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    Manœuvre désespérée : Bensalah invite une centaine de personnalités à une rencontre de concertation le 22 avril

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, cherche la solution en contournant le problème que représente sa propre personne dans le poste de premier magistrat du pays. Ayant déjà reçu, jeudi 18 avril, successivement, Abdelaziz Ziari, Abdesselem Belaid et Miloud Brahimi, en tant que personnalités nationales, la présidence a lancé des invitations à une centaine de personnes, parmi eux des responsables politiques, des acteurs du mouvement populaires et des hommes de loi, pour participer à une rencontre de concertation et de dialogue que la présidence va organiser lundi 22 avril, indique un communiqué de la Présidence de la République. Ces rencontres "entrent dans le cadre de la volonté de concertation que prône le chef de l'Etat dans le traitement de la situation politique du pays", précise la même source. Cette initiative, intervenue le 18 avril, une date qui rappelle le rendez-vous de l’élection présidentielle violée par l’ex. président Bouteflika,  donne lieu à deux lectures, puisque rien n’est sincère ni spontanée de la part d’un système en phase de recyclage. Soit le chef de l’état prépare son départ et veut discuter avec les parties concernées des procédures à suivre dans ce sens. C’est ce qui serait probable selon ce que dicterait la sagesse au vu de l’unanimité autour de son départ par ces mêmes personnalités qu’ils invitent à la concertation. Bien sûr, sans tenir compte du fait que cette rencontre a de fortes chances de ne pas se tenir, du moins pas en présence des parties réellement influentes sur la scène politique nationale, qui commencent déjà à décliner cette invitation. Partant de cette considération, on croirait que le système cherche à donner une certaine légitimité, ou reconnaissance implicite, du chef de l’état dans son rôle par quiconque répondrait à son invitation. Pourtant, au lieu de tenter de noyer le mouvement populaire, le chef de l’état serait bien avisé de déposer sa démission sans délai, ni concertation. « Son départ est la solution à la crise, est-il si difficile de le comprendre ? », comme le répète sans se lasser les citoyens, qui en sont à leur neuvième vendredi de manifestation ce 19 avril. On peut également comprendre que le système veut garder un seul ‘B’ (Bensalah) sur les trois ‘B’ restent encore en poste, si l’on se fie aux déclarations d’un ancien du système politique, en l’occurrence Abdelaziz Ziari, ex. ministre et ex. président de l’APN, qui a révélé à la presse à l’issue de sa rencontre avec Bensalah, qu’il a plaidé auprès de ce dernier pour le départ de Bedoui et son gouvernement. Alors que normalement, il devait plaider le départ des 3 ‘B’, y compris le ‘B’ avec lequel il discutait de la situation du pays et de l’élection présidentielle du 4 juillet, rejetée catégoriquement par le peuple en entier.    

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