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    Des généraux devant le juge d’instruction, en attendant la suite du feuilleton civil

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    Actualisé: tous les accusés, 5 généraux et un ex. commandant du DRS, ont été placés en détention préventive à l'issue de leur comparution devant le juge d'instruction près le tribunal militaire de Blida.

     

     Fini le temps de l’impunité et du pouvoir illimité qui a été entre les mains des généraux depuis l’indépendance ? Si on se réfère à ces comparutions de  plusieurs officiers supérieurs depuis ce dimanche 14 octobre, parmi ceux qui ont été limogés récemment par le président Bouteflika, devant le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida, on serait tenté de penser que cette date du 14 octobre devrait marquer l’histoire de l’Algérie. Une révolution dans la gestion des affaires publiques, puisque les généraux en question sont soupçonnés d’enrichissement sans cause et d’abus de pouvoir. On s’y attendait à cette issue depuis le lancement de la purge dans les rangs de l’Armée, puisque ces militaires sont soumis à une interdiction de quitter le territoire national et faisait l’objet d’une enquête pour leur implication dans des affaires de corruption et de trafic d’influence. En tout cas, comme si on n’ »arrive pas à y croire, l’information qui a été donnée par Ennahar TV fait le tour des rédactions et des réseaux sociaux. Les officiers entendus par le juge font partie des intouchables, car on parle du général-major Nouba Menad, ex. commandant de la Gendarmerie nationale, du général-major Boudjemaâ Boudouar, ancien directeur central des finances au ministère de la Défense nationale et d’anciens commandant de régions militaires (première, deuxième et quatrième régions), respectivement les généraux-majors Habib Chentouf, Saïd Bey et Abderrazak Chérif. On souhaiterait seulement et que le procès soit public et qu’on accorde aux généraux le droit de se défendre, pour éviter toute interprétation tendancieuse qui laisserait croire qu’il s’agit d’un règlement de compte. Notons que le Président Abdelaziz Bouteflika avait commandé une enquête concernant les grandes fortunes du pays, et dans le rapport qui lui a été communiqué à la fin de cette enquête, il en ressort qu'un nombre important de hauts cadres militaires et civils ont construit des empires de richesse. Doit-on dans ce sens s’attendre à d’autres chutes de cadres civils et d’hommes d’affaires mêlés à des affaires scabreuses ? Très probable. D’ailleurs on cite trop le nom d’un homme d’affaire, en l’occurrence le chef du FCE, Ali Haddad, parmi les personnes devenues « encombrantes » pour la présidence.   

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