Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    Renault N°1 sur le marché africain

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Rania Z.

    Renault est fier de la réussite majeure réalisée sur le plan commerciale en Afrique. « En 2017, nous sommes devenus les leaders du secteur automobile en Afrique avec 17 % de part de marché et plus de 190 000 véhicules neufs vendus. Nous passons ainsi devant Toyota (environ 14 % de part de marché). Sur le continent, Renault s’est transformé pour être aujourd’hui dans une excellente position », a révélé le vice-président de Renault pour la région Afrique - Moyen-Orient – Inde, Fabrice Cambolive, dans une interview accordée au magasine Jeune Afrique. Reconnaissant dans ce contexte que  cette première place, Renault la doit à « ses excellents résultats au Maghreb, où, avec 142 438 véhicules vendus, Renault arrive à atteindre 45,3 % de part de marché ». Ajoutant dans ce sillage qu’ « en Algérie, nous sommes à 62 %, soit 6,5 points de plus qu’en 2012, grâce à notre implantation industrielle à Oran, inaugurée à la fin de 2014, qui monte en puissance. Et nous réalisons près de 42 % de part de marché au Maroc, avec en volume 23 500 voitures vendues de plus qu’il y a cinq ans ». M. Fabrice Cambolive avoue quand même que Renault doit conquérir d’autres marchés en Afrique, braquant le viseur particulièrement sur la Côte d’Ivoire, le Sénégal, Madagascar, le Bénin, l’Angola et le Ghana, où « des performances honorables sont déjà enregistrés », selon M. Fabrice Cambolive. Ce dernier relève que « Sur les plans stratégique et organisationnel, je vois dans l’Afrique un potentiel considérable, avec trois têtes de file, l’Algérie, le Maroc, et l’Afrique du Sud, qui sont à la fois des marchés importants mais aussi des bases industrielles complémentaires (capables de produire des véhicules en conduite à droite et à gauche), avec des zones géographiques d’influence différentes. Elles servent de base pour augmenter nos parts de marché dans d’autres pays du continent et, dans certains cas, y implanter de nouvelles usines d’assemblage ». interrogé sur le secret de la réussite de Renault en Algérie, un pays où la plupart des projets industriels de marques concurrentes sont bloqués pour diverses raisons, M. Fabrice Cambolive rappellera que Renault a été l’un des premiers à parier industriellement sur l’Algérie, avec un accord clair avec les autorités pour faire monter l’usine d’Oran en cadence, en compétence et en niveau d’intégration locale et, parallèlement, baisser nos volumes d’importations. « Et nous respectons notre contrat. Entre 2016 et 2017, nous avons fait passer notre assemblage local à Oran de 45 000 à 61 000 véhicules, alors que les importations ont été arrêtées en 2017 et qu’elles atteignaient encore 15 000 véhicules en 2016. Il y a une demande extrêmement forte en Algérie, et nous nous adaptons au mieux à la réglementation, aux effets de change et aux demandes spécifiques du marché », dira-t-il. Et, à propos des objectifs pour 2018, il annoncera que « côté industriel, nous allons augmenter notre taux d’intégration locale, tant au Maroc qu’en Algérie. Côté commercial, nous voulons conserver notre première place, grâce notamment à de nouveaux lancements, dont celui du nouveau Duster – véhicule de loisir (SUV) –, dont la version actuelle représente déjà 20 % de nos ventes, et celui de la nouvelle Clio, que nous produisons en Algérie depuis peu ». Renault s’implante encore plus en Afrique avec ces vingt 4×4 Duster, qui équiperont les soldats des opérations onusiennes de maintien de paix au Soudan du Sud. Une première pour Renault, qui n’était jusque-là pas référencé par les Nations unies dans ce marché, qui représente 10 000 véhicules par an, dont 80 % à destination du continent africain.

    Connexion ou Créer un compte