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    En cas d’ouverture du dialogue en Algérie : qui va représenter les manifestants ?

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    Alors que les appels de certains acteurs de la société civile et autres organisations professionnelles, relayés par les internautes sur facebook, se font insistants pour une marche le vendredi 15 mars, afin d’exprimer le rejet des dernières propositions, contenues dans la lettre du président Boutfelika, d’intenses activités politiques ont été engagés, ce mercredi 13 mars, les membres du gouvernement et les partis de l’opposition pour plaider l’apaisement et appeler au dialogue inclusif et la concertation entre toutes les parties et trouver des solutions aux problèmes que vit le pays. S'exprimant sur les ondes de la radio nationale, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, fraichement désigné, a affirmé mercredi que la Conférence nationale inclusive et indépendante promise par le Chef de l'Etat dans son message à la nation, "ne sera pas organisée par le Gouvernement qui souhaite être un facilitateur". Il a assuré, à ce titre, que des consultations seront menées sur la manière de répartir la participation entre les partis de l'alliance présidentielle et les autres organisations d'un côté et de l’opposition toutes tendances confondues, y compris celle non représentée au Parlement de l'autre côté, alors que la troisième partie concerne la société civile. Sur le plan théorique ça marche, mais sur le terrain des problèmes peuvent surgir, notamment en matière de représentativité. Car, si pour les deux premières parties le problème ne se pose pas, la grande question est à ce niveau, qui va représenter les manifestants, ou la société civile ? On sait qu’il n’y a de société civile en Algérie, et qu’il n’y a pas de « meneurs » identifiés comme tels dans les manifestations des citoyens, en cours depuis le 22 février. Certains internautes tentent ces derniers jours de proposer des personnalités au titre de représentants des manifestants, mais cela reste des propositions au stade virtuel. C’est cela le plus grand problème auquel sera confrontée cette  entame de dialogue, si dialogue il y a. Car, cette défaillance au sein des manifestants risque de faire péricliter toute volonté d’aller vers une solution pacifique. D’où la nécessité urgente, non pas d’appeler à la marche, mais de trouver avant des représentants des manifestants capables de réagir avec efficacité aux évènements qui se précipitent sur la scène politique nationale et, surtout, avoir leur mot à dire dans le futur de l’Algérie. Comme le dira M. Lamamra, "il faut aller vers les citoyens, les forces politiques et toutes les personnes qui ont un potentiel pour pouvoir influencer le cours des évènements", soutenant que la Conférence nationale se tiendra avant fin 2019, et fixera la date de l'élection présidentielle. Tout comme M. Lakhdar Brahimi, qui a mis l'accent sur la nécessité d'"éviter les manifestations et le dialogue de sourds" pour pouvoir organiser le congrès national qui permettra d'obtenir "un large consensus" afin de choisir l'homme ou la femme qui gouvernera l'Algérie. Pour leur part, des partis de l'opposition, réunis mercredi au siège du Front de la justice et du développement (FJD), à Alger, ont appelé de leur coté à la tenue d'une rencontre nationale ouverte pour la tenue d'un dialogue sérieux et l'élaboration d'une feuille de route de transition démocratique.

    Révision de la loi sur les hydrocarbures: l’esprit de la règle des 51/49 supprimé

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C./synthèse agences
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    Le projet de loi sur les hydrocarbures récemment peaufiné, après des propositions de trois cabinets de consulting américains, Curtis, Hartree Parner et McKinsey, retient trois types de contrats qui seront proposés aux investisseurs étrangers dans le cadre de la prospection et la production des hydrocarbures en Algérie, a indiqué un haut responsable du groupe Sonatrach. Ainsi, les trois formules contractuelles qui ont été retenues dans le nouveau texte, et qui seront proposées pour adoption, ont pratiquement effacé la règle des 51/49, laissant pour Sonatrach le seul monopole sur l’activité transport par canalisation. La première formule s’inscrit dans un système de partage de production, la compagnie pétrolière étrangère qui peut se maintenir en offshore n’aura aucun contact avec les agences Alnaft et l’ARH ou même avec l’administration fiscale du fait que ses obligations fiscales sont réglées par la Sonatrach. Le partenaire est tenu en vertu de ce contrat de ramener sa contribution financière et technologique, de récupérer ses coûts et d’être rémunéré selon une formule négociée. Un deuxième régime, communément appelée contrat de participation, dans lequel Sonatrach et la compagnie pétrolière partenaire auront les mêmes droits et obligations en termes de dépenses, de rémunération et de payement de la fiscalité. A l’opposé du régime de partage de production, le contrat de participation oblige le partenaire étranger à s’implanter en Algérie en créant une succursale. Le texte propose également un troisième régime, appelé contrat de services à risques, et par lequel Sonatrach pourrait faire appel à l’expertise d’une compagnie étrangère pour développer par exemple des gisements difficiles à exploiter ou améliorer la récupération des gisements matures, a-t-il expliqué. Intervenant comme opérateur, le partenaire est rémunéré dans ce type de contrat en fonction de sa performance, a précisé M. Hakkar, également vice-président de Business-Développement et marketing du groupe Sonatrach. Le choix de l’une "des trois formules dépendra de la nature des gisements et des périmètres proposés à l’exploration et l'exploitation mais aussi de l’investisseur" lui-même, a-t-on expliqué.

    Gaïd Salah change de cap dans ses propos, ses intentions restent à éclaircir

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    Quel sens donner aux dernières déclarations du vice-ministre de la Défense nationale, Chef d'Etat-Major de l’Armée nationale populaire, le Général de Corps d'Armée, Ahmed Gaid Salah, soutenant que l'Armée nationale populaire (ANP) et le peuple partagent tous les fondements d’une vision unique du futur de l’Algérie ? Certains y verront un revirement de ton et de position du vice-ministre de la Défense, qui ne faisaient ces derniers temps que rappeler les mise en garde au sujet de la stabilité du pays et de la sécurisation des élections. Car, à lire la dernière déclaration, on comprendrait que l’Armée admet un retrait du président Bouteflika de la prochaine élection présidentielle, ainsi que du vice-ministre de la défense lui-même, comme le veut la vision du futur de l’Algérie par le peuple, et que partage l’Armée, selon les propos du vice-ministre de la Défense. Mais cela ne semble guère le cas, puisque le pouvoir fonce tête baissée vers la tenue de l’élection présidentielle le 18 avril prochain, avec comme argument qu’il n’y aura pas de 5e mandat, du moment que le président Bouteflika promet, jure par Dieu et le peuple, qu’il se retirerait dans moins d’une année en organisant des élections anticipées, où il ne sera pas candidat. Dans ce cas, ni le président Bouteflika ni son vice-ministre de la défense ne semblent pas avoir entendu la voix du peuple, qui exige leur départ dans l’immédiat et sans condition.

    Bouteflika de retour au pays, l’application « flight tracker24 » désinstallée

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    C’est bon, les algériens ne vont plus scruter le ciel avec cette application « flight tracker24 », qui donne en temps réel les positions de tous les avions dans le ciel ou sur les pistes des aéroports, et qui les aura passionnés durant une dizaine de jours. Quant à ce retour au pays du président Bouteflika, ce n’est pas dans la joie qu’il a été accueilli dans l’après-midi du dimanche 10 mars, à l’issue d’un séjour dans un hôpital à Genève depuis le 24 février dernier pour des « soins périodiques ». A peine si les algériens ont pu suivre son passage dans le cortège qui fonçait à toute allure sur l’autoroute vers la résidence présidentielle de Zeralda. Sur un autre plan, aucun mot n’a été dit sur son état de santé, alors que la rue s’impatiente de le voir quitter définitivement la scène politique, et emmener avec lui tous ceux qui ont servi sous ses ordres. La contestation est plus forte contre sa candidature à un 5e mandat, notamment cette désobéissance civile qui a paralysé l’Algérie le jour même de son retour au pays. Des indiscrétions annoncent que le président va prendre d’importantes décisions, pas celle que veulent entendre les manifestants, en l’occurrence son retrait pur et simple de la course à la présidentielle, mais des trucs comme le changement du personnel politique. C’est de la dérision de sa part de s’entêter à briguer un autre mandat, même s’il promet des élections anticipées tout de suite après, en moins d’une année, estiment des avocats qui plaident contre le 5e mandat. Et puis, disent-ils, n’est-ce pas une reconnaissance implicite que les élections présidentielles du 18 avril ne seront ni propre ni honnête lorsque le président Bouteflika lui-même inscrit dans sa feuille de route l’installation d’une commission indépendante de préparation des élections. Chose qui laisse clairement entendre que le Haut conseil de surveillance des élections, actuellement à cheval, n’est pas indépendant et n’est pas de ce fait qualifié pour gérer l’élection présidentielle du 18 avril. Rien que pour ça, M. Derbal devrait déposer sa démission dans l’immédiat, estiment des avocats, qui considèrent qu’il s’agit là d’une humiliation.   

    Qui est l’algérienne qui a déposée une requête en Suisse pour placer Bouteflika sous tutelle ?

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    On comprend mal comment elle tient à garder l’anonymat cette algérienne, qui a déposé une requête en Suisse pour mettre Bouteflika sous surveillance ou sous tutelle pour empêcher qu’il ne soit otage de manipulation par son entourage, au dépens du peuple qui l’a élu à tête de la présidence de l’Algérie, alors qu’un Nekkaz fait une course dans les couloirs de l’hôpital où se trouve hospitalisé le président Bouteflika, caméra à la main, non seulement pour se faire bien identifier mais plus encore pour faire le buzz sur les réseaux sociaux. En tout cas, les fait sont têtus et retiennent que Nekkaz ne veut pas plus que faire le pitre et que cette action de l’algérienne non identifiée qui a déposé vendredi 8 mars une requête devant un tribunal Suisse, par le biais d’une avocate, pour demander le placement sous curatelle, ou tutelle, du président algérien Abdelaziz Bouteflika relève d’un geste très significatif que ne peut faire que quelqu’un qui a beaucoup d’amour pour le président Bouteflika et pour l’Algérie. Dans sa requête, l’algérienne en question évoque la "santé fragile" de Bouteflika qui l'expose à être "manipulé" par son entourage. Autant dire que cette algérienne est très proche du président Bouteflika et elle doit être bien connue par « ces proches » soupçonnés de manipuler le malade. Certains penseront à la sœur de Bouteflika, qui a, ces dernières années, manifestée son opposition aux plans de ses frères, Saïd et Nacer, qui refusent de le laisser mourir en paix. Dans cette requête déposée devant le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant de Genève, l'avocate Saskia Ditisheim, présidente de la branche suisse de l'ONG Avocats sans frontières, demande la nomination d'un ou plusieurs curateurs, ou représentants, en invoquant l'état de santé d'Abdelaziz Bouteflika. Demandant aussi d'"autoriser les curateurs à délier les médecins des Hôpitaux universitaires de Genève" du "secret médical" à l'égard du président algérien. Et à les autoriser à obtenir une "attestation médicale se prononçant sur ses aptitudes à gouverner un pays". Elle demande que "toute communication officielle au nom" de M. Bouteflika fasse l'objet d'un "accord préalable" des curateurs "afin de s'assurer que les propos tenus émanent réellement du pupille". Pourquoi irait-elle cette algérienne non identifiée vers ce recours judiciaire sachant que ses frères joueraient parfaitement ce rôle de tuteurs ou de représentants ? Justement, c’est là qu’on pressent plus sa sœur d’être à l’origine de cette requête, puisqu’elle sait pertinemment que ses frères, avec l’aide et le soutien d’autres parties, manipulent le président Bouteflika, voire le tiennent en otage. Seule sa sœur peut sur un plan de droit peut exiger, devant un tribunal, sa libération des mains de ceux qui le tiennent en otage. La requête n'a pas été déposée au nom d'Avocats sans frontières, mais pour le compte d'une citoyenne algérienne non identifiée. On ne sait pas si le tribunal suisse acceptera d'examiner cette requête et si elle a une chance d'aboutir. De toute évidence, estime l’avocate Saskia Ditisheim estime " le président algérien est à ce jour incapable de discernement, dans un état de santé très précaire, et que tous ses actes, aussi bien le dépôt de sa candidature que les communiqués, ne sont pas effectués par lui-même mais par son entourage politique et familial qui le manipule". Rappelons que des manifestations se succèdent depuis le 22 février en Algérie pour demander au président Bouteflika, 82 ans, de renoncer à briguer un cinquième mandat à l'élection du 18 avril. Hospitalisé en Suisse depuis le 24 février, pour des "examens médicaux" selon la présidence algérienne, Abdelaziz Bouteflika n’a pas encore regagné le pays.

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