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    Khaled Nezzar, Benhadid et les risques de division dans les rangs des manifestants

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    La sortie de l’ex. ministre de la défense, Khaled Nezzar, qui semble enfoncer Saïd Bouteflika, en le présentant comme un comploteur contre le peuple et la sécurité de l’état, en voulant notamment instaurer l’état d’urgence ou l’état d’exception et limoger le vice ministre de la défense chef d’état major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, est une lame à double tranchant pour ce dernier. Tout comme l’a fait le général à la retraite Benhadid, qui a voulu mettre dans l’embarras le chef d’état major de l’ANP, Gaid Salah, en l’appelant à aller vers une solution hors cadre Constitutionnel, sans se faire entendre, l’ex. ministre de la défense, Khaled Nezzar, donne la charge en offrant Saïd Bouteflika au chef d’état major de l’ANP, sur un plateau en argent. Car, il ne reste plus, après ce témoignage qu’à coffrer le frère de l’ex. président Abdelaziz Bouteflika. Des attaques qui visent à déstabiliser le chef d’état major, Gaid Salah, surtout lorsqu’on sait pertinemment qu’il existe un deal entre l’état major de l’armée et la famille Bouteflika, et qui a donné lieu à la démission de l’ex. président. Vraisemblablement, des garanties ont été données à l’ex. président lui assurant qu’il sera épargné, lui et sa famille, de toute poursuite judiciaire, et c’est en retournant le couteau dans la plaie qu’on veut faire mal au chef d’état major de l’ANP, Gaid Salah, qui se retrouve désarmé face au « Hirak », du moins une partie, qui exige des comptes de ce côté des Bouteflika, surtout le frère cadet de l’ex. président, en l’occurrence Saïd Bouteflika, dont la tête est revendiquée ces deux derniers vendredis par les manifestants pacifiques. Tout ce qu’on cherche en fait, c’est miner le terrain devant le chef d’état major de l’ANP et le pousser à commettre des fautes, d’une part pour casser la relation forte ou la communion entre l’armée et le peuple et d’autre part pour sortir du cadre Constitutionnel et rompre avec la manifestation pacifique, qui fera désormais face, dans ce cadre hors constitution, aux blindés dans les rues, avec tous les dérapages qu’on pourrait imaginer. Et, surtout, donner l’occasion au système de se régénérer, dire adieu à la transitions démocratique. Sans parler de ces tentatives de faire divisions au sein des manifestants, en jouant sur la fibre identitaire en Kabylie et l’idéologie religieuse notamment. Rien n’est encore joué. Pour le « Hirak », donc, la bataille sera longue et parsemée d’embûches. Plus que jamais, le peuple et l’armée ont besoin de consolider le lien « Djeich Chaab Khawa khawa ».        

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