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    Liberté religieuse « malmenée » en Algérie, Med Aïssa soutient le contraire

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Défiant, presque, les états qui ont critiqué l’Algérie, au mois de mai dernier à l’ONU, sur le plan des libertés religieuses, le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, Mohamed Aissa, a appelé les associations religieuses activant en Algérie à respecter les lois fixant les conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulman, affirmant que la liberté du culte est garantie par la Constitution algérienne. Pour rappel, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Australie, la Moldavie...Plusieurs Etats ont épinglé la liberté religieuse en Algérie lundi 8 mai à Genève, lors de son examen périodique universel1. Le Canada, par exemple, a recommandé que l’Algérie garantisse la liberté à tous les individus de pratiquer leur religion ou conviction ; et qu’elle mette fin aux arrestations et à la diffamation publique de la communauté ahmadiyya parce qu’elle pratique sa religion. Les chrétiens ne sont donc pas les seuls à être discriminés, relève-t-on. Et ils sont nombreux, notamment en Kabylie, à se sentir des citoyens de seconde catégorie. Ce à quoi répond M. Med Aïssa, en considérant qu’"en Algérie, la liberté de l'exercice du culte est garantie par la Constitution et les lois de la République et elle est soutenue et protégée par l'Etat, cependant tout un chacun, y compris des associations religieuses activant en Algérie, doivent de se conformer à ces lois", a indiqué ce mardi 6 juin M. Med Aïssa, en marge de la 15e édition du Prix international d'Alger de récitation du Saint Coran. "Depuis la promulgation de la loi de 2006 fixant les conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulman, l'Etat n'a de cesse appelé les associations religieuses activant en Algérie à se conformer aux lois de la République", a-t-il rappelé, ajoutant que "bon nombre de ces associations, notamment catholiques, ont répondu à ces appels". A une question sur la fermeture de certaines églises, M. Aissa a précisé que "ce qui a été fermé se sont des établissements éducatifs, des logements ou des locaux commerciaux transformés, unilatéralement par certaines associations, en lieux de culte et non pas des églises au sens de la loi, et ce, parallèlement à une recrudescence du courant évangéliste et des prolongements extérieurs sans respect des lois de la République". Soulignant que la loi s'applique à tous et que "celui qui refuse de s'y soumettre ouvre la voie au recours à la force publique pour l'imposer", le ministre a indiqué que la loi définit les conditions d'ouverture d'églises et que l'Algérie "est souveraine de ses décisions en dépit des critiques". "Lorsqu'un « poulailler » est transformé en lieu de culte, cela relève de ce qui à été reproché aux Ahmadis et aux groupes extrémistes et aussi aux dépassements des certains musulmans ici et là puisque la loi s'applique à tous", a souligné le ministre des Affaires religieuses.

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