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    Algérie : relents de campagne présidentielle précoce

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Rania Z.

    2019 arrive à une vitesse grand ‘V’. Et tout semble prendre le tempo de cette année charnière dans la vie politique de l’Algérie. De nombreux chefs de partis commencent à faire du bruit pour ne pas dire du tapage autour de quelques points précis, cassant du coup le silence qui caractérisait leur parcours politique hors-élection. Ce samedi 27 janvier 2018, en sus des discoureurs réguliers de la scène politique nationale, dont les SG du FLN et du RND et leurs représentants, d’autres ont sorti la tête de la tête pour parler, de tout et de rien, l’essentiel étant de montrer qu’il y a une vie politique dans le pays, comme en tant de campagne électorale. Il s’agit des Abderrazak Makri du HMS, Amara Benyounès du MPA, Louisa Hanoun du PT, Filali Ghouini d’EL Islah, Amar Ghoul de Taj, Belaid Abdesselem du Front El Moustakbal, et d’autres encore qui sont appelés à suivre le pas dans les prochains jours, les prochaines semaines. On peut penser qu’ils sont dans leur rôle naturel ces femmes et hommes politiques qui s’affichent sur la scène nationale et abordent différentes questions d’actualité, mais il faut le faire sans qu’on soit invité ou dans des moments précis, le temps d’une campagne électorale. Cela donnerait beaucoup à lire, notamment au sujet du 5e mandat qui, non seulement n’est plus possible, mais il est très probable également que la date des élections présidentielles soit avancée, pour aller vers des élections présidentielles anticipées, si l’on se fie aux mouvements de proches du cercle présidentiels. Surtout quand on voit les attaques du SG du FLN contre Ouyahia. Des sources bien informées avancent que le candidat du « consensus » au sein  du pouvoir sortira de l’ombre entre au mois de mars ou avril, de la sorte on aura le temps de lui confectionner une notoriété et une stature nécessaire. Parce que ce candidat est un illustre inconnu. En parallèle aux mouvements de protestation d’origine socioprofessionnelle, qui ne sont pas dénués de calculs tacticiens, deux sujets politiques sont partagés dans les discours, peut-on constater, en l’occurrence la privatisation des entreprises publiques avec ses pour et ses contre, ainsi que les présidentielles de 2019 qui peuvent arriver plutôt que prévu, et les positions des chefs de partis par rapport à leurs candidatures lors ce prochain rendez-vous…

     La privatisation des entreprises est un sujet vieux qui aiguise les appétits, et qui n’est pas prêt de livrer les derniers secrets de ce vif intérêt de certains politiciens. Aussi, et surtout, on ne manque pas de porter des avis affirmés sur les élections présidentielles de 2019. Et, presque tous rappellent que c’est le congrès qui tranchera la question de la candidature aux présidentielles. Si certains mettent tout le soin à dire que leur candidature n’est probable que si Bouteflika ne brigue pas un 5e mandat, comme Amar Ghoul, d’autres ne font aucunement référence à cette éventualité, se présentant en candidats potentiels avec ou sans Bouteflika. Cela donnerait beaucoup à lire, notamment au sujet du 5e mandat qui, non seulement n’est plus possible, mais il est très probable également que la date des élections présidentielles soient avancée, pour aller vers des élections présidentielles anticipées, si l’on se fie aux mouvements de proches du cercle présidentiel, surtout quand on voit les attaques du SG du FLN contre Ouyahia, qui, pourtant, insiste à répéter qu’il ne se présentera pas si Bouteflika formule le vœu de se porter candidat. Ouyahia ne peut donc déranger le FLN que si ce dernier parti compte présenter ou soutenir un candidat autre que Bouteflika. Amar Ghoul qui commence à parler des présidentielles, c’est une autre indication que les partis de l’alliance se préparent au lancement d’un candidat pour la succession de Bouteflika. Et, la candidature de Chakib Khalil à la présidentielle de 2019, confirmée selon certains sources crédibles,  ne fait que renforcer cette thèse. Des sources bien informées avancent que le candidat du « consensus » au sein  du pouvoir sortira de l’ombre entre au mois de mars ou avril, de la sorte on aura le temps de lui confectionner une notoriété et une stature nécessaire. Parce que ce candidat est un illustre inconnu…               

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