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    Walis algériens et préfets français : une rencontre inhabituelle et des interrogations

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    La rencontre qui réunira jeudi à Alger les walis algériens et leurs homologues préfets français suscitent de nombreuses interrogations. Pourquoi une telle rencontre, quelle utilité pour les deux parties, qui doit donner des leçons à l’autre, et tant d’autres questions auxquelles ne répond pas le communiqué du ministère de l’Intérieur qui annonce cette rencontre. Vue d’Alger, la rencontre est presque banale, mais vue de Paris, la rencontre revêt une importance capitale sur plusieurs plans, notamment la sécurité et la lutte antiterroriste, ainsi que l’immigration clandestine et les réseaux de trafiquants liés à ce phénomène.

    Une rencontre, qui s'inscrit, selon le communiqué du ministère de l’Intérieur algérien, dans le cadre des échanges et de la coopération décentralisée entre les départements de l'intérieur de l'Algérie et de la France, aura lieu sous la présidence conjointe du ministre de l'Intérieur des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, et du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur français, Gérard Collomb. Des mots qui laissent croire que cet évènement est tout à fait naturel, bien mieux on serait tenté de croire que ce genre de rencontres est courant par le passé, alors que le fait est inédit.

    Prévue au Centre international des conférences, Abdellatif Rahal, cette rencontre, ajoute le communiqué en question qu’elle "constituera une opportunité d'enrichir et de consolider les échanges d'intérêt commun entre les deux départements en matière de gouvernance locale notamment dans les domaines de l'attractivité et le développement économique du territoire, la gestion des grands centres urbains et du management des situations de crises et des risques majeurs", précise la même source. Et, l’on peut avoir une autre version de cette rencontre, selon les services du ministère de l’Intérieur français, indiquant clairement les buts du déplacement du ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, qui se rendra en Algérie et au Niger à partir de mercredi pour évoquer la lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine, ont indiqué mardi ses services. Ce déplacement, prévu jusqu'à dimanche, permettra de "rappeler le partenariat étroit qui unit l'Algérie et la France, notamment sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme, ainsi que sur les enjeux migratoires" et de "démontrer le partenariat efficace de la France et du Niger en matière de lutte contre les réseaux de trafiquants d'êtres humains", indique le ministère français dans un communiqué. En Algérie, Gérard Collomb doit notamment rencontrer son homologue Noureddine Bédoui, ainsi que le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Le ministre se rendra ensuite au Niger, toujours dans le même cadre de sa visite, pour participer à une réunion internationale à Niamey sur la coordination pour la lutte contre les réseaux de trafiquants de migrants, avec les représentants de plusieurs pays africains (Niger, Tchad, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal et Libye) mais également européens (Allemagne, Italie et Espagne).

    Référendum sur le report de la date du Baccalauréat

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Z. Rania
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    Le débat à l’école a quitté soudainement le front social pour se concentrer sur cette question du report ou pas de la date du Baccalauréat. Une question propulsée au devant de la scène et qui occupe réellement tous les esprits. Pourtant, le problème est ailleurs. Bien évidemment, chacun ayant sa petite idée sur la question, les avis des syndicalistes divergent à ce sujet. Il y en a ceux qui sont pour le report et d’autres contre. En attendant le vote des élèves et de leurs parents. Un référendum scolaire. Quelle blague ! La ministre a-t-elle raison d’organiser cette consultation, soit dit « démocratique », pour que personne ne vienne rechigner sur son sort devant son tableau ? Hélas, le seul fait de lancer cette consultation à quelques semaines de cet examen n’arrange en rien la préparation des élèves sur le plan psychologique. C’est un temps d’hésitation très préjudiciable à la concentration, et qui vient après le vide laissé par la grève des enseignants. Une calamité, voilà le seul enseignement qu’on peut déduire de cette valse. Plusieurs syndicats du secteur de l'éducation et des associations des parents d'élèves ont affiché leur soutien à la décision de report de la date des examens du Baccalauréat pour se tenir après le mois de ramadan afin d'accorder le temps nécessaire aux candidats et leur permettre de passer cet examen dans des conditions psychiques et pédagogiques adéquates notamment après les perturbations causées par la grève des enseignants. En tout cas, la balance penche du côté du report si l’on tient compte du nombre de voix exprimées par les partenaires engagés dans ce référendum. Sept (7) syndicats, en l’occurrence Unpe, Snapap, Fnte, Fnape, Unpef, Satef, Fnape, sont pour le report de la date d’examen du Bac. Auxquels s’ajoutent la voix des associations de parents d’élèves et celle probablement des élèves qui vont voter, oui au report, sur Internet. Tout ce beau monde estime qu’un report de la date du Bac devrait aider les élèves à récupérer le temps perdu lors de la grève. Le report de la date du baccalauréat, pense-t-on, permettrait aux élèves de passer cet examen dans de meilleurs conditions, d'autant plus que la date prévue auparavant "coïncidait avec le mois de Ramadhan ce qui impacte négativement sur le rendement des élèves et leur concentration". Seul l’Unpef a touché du doigt la problématique en soulignant que "le report de la date du baccalauréat après le mois de ramadan servirait mieux l'intérêt des élèves en dépit des difficultés auxquelles les professeurs seront confrontés lors de la correction qui pourrait être reportée au delà du 4 juillet, date de leurs sortie en vacances". Le report de la date du Bac servirait les intérêts des élèves et pas ceux des enseignants. Il n’y a que deux (2) syndicats qui sont contre le report, en l’occurrence le Cnapeste et le Cla, et à un degré moindre le Snapest. Le CNAPESTE et le Syndicat du Conseil des lycées algériens (CLA) ont exprimé leur attachement de maintenir l'examen du Baccalauréat à la date fixée précédemment (du 3 au 7 juin), estimant que "le report de la date est inutile étant donné que l'intervalle entre les deux dates proposées (15 jours) est insuffisante pour rattraper les cours perdus à cause de la grève". Alors que le SNAPEST reste philosophique en indiquant que cette question exigeait "la publication du rapport de la commission nationale de suivi des programmes sur le taux d'avancement des cours dans les wilayas touchés par la grève", estimant "qu'il est inutile de reporter la date du Baccalauréat si cet intervalle n'est pas consacré à la poursuite et au rattrapage des cours". La ministre possède, maintenant, un argument massue, la majorité des voix exprimées en faveur du report, soit 9 voix pour le report, 2 voix contre et un vote blanc (celui du Snapest). Pourtant, le problème restera, toujours, ailleurs. Les élèves, eux, ont pour la majorité décrochée des études dans les lycées. Les absences dans les classes Terminales vont en augmentant, et se comptent par dizaines. Les élèves révisent ensemble ou suivent les cours particuliers. L’école publique fout le camp.  

    Les médecins résidents sollicitent l’intervention de Bouteflika

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T
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    Les médecins résidents ont battu le pavé, ce mercredi 28 février, à Constantine. Ils étaient près de 17 000 médecins résidents, parmi lesquels on peut compter des médecins généralistes, des dentistes, des pharmaciens et des citoyens, venus tous les soutenir dans leur position contre la dégradation du système de Santé algérien. « Y en a marre », criaient les manifestants lors de cette marche pacifique qui s’est déroulée sans heurts, sauf que les manifestants ont été bloqués au centre ville par les services de sécurité qui leur ont interdit de pénétrer au cœur du centre ville. Les médecins résidents se sont résignés à rebrousser chemin au niveau de l’avenue Aouati Mostepha, au centre ville même de Constantine, et rejoindre le Centre hospitalo-universitaire de Constantine, d’où la marche s’est ébranlée. Lors de leur marche, les représentants du collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) ont sollicité l’intervention du président de la République pour régler leurs problème, leurs revendications qui se résume comme suit : révision du statut du médecin résident, abrogation du service civil, bénéficier de la dispense du service militaire après 30 ans comme tous les algériens (seuls les médecins et les insoumis ne bénéficient pas de cette dispense !) et autres exigences techniques en matière de matériel de travail, de formation à améliorer et autres. L’intervention du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a bien permis de régler la grève du Cnapeste, déclarée le 30 janvier dernier, alors que les médecins résidents sont en grève depuis 4 mois sans que quelqu’un réponde à leur doléances ! Les jeunes médecins en formation ne veulent rien pour eux, au fond, car tout ce qu’ils demandent c’est l’amélioration du système de santé algérien, qui reste géré d’une manière archaïque en 2018. Les médecins résident ne refusent pas d’aller travailler au Sud du pays, tiennent-ils à répondre à Ouyahia, ils veulent seulement qu’on mette à leur disposition le matériel de travail nécessaire pour les gens du Sud ne viennent pas se faire soigner au Nord avec ou sans leur présence dans ce décor désertique dans les hôpitaux, répondent-ils à Ouyahia, qui a dit à partir de Biskra qu’ils veulent une « désertification » de la santé au Sud du pays en refusant de s’y rendre dans le cadre du service civil. Non, ces jeunes sont sincère, car ils pouvaient se taire et partir à la fin de leur formation à l’étranger, où ils seraient très bien accueillis, et nous laisser dans notre misère. Tout l’a compris et les citoyens le montrent bien en leur balançant des bouteilles d’eau à partir des balcons, lors de leur marche dans un climat assez chaud et humide en ce jour de mercredi 28 février. Nous maintiendront la grève jusqu’à la satisfaction de nos revendications, nous n’avons pas peur de l’année blanche, crient-il.    

    L'Algérie est le plus grand importateur africain de plastiques

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    Le Centre International de Conférences d'Alger Abdelatif Rahal CIC accueille une rencontre de grande importance sur le plastique, plast & printpack alger 2018, du 11 au 13 Mars 2018. On annonce un nombre record de 250 exposants de 25 pays avec plus d'innovations que jamais. 9 pays sont représentés par des pavillons ou groupes nationaux: Autriche, Chine, Espagne, France, Inde, Italie, Qatar, Taïwan et Turquie. Cet évènement, organisé par fairtrade (www.fairtrade-Messe.de) et Messe Düsseldorf (www.Messe-Duesseldorf.de), est incontournable pour les professionnels qui utilisent le plastique dans leurs activités, notamment à cause du grand nombre de solutions et de technologies proposées lors de cette rencontre qui fait, donc, de la Capitale Algérienne une destination très attrayante pour tous les professionnels souhaitant  moderniser leurs équipements existants ou investir dans de nouveaux projets dans les années à venir, d’autant qu’on annonce la présence fournisseurs internationaux de technologie et de solutions. Des conférences et ateliers sur le thème « Le plastique : la matière essentielle pour le développement durable", qui auront lieu les 12 et 13 Mars 2018 au même endroit, le CIC Alger, verront la participation de 30 conférenciers de 9 pays. Ainsi, selon les organisateurs, une trentaine de conférenciers venus d'Algérie, d’Allemagne, d'Autriche, de France, d’Espagne, d'Italie, du Maroc, du Nigéria et de Tunisie se pencheront en profondeur sur le thème « Le plastique : la matière essentielle pour le développement durable ». Notons que l’industrie plastique en Algérie connaît la plus forte croissance sur le continent africain. La consommation du plastique en Algérie a augmenté d'environ 9% par an au cours des dix dernières années, faisant de l'Algérie est le plus grand importateur africain de plastiques sous formes primaires.


    Ghouta orientale en Syrie : l’horreur !

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    Des témoignages parlent d’un enfer aux portes de Damas. La Ghouta orientale, un groupement résidentiel situé près de la capitale syrienne, avec près de 400 000 habitants encerclés, offre un décor d’apocalypse. plus de 400 civils, dont une centaine d’enfants, ont été tués en cinq jours de frappes aériennes et tirs d’artillerie du régime syrien et de son allié russe contre la Ghouta orientale, a annoncé jeudi une ONG.

    « Cinq jours de frappes aériennes et de tirs d’artillerie intenses ont tué 403 civils, dont 95 enfants », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Au moins 59 civils ont été tués dans la seule journée de jeudi, selon le directeur de l’Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

    Le régime mène depuis dimanche une campagne de bombardements dévastateurs sur la Ghouta orientale, un secteur situé à l’est de Damas qu’il assiège depuis 2013 et qui est le dernier fief rebelle aux portes de la capitale syrienne. Selon l’OSDH, 17 civils avaient été tués dimanche, 127 lundi, 128 mardi et 85 mercredi.

    D’après un journal proche du régime de Bachar al-Assad, cette nouvelle campagne de bombardements sur la Ghouta orientale est le prélude à une offensive terrestre des forces progouvernementales.

    Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés. Bien sûr, ces horreurs ont provoqué des réactions chez les dirigeants occidentaux qui, d’Angela Merkel à Macron, passant le SG de l’ONU, ont tous appelé à faire cesser le massacre, mais qui y prêtera ouïe à ces appels avec les explosions de ces obus qui tombent sur la Ghouta et qui ne laissent aucun habitant dormir pour quelques minutes. Impuissance occidentale, impuissance arabe, impuissance onusienne, le conflit syrien s’enlise dans l’horreur.   

    Il y a quelques jours, Raphaël Pitti, médecin humanitaire, dénonçait sur Europe 1 « un nouveau massacre, pire qu’Alep ». « Jamais les Syriens n’ont eu à supporter de telles attaques », expliquait-il ajoutant que des hôpitaux étaient détruits volontairement. « La population est affamée, les enfants meurent, la situation est épouvantable », alertait le médecin. Le sang des Syriens n’a-t-il plus aucune valeur ?  

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