il préconisera de renforcer le chantier par des moyens humains et matériels et de travailler 24h/24. C’est alors que le représentant du bureau d’étude libanais avance un autre argument massue. Il proposera au ministre de ramener des travailleurs expatriés (étrangers) pour respecter les recommandations du ministre et finir le projet dans un délai de moins de trois ans, expliquant au ministre que les algériens ne travaillent pas les jours fériés. Et, ils sont nombreux les jours fériés, en sus des jours de repos réglementaires. Par contre des travailleurs asiatiques sont disponibles réellement 24/24, et on les a vu à l’œuvre sur plusieurs chantiers qu’ils ont achevé en un temps record. Le ministre n’a pas répondu au vœu du représentant du bureau d’étude libanais. Peut être bien qu’on leur accordera cette exigence pour aller vite dans la réalisation du projet. Mais ce qui blesse vraiment c’est toutes sociétés qui viennent en Algérie constatent que l’algérien n’est pas bon travailleur. L’algérien, c’est plutôt quelqu’un qui cherche du travail et quand il en trouve, il commence immédiatement à cerner sur le calendrier les jours fériés, s’il ne commence pas directement à chercher les problèmes pour faire la grève. La société sud-coréenne Daewoo qui réalise dans la même ville le calibrage de oued Rhumel en sait quelque chose. Malgré la présence de travailleurs étrangers, le chantier en question a été perturbé par des grèves et des démissions pures et simples des travailleurs qui disaient, selon des témoignages authentiques, que la société sud-coréenne les faisait travailler comme des esclaves ! Voilà, on arrive à la mentalité algérienne qui assimile le travail à l’esclavagisme. A changer absolument. Le ministre des Travaux Publics et du Transport, Abdelghani Zaâlane, a donné, lors de cette visite à Constantine, le coup d’envoi des travaux de réhabilitation du tunnel Djebel El Ouahch, une partie de l’autoroute Est-ouest ayant subi un affaissement partiel en janvier 2014, et il a souligné la nécessité de livrer, en « août 2018 », la première tranche du projet d’extension du tramway de Constantine (de la station de Zouaghi Slimane à l’entrée de la nouvelle ville Ali Mendjeli).   

    Connexion ou Créer un compte