Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    Ouyahia sème espoir et peur

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T.
    • Affichages : 193

    Le plan d’action du gouvernement s’inscrit dans un programme d’une période de 4 à 5 ans, débordant sur 2019, la date limite du mandat du président de la République et de son programme !? Là réside tout le mystère d’Ouyahia.

     Egale à lui-même, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a tenté de convaincre les députés et les citoyens de l’efficacité du plan d’action du gouvernement, lors de son passage ce dimanche 17 septembre 2017 à l'Assemblée populaire nationale (APN). Ainsi, il a présenté ses arguments qui plaident pour le financement non conventionnel ou la planche à billets. "Les banques, publiques notamment, n'ont plus assez d'argent et pour pallier une défaillance de 2000 milliards de dinars du Trésor, l'Algérie doit emprunter 20 milliards de dollars chaque année auprès du FMI", a-t-il déclaré. Une façon de faire peur aux citoyens ? Peut être, mais c’est aussi une triste vérité. Ajoutant dans ce sens qu’"au bout de 4 ou 5 ans, l'Etat algérien sera ainsi dans l'incapacité de régler sa dette. Une conjoncture que nous connaissons pour l'avoir vécue", insistant sur "ses conséquences infernales sur le quotidien des Algériens". Et, plutôt démagogue, il soutiendra que ces emprunts non conventionnels auprès de la Banque d'Algérie "permettront à l'Etat de continuer de fonctionner normalement sans devoir imposer aux citoyens de nombreux impôts nouveaux". Et, c’est l’espoir d’une loi de finances pas trop contraignante sur le plan des impôts  Ouyahia a par ailleurs rassuré que le "financement non conventionnel ne causera pas la dévaluation du dinar". Il estime que ce recul de 25 à 30% par rapport aux devises étrangères ces trois dernières années est causé par la chute des réserves de change.

    Il a également avancé que cette catégorie de financements aurait un "impact positif" sur les entreprises locales qui recouvreront leurs créances sur l'administration et pourront ainsi survivre et se développer, "alors que certaines autres PMI ont, malheureusement, été déjà acculés à la disparition".

    Ce financement exceptionnel sera limité à une durée maximale de cinq années, et sera "accompagné de réformes économiques et financières" pour rétablir l'équilibre des finances publiques ainsi que l'équilibre de la balance des paiements, a-t-il insisté.

     

    Donc, l'Algérie va recourir "temporairement" à ce type de financement pour faire face à une crise financière qui dure depuis plus de trois ans induite par une grave chute des prix des hydrocarbures, a-t-il encore souligné. Enfin, c’est dernier passage que les analystes n’ont pas compris, et que les détracteurs du Premier ministre tentent de tourner au ridicule. Un financement exceptionnel limité à une durée max de 5 Ans, dites-vous ? Qui peut assurer que le gouvernement Ouyahia vivra plus de deux ans, soit aller au-delà des élections présidentielles de 2019 ? A moins que cette déclaration du Premier ministre soit un message à l’opposition : le gouvernement Ouyahia reste aux commandes du pays après 2019, « H’na ymout Kaci ».   

    Appels pour l’application de l’article 102 : Niet catégorique et ferme avertissement de l’Armée

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T.
    • Affichages : 245

    Dans le viseur on peut voir Boukrouh, Djilali, Benflis, Makri et autres intellectuels…tous ceux qui disent ou pensent que le président est fini

     La réaction contrastante des institutions, de par la bourrasque créée par les nombreux intervenants, par rapport aux quelques mouvements apparents d’opposants qui cherchent à relancer le débat sur la santé du président, laisse perplexe et pose moult interrogations. C’est l’alerte en haut lieu de la pyramide pouvoir. Un à un, les plus haut responsables ont répliqués aux quelques attaques de l’opposition, qui multiplie ses appels à l’application de l’article 102 et écarter le président Bouteflika de son poste pour cause d’incapacité physique à mener sa mission. Comme s’il y avait le feu à la maison, le message du vice-ministre de la défense, chef d’état major de l’ANP, Gaïd Salah, qui avait soutenu que l’armée ne déviera jamais de ses missions constitutionnels, a été suivi par les deux présidents du Parlement, Bensalah et Bouhedja, qui avaient tous deux fustigé et mis en garde ceux «qui tentent, par désespoir, de semer le doute sur les institutions de l’Etat et sa crédibilité», et aujourd’hui la réaction un cran plus virulente, de l’Armée à travers son organe officiel ‘El Djeich’, qui vient rappeler que « l’armée nese départit pas de ses mission constitutionnelles ». Le tout, couronnée par une apparition « publique » du président Bouteflika, qui a présidé un conseil des ministres le mercredi 6 septembre 2017, pour dire ou faire voir à tout le monde que leurs gesticulations sont vaines, que le président est là et qu’il exerce ses missions le plus normalement possible. Mais, à force de trop appuyer sur l’argument, le pouvoir a donné de l’eau au moulin des opposants, des médias et des observateurs. Pourquoi tant de frénésie, pourquoi a-t-on cru bon de revenir sur le sujet dans l’éditorial d’El Djeich  pour redire ce qui a été déjà dit par le vice-ministre ? D’autres signes, à l’enseigne des interventions du SG du FLN et des deux présidents du Parlement, révèlent une panique qui s’est emparée des plus hautes autorités du pays. Chose qui ne serait pas arrivée s’il ne s’agissait que de plumes de mercenaires, comme le souligne dans son éditorial El Djeich pour ridiculisant du coup les Boukrouh, Djilali et Benflis et d’autres intellectuels qui n’ont pas cessé ces derniers jours, et qui continuent encore à crier sur tous les toits qu’il faut aller vers des élections présidentielles anticipées, tout en cherchant à obtenir la caution de l’Armée dans ce cadre. Si jusqu’à présent les destinataires ne sont pas nommément cités, cette fois-ci, l’armée attaque d’une manière directe les concernés, notamment Boukrouh, dont le nom pas été cité mais son portait robot ne laisse aucun doute. «Des plumes qui ont touché à tous les domaines et les  spécialités depuis la chariaâ, à l’histoire en passant par l’économie, l’astronomie et autres domaines de connaissance. Mais en constatant leur échec et l’incapacité de leur pensée à capter l’intérêt du public, elles ont cru bon de s’attaquer à l’ANP, pensant qu’à coup d’accusations, de procès d’intention et de travestissement de la vérité, avec la profusion de notions académiques, rébarbatives, de citations, d’aphorismes et autres artifices de la rhétorique, qu’on leur déroulera le tapis rouge, que le peuple applaudira et qu’elles entreront ainsi au Panthéon de l’Histoire» peut-on lire sur l’éditorial d’El Djeich. Le message est clairement adressé à Boukrouh et ceux qui sont derrière lui, parce que Boukrouh ne s’aventure jamais seul sur des sentiers pareils. En Algérie, il y a sur la façade ce qu’on voit et ce qu’on entend, et il y a les coulisses, là où tout ce concocte. Quelque choses bouge, laissent justement entrevoir ces coulisses. Les appels à l’intervention de l’armée pour déposer le président, et de peser sur la décision d’aller vers des élections présidentielles anticipées peuvent faire figure de présage à des actions de contestations civiles qui seront menées par les concernés, dans la rue. L’Armée sera alors dans l’obligation d’intervenir…dans un cadre constitutionnel, pour préserver le pays de sombrer dans le chaos. D’ici là, on aura juste le temps de se réveiller en 2019, l’année des élections présidentielles, la fin du 4e mandat. Pourvu que cela se passe dans un contexte démocratique, sans haine et sans exclusion, la guerre de la succession est bel et bien déclarée.     

    Rentrée scolaire 2017/2018 : de nouveaux problèmes viennent se greffer aux anciens !

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par C. Ayoub
    • Affichages : 383

    surcharge des classes, la faute à l'explosion démographique 

     Aucune nouveauté pour la prochaine rentrée scolaire, annoncée le 6 septembre prochain. Le secteur, qui subit le poids de tous les maux sociaux, va vivre une année très difficile, la plus difficile de toutes ces dernières années. Le départ de plus de 8000 enseignants à la retraite ne sera pas facile à gérer, même si de nouveaux enseignants ont été recrutés pour combler le déficit en la matière. Les anciens enseignants, quoi qu’on dise, maîtrisait relativement la situation grâce à leur expérience, chose qu’il ne faut pas attendre avec les nouveaux enseignants, fraîchement débarqués, à peine sortis d’une formation pédagogique « accélérée ». Il leur faut du temps pour se familiariser avec l’école, et les effets de cette période de grâce qu’on leur doit seraient très négatifs sur le cours de la scolarité qui, elle, ne connaît pas de période de grâce. L’année scolaire 2017/ 2018 sera dans ce sens catastrophique sur le plan pédagogique. En sus, il faut compter l’accumulation de problèmes socioprofessionnels qui peuvent provoquer le clash à tout moment de l’année, parmi le corps des enseignants et des administratifs. Déjà les adjoints de l’éducation menacent de déclencher la grève dès le premier jour de la rentrée, ainsi que les proviseurs qui promettent de suivre le même exemple. 9 millions d’élèves à gérer, ce n’est pas avec de la bonne parole qu’on arrivera à les canaliser, comme tente de le faire la ministre de l’Education Nationale, qui a estimé que les administratifs assumeront leur responsabilité pour faire de cette rentrée une fête nationale. Peut être qu’ils se retiendront de faire quoi que ce soit au premier de la rentrée scolaire, mais le malaise ira les accompagner tout au long de l’année. Côté préparation matériel, il faut s’attendre à une année spéciale « surcharge » des classes. C’est Mme Benghebrit qui l’a avoué à la veille de la rentrée, lors d’une conférence de presse le 29 août. Oui, dira-telle, il y aura des classes surchargées cette année, surtout dans les nouveaux quartiers qui ont connu l’arrivée de nouveaux  locataires, et même ailleurs. C’est la faute à l’explosion démographique, fera-t-elle constater. Il ne manquait plus qu’elle recommande aux algériennes de faire moins d’enfants, comme l’a conseillé M. Macron aux africaines, afin de permettre au vieux continent de se développer, disait-il. Bien sûr, le problème réside dans cette volonté sociale de loger les citoyens dans de nouveaux quartiers sans trop s’importuner avec les équipements indispensables qui doivent être réalisés en même temps que les logements, telles les écoles et les centres de santé…Enfin, le cartable sera, toujours plus lourd à porter par les élèves.

    Viande pétrifiée du mouton de l’Aïd El-Adha : les algériens ont encore été les « dindon de la farce »

    • Catégorie : actualités
    • Affichages : 380

    Telle une malédiction qui poursuit les algériens, la viande putréfiée refait parler d’elle pour la seconde année consécutive. Passée les moments de joie du sacrifice, le mouton de l’Aïd El-Adha s’est vite transformé en cauchemar pour beaucoup d’algériens, qui ont vu la viande du mouton de l’Aïd El-Adha prendre des couleurs verdâtre et bleuâtre au 2e jour de la fête, exactement comme l’année dernière. Plusieurs familles ont dû, le cœur serré, jeter dans les poubelles une partie de la viande putréfiée, certains ont carrément jeté toute la carcasse aux chiens. L’ampleur du scandale n’est pas égale à celle de l’année dernière, mais il s’agit quand même de plusieurs cas de putréfaction de la viande du mouton de l’Aïd El-Adha signalés à travers le territoire national. Pour rappel, les autorités ont ouvert une enquête à propos de ce scandale, sans pour autant réussir à dissuader les maquignons de recourir à l’engraissement du cheptel à l’aide de moyens illicites, notamment des médicaments (corticoïdes et autres combinaison chimique de molécules). Cette enquête n’a pas donné de grands résultats sur le plan de l’efficacité. Cette année encore, donc, des maquignons sont revenus sévir contre de paisibles citoyens qui dû se saigner pour acheter le mouton de l’Aïd El-Adha qu’ils ont obligés de jeter dans les poubelles moins de 24 heures après le sacrifice. Certains foyers, surpris par la putréfaction de la viande, ont été contraint de prendre des omelettes au dîner du 2e jour de l’Aïd, eux qui se préparaient à se régaler avec du méchoui ! Il s’agit d’actions criminelles, qu’il faut traiter et combattre comme telles. Il ne s’agit d’ouvrir des enquêtes pour calmer les esprits, car les enquêtes doivent aboutir à des résultats concrets, pour que pareil scandale ne se reproduise plus jamais. Sinon pourquoi mobiliser les efforts des gendarmes avec leur laboratoire d’analyse si au bout le coupable reste libre, se moquant encore et toujours de ces citadins qui croient avoir acheté un mouton alors qu’on leur refilé du carton, et encore, si ce n’est pas de graves maladies qu’on leur aura vendu. Au prochain Aïd, il faut exiger un certificat de garantie et un acte de vente signé par l’éleveur lors de l’achat du mouton de l’Aïd El-Adha. Aussi, il faut être intransigeant avec les vendeurs qui s’installent un peu partout aux abords et dans les cités à quelques jours de la fête. Et, même si les services chargés d’appliquer la loi se montrent tolérants à l’égard de ces vendeurs, tous les citoyens doivent éviter d’acheter le mouton au niveau de points de vente informels, là où tous les risques sont présents. Les algériens doivent éviter ce comportement frénétique, à la limite de la folie consommatrice, à la veille des fêtes religieuse, notamment.          

    Gaïd Salah insiste sur les missions constitutionnelles de l’Armée

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T.
    • Affichages : 230

    Une intervention dans un contexte politique particulier pour dire non aux appels des sirènes…

         Le Général de Corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP) est sorti de son silence quelques jours après la nomination de M. Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre, en remplacement de M. Abdelmadjid Tebboune, brutalement évincé trois mois seulement après avoir remplacé Sellal, et dans un contexte politique particulier, ouvertement tourné vers 2019, en l’occurrence le rendez-vous des élections présidentielles, la limite du 4e mandat présidentielle pour Bouteflika, qui doit soit céder son fauteuil, soit opter pour un 5e mandat. A l’occasion, donc, d’une visite de travail, mercredi à Constantine, il a réitéré l'engagement de l'ANP à mener "amplement" ses missions constitutionnelles, tout en saluant les sacrifices des éléments de l'ANP et de différents corps de sécurité au service de la patrie, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale. L’ANP ne déviera jamais de ses missions constitutionnelles, laissera-t-il clairement entendre en guise de message à certaines parties qui veulent impliquer l’Armée dans le jeu politique ou qui croient dur comme fer qu’elle y est pleinement engagée, déjà. "En consolidation des fondements de ses objectifs majeurs et nobles, l'ANP demeurera, comme j'ai tant veillé à le répéter, une armée républicaine, engagée à défendre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du pays, protégeant l'indépendance. Cet acquis que notre peuple a dû  concrétiser péniblement avec le sang et les larmes. Une Armée qui assure amplement ses missions constitutionnelles en dépit de la nature de toutes les circonstances", a fait savoir le chef d'Etat-major de l'ANP. Clair net et précis, comme le veut la rigueur militaire. Par la suite, le Général de Corps d'Armée a suivi des interventions des personnels de la Région qui ont confirmé leur attachement à leur pays, l'Algérie, "qui sera toujours à l'abri de toute menace ou dessein maléfique, gardée par ses fils honorés par le port du message de leurs aïeux et qui poursuivront leur honorable parcours".

     

    La visite de deux jours du Général de Corps d'Armée à la 5ème Région militaire s'inscrit dans "la dynamique de ses visites aux différentes Régions militaires et du contact direct et permanent avec les personnels militaires déployés à travers les quatre coins du pays, et en vue de s'enquérir de l'état-prêt des unités militaires", précise le communiqué du MDN. Oui mais, lors de ses précédentes visites, il n’a pas autant insisté sur « les missions purement constitutionnelles » de l’Armée.  

    Connexion ou Créer un compte