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    Révolte de la jeunesse, retrait ou décès de Bouteflika…les cauchemars algériens de Macron

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C./synthèse agences

    Ça y est, on commence à parler en France de déstabilisation de l’Algérie. Une déstabilisation qui fait même des angoisses au président français Macron et les services de sécurité, selon le nouvel Obs. un journaliste de ce magazine français demandait, selon ses dires, à un haut responsable français ce qui inquiétait le plus Emmanuel Macron. Une nouvelle crise financière ? Une cyberattaque massive des Russes ? Des frappes américaines sur l’Iran ? "Vous n’y êtes pas", a répondu ce personnage central de la Macronie. "Le cauchemar du résident de la République c’est l’Algérie. C’était aussi celui de ses prédécesseurs. Les plus hautes autorités de l’Etat sont terrifiées par la perspective d’une grave déstabilisation de notre ancienne colonie après la mort de Bouteflika [président depuis 1999]", a lâché le haut responsable. Cette confidence date de plusieurs jours avant les manifestations du vendredi 22 février contre un cinquième mandat du président Boutefflika. On imagine donc aisément qu’aujourd’hui l’Algérie est plus que jamais le sujet numéro un de préoccupation de l’Elysée, selon la même source. Estimant qu’une grave crise politique en Algérie, suite à une révolte de la jeunesse et/ou une disparation de son président, risque, en effet, de poser des problèmes considérables à la France. En 2014 déjà, un document confidentiel du Centre d’Analyse, de Prévision et de Stratégie du Quai d’Orsay s’intéressait à la "nécrologie prospective" (sic) représentant une menace pour la France:

    "La mort d’un dirigeant, était-il écrit dans cette note du 2 décembre 2014 adressée au ministre Laurent Fabius et à laquelle nous avons eu accès, n’est pas forcément source de crise, mais plusieurs pays présentent une fragilité particulière lorsqu’ils réunissent les trois facteurs suivants : l’âge avancé du dirigeant ; la concentration excessive du pouvoir ; l’absence de mécanisme de succession".

    Suivait une liste de cinq dirigeants dont la mort pourraient créer une grave crise : Paul Biya au Cameroun ; Idriss Déby au Tchad ; Nursultan Nazerbaev en Azerbaïdjan ; Issayas Aferwerki en Erythrée et Hun Sen au Cambodge ; et donc d’abord et avant tout Abdelaziz Bouteflika.

    Quatre raisons à cela, toujours selon l’Obs :

    - L’Algérie est l’un des principaux fournisseurs d’énergie de la France (10% du gaz importé) ;

    - En cas de déstabilisation profonde du pays, des centaines de milliers de jeunes (les moins de 20 ans représentent la moitié des 42 millions d’Algériens) pourraient tenter de rejoindre la France par tous les moyens, y compris avec des bateaux de fortune, ce qui, à l'évidence, poserait un défi politique majeur au gouvernement français ;

    - D'autant que l’immigration algérienne en France et sa descendance est nombreuse et attentive à ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée;

    - Enfin, la précédente crise politique algérienne à la fin des années 80 a ouvert la voie aux djihadistes qui ont semé la terreur dans le pays pendant une décennie et menacé la France à plusieurs reprises. Autant de perspectives qui évidemment inquiètent Emmanuel Macron au plus haut point. Et, il y en a une autre perspective qui pourrait également être au centre des inquiétudes de la France officielle, et que ne dit pas l’Obs dans son compte rendu, c’est celle de ne pouvoir peser sur le choix du successeur de Bouteflika, s’il venait à se retirer, pour une raison ou une autre, de son poste. L’enjeu est très grand au sein des puissances mondiales de pouvoir influencer le choix des algériens dans leur choix du futur président.

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