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    Algérie : le jeu politique réglé comme du papier à musique

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    Alors que certains chefs de partis avaient déployés pleins d’énergies ces dernières semaines pour plaider le report des élections présidentielles, d’autres le contraire de cette option, au moment où quelques analystes tentaient de brosser des perspectives acrobatiques englobant report des élections, amendement de quelques articles de la Constitution pour justifier le report en question et créer un poste de vice-président, la solution est venue très simple à travers un communiqué de la présidence. Soit la convocation du corps électoral par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour le 18 avril prochain, enclenchant le processus de l'organisation de l'élection présidentielle. C’est que la tenue des élections présidentielles à leur date réglementaire porte en elle le report tant plaidé par certain(e)s parti(e)s. Si, bien sûr, le président Abdelaziz Bouteflika se présente à sa propre succession le 18 avril prochain. Dans ce cas, il est improbable de voir un autre candidat créer la surprise, et le président Bouteflika sera réélu pour un cinquième mandat. Mieux que de reporter les élections pour une année ou deux, le mandat est prolongé tout de go pour cinq autres années. Reste le poste de vice-président, qui devait normalement assurer plusieurs rôles publics du président de la République, vu son état de santé qui ne lui permet pas de mener une activité physique soutenue. Et, surtout, assurer la continuité en cas de décès du président de la république. mais, pourquoi aller à cet exercice encombrant de création d’un poste de vice-président, qui obligerait le passage par l’amendement de la Constitution, alors que la Constitution offre en l’état une solution adaptée au cas de la vacance à la présidence, puisque la loi fondamentale dispose dans son article 102 qu’en cas de vacance de la présidence de la République, c’est le président du Conseil de la nation qui assure l’intérim pendant 90 jours, le temps d’organiser une élection présidentielle. Et, c’est le seul point qui reste encore en suspens, car on semble très occupé en haut lieu à trouver un successeur à Bensalah, malade et âgé de 77 ans, ne pouvant pas assurer le rôle de deuxième personnage de l’Etat. Autant dire le rôle d’un vice-président, qu’on chercherait à créer par tant de sacrifices juridiques. Tout l’enjeu réside pour le moment à ce niveau de la hiérarchie. Si on arrivait, donc, à trouver un remplaçant à Bensalah qui ferait l’unanimité, on aurait réglé définitivement l’équation de la continuité avec ou sans Bouteflika à la tête de la présidence.  

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