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    Médecins résidents : Sit in et marches annoncées le 13 mai à Oran et à Constantine, en attendant une solution qui viendrait d’ « en haut »

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    L’arrêt de l’activité de garde décidé par les médecins résidents depuis deux semaines, et malgré tous les dysfonctionnements que cela a provoqué au sein du système de santé algérien, l’action qui se veut un durcissement du mouvement de protestation des médecins résidents, engagé depuis six mois, n’a pas eu l’effet attendu par les grévistes. Ces derniers reconnaissent qu’ils s’attendaient à de « sages réactions » à la suite de la décision d’arrêt de l’activité de garde, mais ils avouent  sur un ton plein d’amertume que « malheureusement, nous n’en avons pas vu beaucoup ! Nous avons vu des services ralentir et des internes doubler d’efforts ! Nous avons vu des généralistes rendre leurs blouses sous le poids de la pression et d’autres appelés des coursives du chômage à combler les vides de ces milieux devenus hostiles et dysfonctionnant sans notre présence ». C’est en ces termes de complainte, de peine et de déception que le comité des résidents d’Oran a fait part, dans un communiqué daté du 12 mai 2018, de sa réaction face à l’absence de réaction de l’autre partie en conflit, soit le ministère de la santé ou les pouvoirs publics en général. Le Comité des résidents d’Oran et le bureau régional du CMRA Constantine ont décidé d’organiser ce dimanche 13 mai deux rassemblements au niveau des CHU d’Oran et de Constantine, prévoyant également de tenir des marches de contestation. Deux manifestations qui ressemblent à un appel de détresse, encore, adressé aux autorités du pays pour régler le conflit qui traîne et qui risque de provoquer à terme moyen l’éclatement du système de santé algérien. La Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens (CAMRA) a décidé d’écrire une lettre au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour « solliciter son intervention directe dans le conflit et mettre fin à cette situation de pourrissement », comme nous l’a confié le Docteur Dridi, représentant des médecins résidents. Ces derniers tiennent à réaffirmer leur engagement et leur détermination pour le maintien de l’arrêt de l’activité de garde jusqu’à la satisfaction des revendications soumises depuis six mois et qui n’ont pas encore trouvées écho satisfaisant auprès des pouvoirs publics.  Une complainte chargée de peine et de désespoir. « Nous avons perdu 6 mois de formation, boycotté deux sessions de DEMS,  nous sommes au chômage, sans salaires et sans études, nous sommes allés trop loin pour revenir en arrière », laissent entendre des médecins résidents contactés, hier, par nos soins. A la veille du ramadhan, les médecins résidents se trouvent sans salaires. Une situation qui a poussé des couples à se séparer, les femmes sont retournées avec les enfants chez leurs parents et les hommes également. A la veille de ce mois sacré, mois de rahma, prions Dieu pour qu’une solution d’ « en haut » vienne désamorcer ce long conflit qui fait mal partout à la société.  

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