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    Des retraités pour remplacer les enseignants grévistes, tout un débat pédagogique

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Amine T.

    Du jamais vu. tout est permis pour casser la grève. Des retraités et des vacataires pour remplacer des enseignants grévistes, voilà ce qui a été décidé par la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghabrit, pour assurer la scolarité des élèves pris en otage par une grève qui perdure depuis plusieurs à travers les wilayas de Tizi-Ouzou, Blida et Bejaïa. Mais, il n’est pas sûr que cela soit la bonne solution, si cela constitue une solution en soi, estiment des spécialistes en pédagogie. Car, d’une part les retraités ont quitté le métier, moralement donc en « retrait professionnel », et il n’est pas garanti de réussir à les faire revenir dans les salles de cours, d’autre part même on réussit à faire revenir quelques uns, la qualité et l’efficacité de l’enseignement pédagogique n’est pas trop évidente. Pareil pour les vacataires, qui peuvent être tentés de combler le vide, sans faire oublier l’absence des grévistes. Et puis, les grévistes se laisseraient-ils faire en acceptant facilement que d’autres viennent les remplacer ? Bien sûr que non, et il est fort à craindre que cela conduise à des affrontements entre les uns et les autres. Mais, c’est fort possible que la ministre ait lancé cette menace pour amener les syndicats à la table des négociations. Puisque, dans le sillage de ces paroles, elle a rappelé que les portes du dialogue avec les syndicats du secteur et les associations des parents d'élèves demeurent "ouvertes"…

            La ministre a fait entendre dans ce sens, hier, lors de l'enregistrement de "Malhamet Yennayer" (l'épopée de Yennayer) chantée par une chorale d'écoliers à l'auditorium Aissa Messaoudi, qu’elle a autorisé les directeurs de l'Education à recourir aux vacataires et retraités pour remplacer les enseignants grévistes depuis plusieurs semaines dans certaines wilayas à l'appel du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE). Il s’agit selon elle d’assurer la continuité des cours aux élèves et surtout veiller à la préparation de ceux des classes d'examens. Cela laisserait penser que la ministre se fiche pas mal de la grève de ces enseignants. Mais, il n’est pas sûr que cela soit la bonne solution, si cela constitue une solution en soi, estiment des spécialistes en pédagogie. Car, d’une part les retraités ont quitté le métier, moralement donc en « retrait professionnel », et il n’est pas garanti de réussir à les faire revenir dans les salles de cours, d’autre part même on réussit à faire revenir quelques uns, la qualité et l’efficacité de l’enseignement pédagogique n’est pas trop évidente. Pareil pour les vacataires, qui peuvent être tenté de combler le vide, sans faire oublier l’absence des grévistes. Et puis, les grévistes se laisseraient-ils faire en acceptant facilement que d’autres viennent les remplacer ? Bien sûr que non, et il est fort à craindre que cela conduise à des affrontements entre les uns et les autres. Mais, il est possible que la ministre ait lancé cette menace pour amener les syndicats à la table des négociations. Puisque, dans le sillage de ces paroles, elle a rappelé que les portes du dialogue avec les syndicats du secteur et les associations des parents d'élèves demeurent "ouvertes", insistant particulièrement sur l'attachement de son département à assurer la continuité des cours aux élèves notamment ceux des classes d'examens". La ministre a ainsi saisi l'occasion pour exhorter les enseignant grévistes à "faire preuve de sagesse et reprendre les cours en privilégiant l'intérêt de l'élève", faisant état d'une rencontre mardi soir avec les membres de la Fédération nationale des associations des parents d'élèves pour "l'examen de leurs préoccupations concernant la grève des enseignants dans les wilayas mentionnées". Mais, entre-temps, les élèves ont perdu un précieux temps.   

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