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Candidat à sa propre succession : Bouteflika promet une 2e république aux algériens dans moins d’une année

« Je pars, mais pas tout de suite », voilà ce qu’a répondu le président Bouteflika aux manifestants qui ont battu le pavé ces derniers jours à travers tout le pays, et auxquels il dira grosso modo « je vous ai compris ». « Je vous invite instamment à écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire en faisant de l’échéance électorale du 18 avril prochain l’acte de naissance d’une nouvelle république algérienne à laquelle le peuple algérien aspire », a-t-il souligné dans une lettre lue par directeur de campagne à l’issue du dépôt auprès du Conseil constitutionnel de son dossier de candidature à l’élection présidentielle. S'engageant dans ce sens, ce dimanche 3 mars, à organiser, s'il sera réélu le 18 avril prochain, une élection présidentielle anticipée conformément au calendrier arrêté par la conférence nationale indépendante, précisant qu’il ne sera pas candidat à cette élection qui assurera sa succession". Cette décision découle de source du message qu’il a reçu à travers les marches contre le 5e mandat. Marches populaires, du 22 février et du 1er mars, dont le Président Bouteflika "a tenu saluer le civisme » ainsi que "le comportement professionnel exemplaire des différents corps de sécurité". Sans omettre de saluer  également « l’attitude de tous nos concitoyens qui ont réservé l’expression de leur opinion pour le jour du scrutin à travers les urnes ». C’est-à-dire ses partisans, ceux là qui n’ont pas participé à ces marches, et qui ne sont pas sortis dans des marches parallèles en signe de soutien à sa candidature. M. Bouteflika s'est dit "déterminé" en cas de sa réélection à "assumer la responsabilité historique de la concrétisation de l'exigence fondamentale du peuple, c'est-à-dire le changement du système", ajoutant que "dans cet esprit, je prends solennellement devant Dieu, et devant le peuple algérien, plusieurs engagements". Il s'est ainsi engagé à tenir "juste après l’élection présidentielle, d’une conférence nationale inclusive et indépendante pour débattre, élaborer et adopter des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales, devant constituer le socle du nouveau système rénovateur de l’Etat national algérien en harmonie avec les aspirations de notre peuple", de même que "l’élaboration et l’adoption par référendum populaire d’une nouvelle Constitution qui consacrera la naissance de la nouvelle République et du nouveau système algériens". Le chef de l'Etat a en outre évoqué "la mise en œuvre rapide de politiques publiques garantissant une redistribution des richesses nationales plus juste et plus équitable et l’élimination de la marginalisation et de l’exclusion sociales, y compris le phénomène de la Harga, ainsi qu’une mobilisation nationale effective contre toutes les formes de corruption". L'autre engagement pris par le Président consiste en "la prise de mesures concrètes pour faire de tous nos jeunes des acteurs et des bénéficiaires prioritaires dans la vie publique à tous les niveaux et dans toutes les sphères du développement économique et social", ainsi que "la révision de la loi électorale avec notamment la création d’un mécanisme indépendant d’organisation des élections qui aura la responsabilité exclusive de l’organisation des élections". S'exprimant sur sa candidature, il a relevé qu'"il y a quelques jours et en réponse aux sollicitations des citoyens, de la classe politique et de la société civile, dans un esprit d’accomplissement d’un devoir ultime au service de notre pays et de notre peuple, j’ai annoncé ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain", soulignant que l'Algérie "est le plus grand honneur qui m’ait été fait tout au long de ma vie".

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