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    Présidence – Ouyahia : la cassure !

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Amine T

    Ouyahia est-il hors du gouvernement ? Son absence, encore une, lors des festivités officielles marquant le double anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures (24 février), célébré samedi à Oran, suscite de nombreuses interrogations et l’incompréhension des observateurs de la scène politique nationale. D’autant que les festivités se sont déroulées, sans Ouyahia, mais en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre ministres de la Justice, Garde des sceaux, du ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, des PDG des groupes Sonatrach et Sonelgaz ainsi que du Secrétaire général de l’UGTA, du président du FCE, de représentants d’organisations syndicales et des autorités locales. Aucune explication, ni excuse, n’ont été avancées pour justifier cette absence de taille. Que se passe-t-il au gouvernement, est-ce un prélude à un remaniement imminent ? Tout est possible dans cette histoire qui se défile au fil des jours. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, n’est plus en odeur de sainteté avec la présidence. Il existe désormais un réel problème entre la présidence et le Premier ministre, nous confient des proches d’Ouyahia. Et, tout le problème réside dans les élections présidentielles de 2019. On sait que le Premier ministre ne sera pas candidat aux prochaines élections présidentielles si Bouteflika brigue un nouveau mandat, Ouyahia l’a toujours répété. Mais, si Bouteflika n’est pas candidat, rien ne retiendrait Ouyahia de se présenter à ces élections, et c’est là toute la problématique. Parce que la présidence a mis sur la table un nouveau scénario pour ces élections, maintenant on parle de la candidature de Bouteflika ou d’un candidat désigné par lui et que doit soutenir Ouyahia comme il l’aurait fait pour Bouteflika. Ouyahia a opposé un refus catégorique à cette nouvelle thèse. Il a fait savoir à la présidence qu’il ne marche que Bouteflika, et si ce dernier ne se présente pas, il faut compter avec sa candidature. En somme, si Bouteflika désigne un candidat pour lui succéder, probablement l’un de ses frères (pas forcément Said), Ouyahia ne le soutiendra pas. Mieux, il se présentera contre lui en 2019. Le fossé est creusé très profond entre la présidence et le Premier ministre dont les jours sont, désormais, comptés à la tête du gouvernement. Et, s’il est encore là, affirment nos sources, c’est parce qu’on  n’a pas encore réussi à trouver la meilleure formule pour le neutraliser radicalement et l’écarter pour de bon de la course à la présidence.         

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