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    Hocine Aït Ahmed, un nom que certains voudraient voir tomber dans l’oubli

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Qui n’aime pas Hocine Aït Ahmed, au point de refuser de voir son nom inscrit sur une structure culturelle dans le profond pays ? Tous les algériens éprouvent amour et respect pour cet homme, compagnon des grands noms de la révolution algérienne, sauf quelques uns, qui se trouvent au sein du pouvoir, et qui semblent lui tenir rancune, même après sa mort. On peut s’en assurer à travers cette pitoyable histoire, qui a eu lieu à Constantine, à la fin de la manifestation « Constantine Capitale de la Culture arabe ». Le 16 avril 2016, l’ex. Premier ministre, Abdelmalek Sellal, devait inaugurer la nouvelle maison de la culture de la commune d’El Khroub (Constantine), baptisée du nom de Hocine Aït Ahmed. Tout était prêt, la plaque portant le nom de Hocine Aït Ahmed avait été accrochée au fronton de la nouvelle maison de la culture, mais les choses allaient se précipiter quelques minutes avant l’arrivée de la délégation ministérielle. Sur ordre venu d’on ne sait où, la plaque portant le nom de Hocine Aït Ahmed a été enlevée dans la précipitation, et la maison de la culture a été inaugurée sans qu’elle ne soit baptisée d’un quelconque de moudjahidine, chouhada ou autres hommes de culture, nous a confié l’un des témoin de ce triste évènement. Et, elle reste encore à ce jour, près trois ans plus tard sans nom. Qui a ordonné l’enlèvement de la plaque et l’annulation d’une longue procédure (commission de moudjahidine et autorités administratives) au bout de laquelle on avait autorisé de baptiser cette maison de la Culture du nom de Hocine Aït Ahmed ? Personne ne saura rien, sauf qu’il s’agit d’un ordre auquel personne ne pouvait, vraisemblablement, désobéir. Bien sûr, on ne saura rien sur celui qui a donné cet ordre, mais on sait pourquoi l’homme lui fait peur même après sa mort. Droiture, honnêteté intellectuelle et entêtement à défendre la démocratie jusqu’au bout du souffle. Ces derniers jours, la responsable de l’Office culturelle de la même commune a été dégommée après avoir invité Karim Younes, l’ex. président de l’APN, en sa qualité d’écrivain. Décidément, les vielles mauvaises coutumes ont la peau dure.

     

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