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    Ouyahia silencieux face aux humiliations que lui fait subir Ould Abbès

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Etrange silence du Premier Ministre, Ahmed Ouyahia, qui n’a pas l’habitude de se taire quand on l’attaque de front. Il n’est pas partisan de la manière gentille qui consiste à tendre l’autre joue quand on le gifle, pourtant cette fois-ci, malgré les attaques nombreuses et incessantes du Secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, il est resté de marbre, sans broncher, sans même dire ouf. Ces derniers jours, il se fait même très discret, on ne le voit même pas sur le devant de la scène nationale. On ne voit que Djamel Ould Abbès, partout sur le front, et il ne rate aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur Ouyahia. Cela a commencé avec les entreprises d’assemblage automobile, limitées à cinq par Ouyahia, avant de geler sa décision qui ne plaît pas beaucoup au FLN. Ensuite il y a eu cette tripartite parallèle, organisée entre le FLN, le FCE et l’UGTA, ces mêmes partenaires qui ont rencontré le Premier ministre quelques jours avant pour discuter du fameux Partenariat - Public – Privé, ou privatisation partielle des entreprises publiques, une tarte de laquelle craint d’être écarté et qui a vite appelé à rediscuter le sujet. Là également, Ouyahia ne bouge pas. Pourtant c’est une raison valable pour démissionner ou remettre à sa place le FLN et son SG. « Nous avons demandé à notre Secrétaire général, Ahmed Ouyahia, de ne pas répondre à ces provocation du FLN », lâche un proche du SG du RND…

     Mais, le FLN le dit haut et fort. « L’Etat algérien est conduit par le FLN, et il continuera à verser les salaires aux travailleurs, il n’y a pas lieu de craindre la crise financière », dira le SG du FLN, samedi 6 janvier, lors d’une rencontre avec les militants du parti. Des paroles qui sortent comme des flèches de la bouche de Djamel Ould Abbès, ciblant le Premier Ministre qui avait un jour dit que l’Etat n’est plus en mesure d’assurer les salaires des travailleurs. En tout cas, le SG du FLN, orchestre une véritable campagne contre le Premier Ministre, visant sa destitution de son poste, ni plus, ni moins. « Des tirs à blancs », ironisent les proches d’Ouyahia. Au fond, il s’agit de tirs qui font mouche, et à maintes reprises la guerre ouvertement publique et féroce, entre ces deux responsables des deux partis du pouvoir, constituant à eux deux la majorité au sein des assemblées nationale et locale, a été évitée de justesse. Entre les deux hommes le courant ne passe plus. « Nous avons demandé à notre Secrétaire général, Ahmed Ouyahia, de ne pas répondre à ces provocation du FLN », lâche un proche du SG du RND. Autant dire des humiliations à répétitions qu’il doit subir sans bouger. On comprend mieux, ainsi, pourquoi Ouyahia est resté silencieux face à tant d’hostilités de la part de Djamel Ould Abbes. Le Premier Ministre s’est obligé au silence sur demandes et conseils de ses plus proches collaborateurs au RND. Est-il sur la sellette ? Non, estiment ses proches d’une manière pas trop certaine. Car, tout de suite après, ils rappellent que « Ouyahia part et revient », il est toujours là. La guerre de succession de Bouteflika ne fait que commencer.     

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