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    Des enseignants chercheurs SDF

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    Ils ont passé la moitié de leur vie dans des laboratoires, et ils n’ont pas été pris en considération, ni par les pouvoirs publics, ni par leur employeur, pour leur dénicher un petit F3 dans un quelconque quartier comme ceux qui poussent comme des champignons à travers le pays. Et, M. Hadjar dévoile encore toute la misère intellectuelle de son département en  faisant état, ce jeudi 4 janvier, lors d’une séance plénière au Conseil de la nation, de "l'impossibilité" à l'heure actuelle d'octroyer une prime au logement au profit des enseignants chercheurs sans logement. C’est comme si le ministre leur donnait une carte de SDF…

     Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, avoue qu’il est en panne d’idée pour trouver une solution au problème du logement dont souffrent les enseignants chercheurs. Les enseignants chercheurs qui ont passé la moitié de leur vie dans les laboratoires n’ont pas été pris en considération, ni par les pouvoirs publics, ni par leur employeur, pour leur dénicher un petit F3 dans un quelconque quartier comme ceux qui poussent comme des champignons à travers le pays. Et, M. Hadjar dévoile encore toute la misère intellectuelle de son département en  faisant état, ce jeudi 4 janvier, lors d’une séance plénière au Conseil de la nation, de "l'impossibilité" à l'heure actuelle d'octroyer une prime au logement au profit des enseignants chercheurs de même que pour l'hébergement des étudiants universitaires dans des hôtels ou des appartements. C’est comme si le ministre leur donne une carte de SDF !

    Et quelle excuse a trouvé le ministre à cette « impossibilité » de l'introduction de la prime au logement au profit des enseignants chercheurs au lieu d'un logement ? C’est en raison de l’absence de cette prime dans le régime indemnitaire en vigueur. Comme si le régime indemnitaire est inchangeable pour l’éternité.

     

    Le ministre a encore expliqué que cette indemnité ne peut être adoptée à l'heure actuelle pour plusieurs raisons, notamment la difficulté d'en fixer le montant en fonction des zones et régions en l'absence d'un dispositif référentiel de loyers au niveau national et l'inexistence d'un marché immobilier développé en matière de location. Rien que ça. Mais, M. Hadjar ne manquera de souligner que la question d'assurer un logement aux enseignants chercheurs est "une des priorités du secteur" qui veille à l'amélioration de la situation socioprofessionnelle de cette catégorie d'autant que le logement une fois assuré constitue "un élément de stabilité socioprofessionnelle". Reconnaissant implicitement que sans logement, l’enseignant chercheur est livré à une instabilité qui le pousse souvent à se stabiliser dans des pays qui lui offriront, bien plus que le logement, de meilleures conditions de vie et de travail. 

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