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    Chardonneret : trafic à grande échelle sur la frontière algéro-marocaine

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M/synthèse agences

    Près de 6000 espèces animales protégées ont été saisies à travers le pays par la Direction générale des forêts (DGF) en 2017 dans le cadre de la lutte contre le braconnage et le commerce illicite d’animaux sauvages, selon la sous-directrice de la protection des richesses animalières, Wahida Boussekine. Parmi ces espèces, on signale "le chardonneret, le singe magot et la gazelle », qui représentent une part importante de ces espèces protégées ayant fait l’objet de saisies, selon la même source. L’hyène, "vendue pour des sommes énormes ", au même titre que le perroquet gris, introduit via le sud de l’Algérie, font également partie des espèces braconnées. Selon les données fournies, à l’occasion, par le commandant Abdelhamid Ghiboub, spécialiste en environnement auprès du Commandement général de la Gendarmerie nationale, un taux de 49% de ces affaires ont eu lieu dans l’Ouest du pays, où le phénomène est en pleine extension, suivi à un degré moindre par le Centre du pays, puis l’Est et le Sud, a ajouté le commandant Ghiboub, signalant un "trafic à grande échelle du chardonneret sur les frontières algero-marocaines". Le commandant Abdelhamid Ghiboub n’a pas manqué de faire état de "l’implication de ressortissants étrangers dans ces affaires, notamment des Emiratis qui, avec la complicité d’Algériens, utilisent des faucons pour chasser des animaux protégés". Le commerce des animaux protégés est classé au 4ème rang mondial après le trafic d’armes, des drogues et des pièces archéologiques, en termes de revenus financiers. Reste à souligner que la loi qui prescrit une peine de un (1) à 3 ans de prison ferme assortie d'une amende de 200.000 à 500.000 DA dans pareils cas, n’est pas très sévère au vu du classement de ce trafic au même titre que le trafic de drogue ou autre trafic d’armes.

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