Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    KIA « dialna », une histoire comique

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Amine T.

    Selon des sources médiatiques, se référant particulièrement à l’information révélée par la chaîne Ennahar TV, le premier ministre, Ahmed Ouyahia, a validé une liste de près d'une quarantaine de marques autorisées à produire en Algérie, des véhicules légers et lourds, dont Mobylette et Kia. Chose très étonnante, car cette dernière marque d’automobile est déjà produite et est vendue en Algérie. Preuve en est la pub qui passe quotidiennement sur la chaîne Ennahar TV, et qui précise clairement dans ce sillage que « KIA est produite en Algérie ». Comment expliquer qu’une marque d’automobile, en l’occurrence KIA, qui attend encore l’autorisation de production, soit assemblée et vendue en Algérie ? Une production au noir mais au vu au su de tout le monde, de toutes les autorités du pays et personne ne trouve aucun mot à dire ! Le ministre de tutelle a bien vu le montage de véhicule KIA sur le même site de l’usine de montage automobile, à Batna, de camions et de bus de marque Hyunda (voir vidéo), lors de l’inauguration qui n’a été possible, justement, qu’après deux ans de négociations et de démarches qui ont débouché sur la signature d’une Joint-Venture à caractère industriel entre le groupe Global Motor Industries (GMI) et Hyundai Motors Company(HMC) sous la règle des 51/49. Pourquoi tarde-t-on encore à accorder cette autorisation à une marque automobile produite et vendue en Algérie avec la bénédiction des plus hautes autorités du pays ? Una affaire bizarroïde. Il ne faut pas conclure, donc, que KIA soit en activité hors-la-loi, car il y a lieu de se pencher sur les obstacles qui n’ont pas permis à KIA d’obtenir son autorisation depuis près de deux ans, alors que cette autorisation était acquise dès lors que l’usine a été montée et la production entamée. Cela montre on ne peut mieux que le secteur de l’assemblage automobile est géré hors cadre réglementaire, dans une absence totale de toute transparence, c’est selon la puissance et l’influence de l’assembleur. La période de l’ex. ministre de l’industrie Abdesselem Bouchouareb reste très obscur et mérite vraiment que les plus hautes autorités fassent toute la lumière sur la gestion qui a caractérisé ce secteur durant ce passage. Il s’agit du blocage inexpliqué d’un projet créateur de richesse et qui permet, surtout, la création de milliers d’emplois au profit des jeunes de cette région des Aurès.     

    Connexion ou Créer un compte