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    Matraquage des médecins résidents par la police, les réactions officielles justifient le recours à la force

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Pourra-t-on jamais justifier le recours à la brutalité policière contre des citoyens qui manifestent pacifiquement ? Selon Les explications officielles, les forces de l'ordre ont imposé un cordon de sécurité lorsque les protestataires ont tenté de sortir de l'enceinte de l'hôpital, ajoutant que l'intervention des forces de l'ordre "entre dans le cadre de l'application de la loi qui interdit les marches dans la capitale". Voilà le fin mot, personne ne peut marcher à Alger. Puis on parle de confrontation qui a fait des blessés parmi les médecins et les policiers. Pour dire que les manifestants étaient également violents et qu’il fallait bien utiliser la force contre eux. On laisse également entendre, côté officiel, que les médecins résidents ont obtenu satisfaction sur tous les points de revendication soumis, laissant l’opinion déduire que ces médecins sont fous de continuer à manifester alors qu’ils ont eu gain de cause. « Qu’est-ce qu’ils cherchent alors ces médecins résidents ? », laisse-t-on insinuer comme interrogation au sein de l’opinion publique. Ils cherchent tous à « partir ailleurs, travailler et vivre sous d’autres cieux, là où personne ne les tabassera même s’ils sont des étrangers ». Voilà ce qui se répète dans le milieu des jeunes médecins résidents. Ce qu’il qu’ils cherchent, ce qu’ils désirent, maintenant, plus que toute autre chose, c’est partir loin, même s’il faut pour cela mourir un peu, comme disait le poète…

     La voix officielle, s’exprimant sous l’anonymat au sujet de la violence utilisée contre les médecins résidents pour les empêcher d’organiser une marche à Alger, est tombée en début de soirée, à travers l’agence de presse officielle (APS). Non pas pour tenter d’apaiser les esprits, pour appeler au calme ou pour s’excuser de ce recours abusif à la matraque contre des jeunes qui manifestaient pacifiquement pour revendiquer l’amélioration des conditions socioprofessionnelles, mais pour se justifier, voire pour donner raison à l’irraisonnable.

    « Les médecins résidents en grève depuis plusieurs semaines se sont rassemblés dans l'enceinte du CHU Mustapha Pacha à l'appel du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) pour un sit-in national mais ont ensuite décidé de "sortir de l'hôpital pour organiser une marche pacifique", selon les protestataires. Les forces de l'ordre sont intervenues pour empêcher la marche en imposant un cordon de sécurité », ainsi s’explique la présidence, puisque c’est la présidence qui contrôle cet organe de presse officielle. Puis, immédiatement on parle de « confrontation », qui a fait « des blessés parmi les médecins résidents venus de différentes wilayas du pays, et dans les rangs des forces de l'ordre ». On nous apprend, donc, que les médecins résidents ont blessés des policiers !? Les policiers ont des matraques qui tapent fort, qui ont fait couler le sang des manifestants, mais on ne dit avec quelle arme les policiers ont-ils été blessés.  

    Dans ce prolongement des explications absurdes et aberrantes, on souligne qu’une source sécuritaire a précisé à l'APS que les forces de l'ordre ont imposé un cordon de sécurité lorsque les protestataires ont tenté de sortir de l'enceinte de l'hôpital, ajoutant que l'intervention des forces de l'ordre "entre dans le cadre de l'application de la loi qui interdit les marches dans la capitale". Voilà le fin mot, personne ne peut marcher à Alger.

    Bien évidemment, on se fera un devoir de continuer les explications en rappelant que « des représentants du CAMRA ont été reçus au siège du ministère, par M. Hasbellaoui, et que ce dernier avait indiqué que "les revendications des médecins résidents pour l'amélioration de leurs conditions de travail avaient été prises en compte à travers la mise en place de mesures incitatives dans le cadre des lois en vigueur". Ajoutant que les médecins résidents affectés dans les différentes wilayas du pays auront à leur disposition les moyens nécessaires, notamment le plateau technique et le logement, avait alors assuré le ministre, précisant qu'"il y aura une nouvelle forme de service civil" dans le cadre du projet de la nouvelle loi sanitaire.

     

    Le ministre avait également indiqué que son département "ne peut pas intervenir sur la question du service national pour les médecins car elle relève de la compétence du ministère de la Défense nationale". On laisse entendre, côté officiel, que les médecins résidents ont obtenu satisfaction sur tous les points de revendication soumis, laissant l’opinion déduire que ces médecins sont fous de continuer à manifester alors qu’ils ont eu gain de cause. « Qu’est-ce qu’ils cherchent alors ces médecins résidents ? », laisse-t-on insinuer comme interrogation au sein de l’opinion publique. Ils cherchent tous à « partir ailleurs, travailler et vivre sous d’autres cieux, là où personne ne les tabassera même s’ils sont des étrangers ». Voilà ce qui se répète dans le milieu des jeunes médecins résidents. Ce qu’il qu’ils cherchent, ce qu’ils désirent, maintenant, plus que toute autre chose, c’est partir loin, même s’il faut pour cela mourir un peu, comme disait le poète. 

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