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    La fin de l’histoire des vieilles lampes à filaments, le LED imposé aux algériens

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Rania Z.

    En Algérie, la révolution de l’éclairage LED est en marche forcée. Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a mis en place un plan d’investissement de plus d’un milliard de centimes pour faire passer toutes les communes du pays au LED, un éclairage présenté comme très économiques, pouvant ainsi baisser la facture de la consommation des communes qui atteint 1500 milliards de centimes, selon un chiffre donné par M. Bedoui. Jusque-là tout peut passer sur le chapitre de la logique, il est responsable des communes et il lui appartient de choisir ce qui convient le mieux en matière d’éclairage public. Mais, il n’y a pas que les communes qui vont passer au LED, tous les foyers sont presque obligés de changer leurs ampoules à incandescence classiques et les remplacer par des ampoules LED. C’est la révolution LED que veut imposer le gouvernement aux algériens pour économiser quelques watts d’électricité. C’est ce qu’on laisse croire. Pourquoi les algériens n’ont plus le choix entre le LED et les lampes à incandescence classique ? Simple, le prix de la lampe à incandescence classique a grimpé jusqu’à trois fois son prix pratiqué jusqu’à ces derniers jours. D’un prix qui n’était que de 25 à 30 dinars, les lampes à incandescence classique, les anciennes lampes que les algériens ont toujours utilisées, ont été vendues ces derniers jours sur le marché de gros à 58 dinars l’unité. Dans les commerces le prix des anciennes lampes va grimper jusqu’à 70 dinars, voire plus. Pour un prix qui n’est pas trop loin de la lampe LED, pour une performance moindre sur le plan de la durée de vie, les gens choisiront forcément le LED. Voilà pourquoi on pousse doucement mais sûrement les algériens vers l’utilisation du LED. On admet qu’il est bénéfique sur le plan financier de changer vers le LED, des économies d’argent sont garanties sur la facture d’électricité et les dépenses consacrées aux achats des anciennes ampoules qui sont grillées en peu de temps, avec le LED on n’a pas besoin donc de changer d’ampoule chaque semaine, puisque la durée de vie du LED s’étale sur une dizaine d’années, et plus. Mais, on évite de regarder du côté de la face cachée du LED, selon des rapports scientifiques, ses effets sur la santé sont très nocives, pouvant affecter les yeux et l’horloge biologique notamment, qui  contrôle divers processus comme le cycle veille - sommeil, la libération de certaines hormones comme la mélatonine et le cortisol, le système immunitaire, la gestion de l’énergie. Et, encore, faudrait-il savoir faire la différence entre les qualités des lampes LED. Qui peut assurer que les lampes écoulées sur le marché sont de bonne qualité ? Il faut également veiller à garantir le choix aux consommateurs à travers une concurrence entre les marques et les prix. Et puis, il y de nombreuses autres méthodes pour économiser l’énergie électrique, qu’on n’a pas trop cherché à exploiter. Le ou les producteurs locaux des lampes LED seraient parmi les plus heureux par ces interdictions d’importer qui touchent près d’un millier de produits, dont les ampoules à incandescences classiques. Bientôt, il sera carrément interdit de les importer et de les commercialiser en Algérie ces vieilles ampoules, comme l’ont fait d’autres pays depuis quelques années, déjà.

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