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    ‘‘Rachoua’’ et ‘‘Hogra’’ : deux ONG, Transparency International et Amnesty International, accablent l’Algérie

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Amine T

    Abus sur le chapitre des droits de l’homme et pratique de la corruption comme on boit de l’eau, ainsi s’expriment sur l’Algérie des avis d'experts d'organisations telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou la Fondation allemande Bertelsmann, sur lesquels sont fondés les rapports des deux ONG. Deux ONG parmi les plus influentes sur la scène internationale ont rendu des rapports, de l’année 2017, qui enfoncent l’Algérie au bas des tableaux sur les plans des pays les plus corrompus et qui abusent le plus des droits de l’homme. En Algérie ces deux maux ont des noms, connus et partagés par les algériens, en l’occurrence « Rachoua » et « Hogra ». Deux maux qui détruisent de plus en plus ce pays, classé aujourd’hui en bas des tableaux. Sur le registre de la corruption, l’Algérie est classé à la 112 places sur 180 pays, aux côté du Niger, Bolivie, Salvador, Gabon, Togo, Pakistan et loin de nos voisins la Tunisie et le Maroc, classés respectivement 74 et 81 sur une échelle de 180 pays. La Nouvelle Zélande, le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Suisse, Singapour, la Suède, le Canada, le Luxembourg et la Hollande occupent les 10 premières places parmi les pays les plus propres de la planète. Notons que le rapport annuel de l'ONG Transparency International établit comme chaque année un classement mondial de la perception de la corruption dans 180 pays, déplore le manque d'efforts déployés dans le monde pour combattre la corruption, assurant qu'au cours des six dernières années quasiment aucune avancée n'a été enregistrée dans de nombreux pays. "Les pays qui protègent le moins la presse ou les organisations non-gouvernementales (ONG) tendent également à avoir les pires taux de corruption", s'inquiète également l'organisation basée à Berlin. De son côté, Amnesty International a rendu son rapport 2017  sur la situation des droits de l’Homme en Algérie, en commençant par un résumé de la situation qui pointe  les multiples atteintes constatées. « Cette année encore, les autorités ont emprisonné arbitrairement des manifestants pacifiques, des défenseurs des droits humains, des militants et des journalistes. Les associations ont continué d’être confrontées à des restrictions injustifiées, et la législation limitant le droit de former des syndicats est restée en vigueur. Des membres de la minorité religieuse musulmane ahmadie ont été injustement poursuivis en justice. L’impunité pour les atteintes aux droits humains commises par le passé est restée la norme. Les autorités ont procédé à des expulsions massives de migrants. Les tribunaux ont prononcé des condamnations à mort ; aucune exécution n’a eu lieu », soulignent les termes de ce rapports accusateurs. Bien sûr, les autorités algériennes vont rejeter les contenus des ces deux rapports, comme d’habitude.  

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