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    Marches contre un 5e mandat de Bouteflika, tout se joue dans un hôpital Suisse

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Un raz-de marée, un Tsunami, diront d’autres, dans les rues d’Alger, Oran, Chlef, Bel Abbes…Constantine, Bouira…Annaba, juste après la prière du vendredi 1er mars, pour dire « NON » à un 5e mandat de Bouteflika. Et, pas seulement, car les citoyens traitent le gouvernement de « gangs de voleurs ». « Nous ne voulons plus de la gouvernance des voleurs, nous voulons vivre dans une Algérie libre et démocratique », scandent les manifestants à travers le pays. « Kh’litou lebled ya sarrakine » (vous avez dévasté le pays espèces de voleurs), peut-on encore entendre la foule accuser les gens du pouvoir de voleurs, gouvernement de cocaïne, en raison de l’affaire des 701 kg de la cocaïne, saisie au port d’Oran, et qu’on semble vouloir étouffer en haut lieu, puisque impliquant des responsables de la plus hautes hiérarchie et leurs fils. Les algériens ont défilé en masse pour dire leur ras-le-bol, et faire savoir au gouvernement en entier, pas seulement Bouteflika, de dégager. Game over, le système out, « la li ouhda Khamissa » (non à un 5e mandat de Bouteflika), « Ouyahia Dégage », « FLN Khawana » (FLN traîtres), dans les trois langues, Arabe, Français et Anglais, les algériens ont fait passer le message du changement, sans Bouteflika et son gouvernement. Une revendication qu’on ne croyait pas possible il y a seulement quelques semaines. Mais, la colère qui grondait au sein du peuple a fini par exploser, et au moment où certains ne s’y attendait pas, c’est-à-dire à la veille du dépôt de la candidature  d'Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat le 3 mars devant le Conseil constitutionnel.  Pour le moment, la rue exige le changement et le pouvoir tient à la continuité. Qui cèdera devant l’autre ? Aucune partie ne semble prête à lâcher du leste dans ce face-à-face qui menace de faire éclater le pays. En attendant la date limite de dépôt des dossiers de candidatures pour l’élection présidentielle du 18 avril 2019, le 3 mars, date à laquelle on fera la différence entre le fil blanc et le fil noir, comme le dit si bien un adage du terroir. Notons, que contrairement au calme de la marche du 22 février, celle du 1 er mars a été émaillé par des troubles, dont des tentatives de vols dans une banque et d’envahissement de l’hôtel El Djazaïr. La police a, ainsi, tiré de nombreuses grenades lacrymogènes en fin de journée pour dégager l'entrée du Palais du gouvernement, siège des bureaux du Premier ministre, pour disperser les très nombreux manifestants rassemblés devant le bâtiment. Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont fait 63 blessés parmi les policiers et les manifestants et conduit à l’arrestation de 45 personnes. La manière forte en marche. Pas d’autre alternative pour le pouvoir que de « dégager », comme le crient des centaines de milliers de manifestants, ou user de violence contre les manifestants avec tous les risques de dérapages. Dans toute cette atmosphère qui fait l’actualité nationale et internationale, le chef de l'Etat est hospitalisé depuis dimanche à Genève, officiellement "pour des examens médicaux périodiques" et son retour en Algérie n'a toujours pas été annoncé. Son état de santé serait même problématique, selon des sources helvétiques, qui confirment la présence de Bouteflika dans la division privée des hôpitaux universitaires de Genève (HUG), alors que ses médecins traitants habituels se trouvent à la clinique Genolier, spécialisée en Oncologie et proche de Genève.   

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