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    Les algériens champions de l'automédication

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Mal de tête, mal de ventre, ballonnements, le reflexe est simple de passer chez le pharmacien pour acheter le médicament qui soulage de la douleur, et en s’en fiche des causes. 30% des citoyens recourent à l'automédication pour des considérations économiques, notamment en évitant les frais des consultations chez les médecins, ainsi que le recul du nombre de médicaments remboursés par la sécurité sociale, sans être conscient des dangers qui les guettent à travers cette mauvaise habitude. Syndicat national algérien des pharmaciens d'officine (SNAPO) a mis en garde, lundi à Alger, contre le recours à l'automédication qui pourrait exposer la santé des citoyens dans de  nombreux cas à des "complications et des effets secondaires dangereux". 

    S'exprimant à l'occasion de la 11ème édition des Journées pharmaceutiques consacrée à l'automédication, le président du SNAPO, Dr Messaoud Belambria a indiqué que sur les 4300 médicaments commercialisés en Algérie, environs 1500 sont concernés par l'automédication, ce qui représente -selon lui- le tiers des médicaments enregistrés dans la nomenclature nationale, mettant  en garde contre ce genre de pratiques qui "expose souvent la santé du citoyen au danger". 

    Il a estimé que l'automédication pratiquée par le citoyen actuellement portait atteinte au secteur de la santé, qu'il s'agisse de la "santé du patient ou des institutions de l'Etat". 

    Soulignant que 30% des citoyens recouraient à l'automédication particulièrement avec le recul du nombre de médicaments remboursés par la sécurité sociale, le même intervenant a mis en garde le consommateur et le pharmacien de recourir à ce genre de médication. 

    Pour sa part, le président de l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie, Abdelwahed Kerrar, a évoqué les résultats d'un sondage mené par son organisme en 2017 sur un échantillon de 2600 patients et qui a fait ressortir que 52% des sondés recouraient à l'automédication et 77%  s'orientaient vers les herboristes. 

    Il a ajouté que si certains médicaments achetés par les patients dans ce cadre "ne constituent" pas de danger sur leur santé, d'autres par contre sont "très nocifs" et peut les exposer dans des nombreux cas à des intoxications ou des complications secondaires, d'où ,a-t-il dit, la nécessité de "mettre en place un cadre légal pour régir ce genre de traitements". 

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