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    Salaire de misère et précarité, retour du contrat d’emploi « social »

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    A l’arrêt depuis quelque temps, les contrats d’emploi dans le cadre du « social », accordés par le secteur de la Solidarité, ont été débloqués en ce début d’année 2018. De nouveaux quotas sont débloqués au profit des jeunes diplômés universitaires, des nécessiteux. Et pas seulement. Car la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme, Ghania Eddalia, a annoncé ce lundi 5 février le prolongement des contrats de 147.000 bénéficiaires de l’ex-dispositif du filet social au niveau national jusqu’à la fin de l’année 2019. Cela permettra de garder le calme, une relative paix sociale, bien après les élections présidentielles de 2019. L’Etat n’a pas les moyens financiers de payer les fonctionnaires, c’est ce que ne cesse de répéter le Premier Ministre, et pourtant on trouve les moyens pour continuer à financer les dispositifs d’emplois sociaux. L’achat de la paix sociale passe inévitablement par la création d’emplois, et comme l’emploi n’est jamais assez suffisant avec des centaines de milliers de demandeurs qui arrivent sur le marché chaque année, l’Etat doit s’impliquer avec cette offre d’emplois sociaux, très précaires et très mal payé, mais c’est mieux que rien, penseront les chômeurs, qui vont certainement être nombreux à se bousculer pour décrocher un petit boulot…  

       Pourquoi pas, tant qu’on imprime les Billets de Banque à souhait ! La ministre a assuré que les bénéficiaires de ces contrats ont été pris en charge en septembre dernier et intégrés au programme d’insertion professionnelle pour prolonger ensuite leurs contrats jusqu’à fin 2019. Non sans laisser un brin d’espoir en plaidant pour leur intégration définitive dans le monde du travail. Un espoir chimérique quand on constate que les contrats de 147 000 bénéficiaires du filet, des contrats signés par certains depuis 10 ans et plus, ont été seulement prolongés. On se demande alors jusqu’à quand cette intégration dans le monde du travail dont parle la ministre du secteur de la solidarité ? Pour après 2019, peut être. En tout cas, les jeunes du pré emploi ont souvent manifesté leur colère publiquement pour exiger le passage vers des contrats à durée indéterminée.

     

    Mme Eddalia a indiqué que son département a procédé à la mise à jour et à l'assainissement des listes des bénéficiaires de l’indemnité forfaitaire de solidarité (IFS) comme elle a annoncé de nouveaux quotas au titre du programme d’insertion sociale destiné aux diplômés universitaires. L’achat de la paix sociale passe inévitablement par la création d’emplois, et comme l’emploi n’est jamais assez suffisant avec des centaines de milliers de demandeurs qui arrivent sur le marché chaque année, l’Etat doit s’impliquer avec cette offre d’emplois sociaux, très précaires et très mal payé, mais c’est mieux que rien, penseront les chômeurs, qui vont certainement être nombreux à se bousculer pour décrocher un petit boulot.  

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