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    Présidentielles 2019 en Algérie : ANSEJ et CNAC, les clins d’œil à la communauté nationale à l'étranger

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Amine T

    S’agit-il d’une campagne présidentielle qui a démarré d’une manière précoce à l’étranger, après son enclenchement en Algérie ? Tout laisse croire que les autorités algériennes ont lancé, à une année des élections présidentielles, une opération de charme, jamais vue par le passé, envers la communauté nationale établie à l’étranger. Cette opération s’appelle ANSEJ et CNAC, la meilleure pour gagner les voix des électeurs installés à l’étranger, des milliers de voix qu’on risquerait de perdre facilement au profit de candidats rivaux. Les jeunes et les moins jeunes vivants à l’étranger sont, ainsi, invités à investir en Algérie et bénéficier des avantages des deux dispositifs en question, soit exonération fiscales et prêts bancaires. Pour le moment, depuis le début du lancement de l’opération au début de l’année 2018, plus de 100 jeunes algériens établis à l'étranger, notamment en France ont déposé à distance et ont été enregistrés l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ) et à la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), depuis janvier 2018 en vue d'investir en Algérie à travers la création de micro-entreprises, selon une déclaration de la directrice générale (DG) de l'ANSEJ, Samira Djaïder. Cette mesure, comme le reconnait Samira Djaïdar, s'inscrit "dans le cadre des orientations du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, visant à inciter les membres de la communauté à participer au développement de l'économie nationale en bénéficiant notamment de mécanismes d'accompagnement et d'avantages mis au profit des jeunes porteurs de projets afin de leur permettre de créer des micro entreprises dans le cadre de l'ANSEJ  et de la CNAC y compris ceux relatifs au financement et aux délais de paiement outre les mesures prises pour l'étude de dossiers". Certes, c’est une bonne chose de faire profiter et profiter des jeunes algériens établis à l’étranger, mais il ne faut pas le faire dans un souci électoraliste, comme cela a été fait en Algérie avec les jeunes de l’Ansej qui ont ramassé l’argent dans les banques pour leur faire dire vive le président. Parce que, franchement, des jeunes établis à l’étranger ne penserait pas trop investir en Algérie, et certains penseraient tout juste à détourner les prêts en les convertissant en euros, comme l’ont fait par le passé des jeunes algériens avant de s’enfuir à l’étranger, justement. Certes, les algériens établis à l’étranger peuvent venir investir dans leur pays, c’est leur droit, mais pas dans un cadre Ansej ou Cnac, du moins il faut logiquement revenir résider en Algérie pour ce faire. Notons que les jeunes émigrés, eux-mêmes, ne sont pas très intéressés par cette opération de charme, puisque 100 jeunes seulement y ont montré de l’intérêt, depuis 5 mois. Pour mieux voir la différence entre l’engouement des jeunes d’ici et de ceux qui vivent sous d’autres cieux, soulignons que sur le plan local, les investisseurs ont créé près de 500.000 micro-entreprises dans le cadre de l'ANSEJ et de la CNAC, permettant de créer plus d'un (01) million poste de travail.  

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