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    L’APN au bord de l’explosion ou les facettes d’une crise pas trop politique

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    La démission de Bouhadja ou le blocage de l’APN, les menaces de Djamel Ould Abbes sont rapidement mises en exécution. Les présidents de cinq groupes parlementaires à l'Assemblée populaire nationale (APN), signataires d'une motion appelant le président de l'APN, Said Bouhadja, à démissionner, ont décidé dimanche 30 septembre de "geler toutes les activités des structures de l'APN jusqu'à satisfaction de leur revendication". Les présidents des groupes parlementaires des parti du Front de Libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND), de Tajamoue Amel El Djazair (TAJ), du Mouvement populaire algérien (MPA) et des Indépendants ont rendu public, dans un communiqué, le contenu de la motion transmise aujourd'hui au président de l'APN et portant la signature de 351 députés. La motion, qui n’a rien de politique, comprend "la décision de retrait de confiance au président de l'APN, appelé à démissionner de son poste avec gel de toutes les activités des structures de l'APN jusqu'à satisfaction de la revendication des groupes parlementaires, signataires du communiqué, et des députés revendiquant la démission" de M. Bouhdja. Les députés ont dénoncé dans une requête de retrait de confiance les "dépassements et violations" enregistrées au sein de l'institution législative, à savoir "marginalisation éhontée, report intentionnel de l'adoption du règlement intérieur de l'APN, marginalisation des membres de la Commission des affaires juridiques, mauvaise gestion des affaires de l'APN, frais exagérées déboursées illicitement, recrutement douteux, ...". Malgré tout cette tempête, Bouhadja résiste, annonçant parfois sa démission et d’autres fois qu’il restera comme « Mesmar Djeha ». Mais la situation est arrivée à un point de non retour, l’implosion de l’APN ou la démission de Bouhadja, car le blocage n’arrange pas la présidence, ni l’équilibre des institutions, et il n’y aura pas beaucoup de choix en face. Soit forcer la main à Bouhadja pour lui faire signer sa démission ou dissoudre carrément l’APN et l’organisation de nouvelles élections législatives. De nouvelles élections législatives qui risquent de perturber les élections présidentielles à l’horizon 2019. Peut être que c’est le but recherché, un report des élections présidentielles, qui arrangerait grandement les choses dans cette atmosphère d’indécision et d’incertitude au sommet de l’Etat au sujet de la succession du Bouteflika. Sinon, on croirait à la lutte entre deux clans, l’un soutenant Djamel Ould Abbes pour pousser Bouhadja vers la sortie, et l’autre soutenant Bouhadja en le poussant à rester à son perchoir. Ce qui est peu probable, si l’on tient compte de la main de fer de la présidence, qui ne fait entendre que sa voix. Reste ce penchant pour le report des élections présidentielles, bien meilleure que la révision de la Constitution, dont on parle, afin de prolonger de deux ans le mandat du président de la République. L’avenir de l(Algérie est ouvert à tous les scénario.     

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