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    la (tri)panne d'idées

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    18e Rencontre tripartite

    Panne d’idées innovantes

    La 18e tripartite a raté une occasion de se refaire une santé en changeant de style, au moins. Les mêmes acteurs (gouvernement-patronat-Ugta) qui ont pris l’habitude de se rencontrer à chaque rentrée sociale se sont encore retrouvés sans apporter une quelconque nouveauté retouche au décor, mis à part le fait de sortir de la capitale Alger et se réunir à Biskra. On aurait dû inviter à cette 18e rencontre tripartite d’autres acteurs de la scène nationale, des syndicalistes autres que ceux de l’Ugta, des Patrons autres que ceux qu’on a l’habitude de voir et des représentants de la société civile ou des consommateurs. Cela aurait contribué à faire sortir cette réunion de sa routine étouffante. Mais, les choses étant ce qu’elles sont, il faut relever que la rencontre en question a tout juste ressassé ce qui se disait depuis quelques mois, en l’occurrence soutien à la production nationale, et autres blabla. Franchement, cette rencontre qui aurait coûté 1 milliard de centimes, financée par les patrons, n’a pas eu l’impact socioéconomique qu’elle se devait d’atteindre. On aura tout juste appris que le gouvernement a pris une sérieuse option pour supprimer la retraite anticipée. Et il serait bien avisé de le faire parce que, ayant certainement eu vent de cette décision, des milliers de travailleurs tous secteurs confondus ont déposé leurs demandes de départs en retraite. Sait-on jamais qu’on se décide à changer la loi et supprimer la retraite anticipée, s’inquiètent-t-on, et annuler avec le bonus de départ à la retraite, petit pactole de rêve pour beaucoup de salariés. Aussi, on a vu lors de cette rencontre le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, insister encore avec les acteurs du secteur informel les suppliant presque de déposer leur argent dans les banques « en toute confiance » et à déclarer leurs salariés. « Je les encourage vivement à déposer en toute confiance leurs avoirs dans les banques et à déclarer leurs salariés non pas parce qu’ils sont obligés de le faire, mais parce qu’ils y trouveront avantage et pourront investir leurs moyens financiers dans le secteur productif », a déclaré M. Sellal dans son allocution à l’ouverture des travaux de la 18ème réunion de la tripartite. C’est comme si le sort économique du pays dépendait de cet argent « noir », estimé autour de 1000 à 1300 milliards dinars ?! Pour une panne d’idées, c’en est vraiment one, voire ‘‘tri’’…ou est passé le ‘‘two’’ ? C’est tout le reste qui aime autant l’Algérie, grand absent à cette rencontre.

     

     

     

     

     

     

     

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