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    Election présidentielle du 18 avril 2019 : la Kabylie « hors-jeu » et autres nouvelles données

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    La présidentielle du 18 avril 2019 sera différente des précédents rendez-vous, qui ont permis l’accession et le maintien, durant 20 ans, du président Abdelaziz Bouteflika au palais d’El Mouradia. Ce qui saute aux yeux de tout observateur averti, c’est le boycott de partis bien ancrés dans la région de la Kabylie, en l’occurrence le FFS et le RCD. D’habitude, quand l’un de ces deux partis boycotte les élections le second participe, d’une manière quasi automatique, et tente de tirer tout profit de l’absence de son rival. Mais cette fois-ci, les deux partis semblent réglés sur le même ton, le rejet des ces prochaines élections. Chose qui va mettre toute une région hors-jeu, ou hors de l’« ambiance » de ces élections, du moins de loin de l’ambiance qu’on souhaite donner à ce rendez-vous en haut lieu. Et ce n’est pas sans risque pour la stabilité du pays. En second lieu, il y a ce Général-major à la retraite, Ali Ghediri, qui ambitionne de succéder à Bouteflika et qui risque de fissurer l’homogénéité qui a toujours prévalu au sein des l’Armée. Cette dernière institution, qui a fait la grande différence lors des derniers rendez-vous, ne sera pas totalement acquise, cette fois-ci, à la reconduction du président Bouteflika. M. Ali Ghediri est un militaire qui ne peut pas ne pas avoir des soutiens à l’intérieur de l’Armée, et qui, de ce fait, va mener à la division des voix au sein de cette institution qui compte des centaines de milliers d’électeurs disciplinés, qui votent sans faute, surtout. Ce n’est pas pour rien que sa candidature provoque l’ire du fidèle soldat de Bouteflika, le vice ministre de la défense, Gaïd Salah, qui a sorti l’artillerie lourde ces dernières semaines pour tenter de le neutraliser. En sus, de nombreux indices montrent que, cette fois-ci, les gens se mobilisent sérieusement pour faire échec au 5e mandat. Comme on peut le constater, les partis politiques et les activistes ne suivent plus la même stratégie adoptée par le passé, tels les rassemblements publics et la focalisation sur la dénonciation du 4e mandat, maintenant on serre les rangs derrière un candidat pour le porter au palais d’El Mouradia. Certains tentent même de présenter un seul candidat contre le président Bouteflika. la situation financière du pays, également, n’est plus la même, et ne permet pas, présentement, d’acheter les voix des électeurs en distribuant à tour de bras la rente. On ne peut même pas satisfaire les revendications pour améliorer le pouvoir d’achat des citoyens, notamment en augmentant les salaires des masses laborieuses. Tout comme l’impossibilité d’une absorption significative du chômage pour tempérer un peu le mécontentement social. Tant de différences qui plaident pour une élection ouverte sur toutes les possibilités.      

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